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Voir la version complète : Châabi


aliouette
30/11/2005, 05h06
BONSOIR A TOUS.

Je trouve qu'il manque un peu de musique châabi dans ce forum, mon idée est d'échanger sur le sujet.

ghanem
30/11/2005, 21h02
Salut aliouette

Oui ça c'est de l'art, le chaabi est de loin la musique et le chant que je préfère.

btp50
30/11/2005, 21h15
Salut aliouette
pas mal la chanson de amar azzahi !
qunlqu'un connait il un chanteur qui s'appelle; "mohamed marocain" des années 50 ?

aliouette
30/11/2005, 23h00
désolé maroc 50 connait pas le chanteur mohamed marocain,que chante-il, châabi ?

aliouette
30/11/2005, 23h02
Un de nos confrères signalait récemment avec pertinence l’absence pesante du cheikh, durant ce mois de Ramadhan, au même titre d’ailleurs que d’autres maîtres. Sans eux, notait-il fort justement, il n’y a pas la saveur d’antan. Ezzahi et la scène, c’est souvent une relation d’attraction, de répulsion, voire d’incompréhension. Cela dure depuis des années, au grand dam de ses admirateurs qui en pâtissent en silence. Ezzahi, comme on le sait, a fait l’impasse sur les sorties publiques. Il est toujours quelque part, mais allez savoir où ? Ne vous avisez surtout pas à aller à sa rencontre, là où il s’est toujours retiré dans le café l’Etoile de la Rampe Vallée. Il ne le fréquente plus, ou rarement, depuis qu’il a eu des ennuis de santé. D’ailleurs, même si d’aventure vous réussissez à le trouver, cela ne vous avancera pas à grand-chose, puisque l’homme est peu loquace, préférant le silence aux feux de la rampe. Le chanteur de chaâbi, le plus populaire et le plus doué de sa génération, est aujourd’hui considéré dans le milieu musical comme une véritable énigme. Complètement retiré du circuit commercial et médiatique depuis quelques années, Amar Ezzahi laisse ses nombreux admirateurs sur leur faim. Sans doute, décèlera-t-on, ce trait de caractère dans l’une de ses premières chansons. « Ô lune, je n’ai pas besoin que tu te poses dans mes bras Je n’ai pas besoin que les étoiles me gratifient d’une danse nadawia » Une complainte comme il en a tant chanté.
Seul avec sa solitude
C’est que l’homme a horreur des mondanités et du superflu. Modeste, simple et généreux, il a fait du chaâbi sa raison de vivre. Sa renommée, il la doit à son immense talent qu’il met à la disposition des humbles gens comme lui. S’il refuse de se produire devant le grand public, il trouve en revanche un immense plaisir dans les réunions familiales intimes, car, dit-il, « chanter devant un petit parterre d’amis et de connaissances vaut toutes les sensations du monde ». Amar Ezzahi, de son vrai nom Amar Aït Zaï, n’a pas beaucoup d’enregistrements, sa seule cassette remonte à l’année 1982 sous le titre Ya rab el ibad. Ses admirateurs sont obligés de puiser dans des enregistrements personnels, à partir des fêtes familiales que Amar a animées dans les années 1970 ou dans des disques 33 et 45 tours qu’il a enregistrés.Ya djanel leshab et Ya El adra sont deux titres phares qui le propulseront parmi les meilleurs chanteurs de sa génération. Abderahmane Kobbi en est un, qui a débuté pratiquement à la même période que Amar. Il en garde un souvenir vivace. « Amar est à mes yeux un grand chanteur qui a énormément apporté à la musique algérienne, particulièrement au chaâbi. Il l’a enrichi et rendu plus populaire. J’ai d’excellents rapports avec lui. On se rencontre souvent dans des concerts ou en privé. C’est un ami avant d’être un musicien, dont j’apprécie le style et la manière d’interpréter les qacidate ». Interprète type du « blues » algérois, Amar puise sa force dans l’improvisation. Il peut changer de mode avec une facilité déconcertante. Orphelin de mère et de père, Ezzahi a longtemps vécu avec sa seule tante. Celle-ci est décédée il y a quelques années, créant un vide dans la vie de Amar qui a ainsi retrouvé très vite cette solitude qu’il l’a toujours poursuivie et qui a fait de lui un être presque introverti. Le chaâbi, ce compagon inséparable, l’a-t-il sauvé et soulagé ? Probablement. Car Amar a quitté si vite l’enfance. Au contact de la musique, il sut qu’il avait trouvé ce qu’il cherchait, un moyen d’exprimer ses émotions, un univers à découvrir qui le protégerait de tout. De la peur, de la solitude, de la tristesse. Jeune donc, il vouait une grande admiration à Boudjemaâ El Ankis, qu’il a d’ailleurs imité à ses débuts. L’élève et le maître se sont par la suite côtoyés, appréciés. El Ankis ne tarit pas d’éloges sur son cadet. « Amar est un artiste que j’estime beaucoup. C’est un frère pour moi et le meilleur interprète que je préfère écouter. Son travail est bien fait. Dieu l’a doté d’une très belle voix. C’est un perfectionniste dans l’âme, mais qui reste très modeste malgré son talent inestimable », reconnaît aujourd’hui le grand maître du chaâbi qui a animé plusieurs fêtes et mariages aux côtés d’Ezzahi. « Quand je lui parle et le conseille sur telle ou telle chose, il m’écoute attentivement. Dans ce cadre, je lui ai demandé à maintes reprises d’enregistrer ses concerts et d’accorder des entretiens à la presse pour que ses œuvres soient plus connues ainsi que son héritage par les générations futures, mais il a toujours refusé de le faire. Allez savoir pourquoi ? Lorsqu’on essaie de s’expliquer cette attitude et cette fuite des projecteurs, il nous dit qu’il veut rester discret et que c’est un secret. » Amimar a toujours été du côté des humbles, des « zaouali » comme il se définit lui-même. Il a ainsi animé sans compter des fêtes gratuitement pour les petites gens aux revenus modestes.
Ses fans le réclament
C’est sans doute parce qu’il est l’un des leurs, que Amar s’est paré de cette popularité que nul ne peut lui contester. Il l’a arrachée par son talent bien sûr, mais aussi par son acharnement à atteindre l’objectif qu’il s’était fixé. Il savait que pour entrer dans les univers musicaux si variés, il lui fallait des clefs et que seul un travail de tous les instants pouvait les lui donner. Amar a bossé durement en solo. Un peu perdu, il se laissait bercer par la musique de la mémoire. De ces instants magiques qui remontent à loin, Hadj El Ankis en garde encore des moment forts. « Il y a environ 40 ans, le cheikh Kebaili Mohamed a circoncis son fils. Il m’a invité pour lui animer la fête à notre Dame d’Afrique avec Omar Mekraza. Pendant le dîner, on m’a informé qu’un jeune allait chanter pour la première fois. C’était Amar Ezzahi que le grand public ne connaissait pas. Il a commencé par imiter ma voix. Je lui ai donné mon mandole pour chanter. C’était notre première rencontre, et le courant était bien passé entre nous. A le voir chanter avec un timbre de voix assez singulier, je savais qu’il allait percer dans le domaine artistique », avait prédit le disciple d’El Anka. C’est que le petit Amar a fait du chemin pour appartenir désormais à la lignée des grands maîtres qui se disputent l’héritage musical d’El Anka. D’ailleurs avec El Ankis et El Hachemi Guerrouabi, il reste l’un des derniers monuments du chaâbi. Mais Ammar, à l’inverse de ses collègues, n’aime pas la publicité sur sa personne. Il a ainsi une sainte horreur des salons officiels, préférant la discrétion aux paillettes des usines à rêves. Il pense que la presse n’a pas de raison à s’intéresser à lui. Ainsi, il refuse les interviews. Pour la petite histoire, un de nos confrères, enfant de son quartier, décida de lui consacrer un entretien. Cela se passait au milieu des années 1980. Notre confrère, sûr de lui, pensait revenir avec des exclusivités. Mal lui en pris, il fut éconduit poliment et prié d’aller voir ailleurs, « du côté de la télévision où les apprentis sorciers sont légion ». Justement à propos de la petite lucarne, les rapports entre Ezzahi et les responsables de l’Unique ont été tout le temps exécrables, fruit d’un énorme malentendu toujours d’actualité. Pourtant, la TV a intérêt à inviter Ezzahi ne serait-ce que pour gonfler son audimat, car le chanteur est le seul, compte tenu de sa popularité, capable de remplir aujourd’hui le stade du 5 Juillet avec ses 80 000 spectateurs. C’est un phénomène de société qui n’a pas d’égal. Ses distances avec le public et la presse ne sont pas synonymes d’une quelconque animosité. Ses proches s’en défendent. « Amar est un homme de cœur qui aime tout le monde, notamment les gens pauvres avec lesquels il partage ses sentiments et parfois tout ce qu’il possède. Ezzahi est un artiste très sensible, s’il refuse de communiquer avec la presse, ce n’est pas par susceptibilité, mais parce qu’il est convaincu qu’il n’a rien qui puisse justifier la médiatisation. »
Maître du blues algérois
Son dernier concert remonte à presque une décennie, lorsqu’il avait fait un tabac à la salle Ibn Khaldoun. Il avait signé son grand retour après une longue éclipse. Depuis, il s’est retiré jusqu’à ce que les enfants de son quartier lui organisent, au crépuscule de ce siècle, une fête en son honneur pour célébrer ses 59 ans. C’est avec son mandole qu’il s’exécuta et chanta avec les tripes les meilleurs morceaux du richissime patrimoine culturel algérois entre autres Youm el djamaâ et Djari ya djari. En 2002, le chanteur sera hospitalisé en urgence à l’hôpital de Baïnem pour une hyperglycémie. Il se rétablira, alors que l’ENTV - décidément son mauvais génie - l’avait annoncé dans un coma profond, ce qui avait mis ses fans dans tous leurs états. « C’est honteux pour la télévision de dire pareilles choses alors que Ammar Ezzahi est conscient et reprend progressivement ses forces », ont-il tempêté après le faux scoop de l’Unique. Aujourd’hui, Ezzahi a délibérément choisi une voie marginale qui prive le chaâbi d’une incontestable valeur, qu’il serait regrettable de perdre. Mais comment le sortir de sa solitude et l’entraîner dans la folle ambiance du « heddi », lui le houaoui, le zaouali... Pour Boudjemaâ El Ankis, ce n’est pas faute d’avoir essayé « Pendant les concerts qu’on animait ensemble, il y a toujours eu cette formidable ambiance qui s’est transformée en nostalgie. Avec un seul orchestre, on faisait un carton. Amar est humain, profondément humain. Il animait des fêtes de mariage, parfois gratuitement et il ajoutait même parfois de sa poche des cadeaux pour les futurs mariés. Beaucoup de jeunes tentent de l’imiter, mais ils n’arriveront jamais à l’égaler, car il est unique dans toute l’acception du terme. »

aliouette
30/11/2005, 23h36
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Amar Ezahi (né en 1941). - Brillant auteur et interprète de Chaâbi.
De son vrai nom Amar Aït Zaï, Ezzahi est né le 1er janvier 1941 à Ain El Hammam (Tizi-Ouzou). C'est en écoutant Boudjemaâ El Ankis, dans les années 60, qu'il aima le chaâbi. En 1963, il rencontre cheikh Lahlou et Mohamed Brahimi dit cheikh Kebaili qui l'encouragent, lui remettent d'anciennes qacidate tout en lui donnant des conseils sur le rythme avec lequel ses textes étaient chantés. Autodidacte, il apprendra le chaabi sur le tas. Il aura la chance d'avoir, dans son orchestre, durant quinze ans, un musicien de talent qui lui a transmis plusieurs qacidate; il s'agit de cheikh Kaddour Bachtobdji avec lequel il a commence à travailler en 1964.
Son premier enregistrement date de 1968, Ya djahel leshab et Ya el adraâ furent les deux premières chansons de son premier 45t. La musique et les paroles étaient de Mahboub Bati. En 1971, il enregistre trois 45t et en 1976, deux 33t. II compte trois chansons à la radio et quatre autres à la télévision. Son unique cassette Ya rab El I bad sort en 1982. Modeste, réservé, se confiant rarement, fréquentant souvent le café ''El Kawakib", Amar Ezzahi, l'un des plus brillants interprètes du chaabi des années 70, disparaît pratiquement de la scène artistique à partir de 80 et n'est présent que lors des fêtes familiales. Il réapparaît le 10 février 1987 dans un récital à la salle Ibn Khaldoun à Alger pour s'effacer à nouveau

aliouette
07/12/2005, 08h15
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EL ANKIS Boudjemaâ (né en 1927) - Maître du Chaâbi.
Né le 17 Juin 1927 à Alger, 1 ère Impasse du Palmier, Bir-Djebbah à la Casbah, au sein d'une famille pauvre et nombreuse. Mohamed Boudjemaâ est originaire du village Ait Arhouna, commune de Tigzirt-sur-Mer. Son père était coursier et magasinier chez le parfumeur Lorenzy.Le jeune Mohamed, inscrit a l'école Brahim Fatah, obtient son certificat d'études primaires en 1939 a l'âge de onze ans et commence a travailler chez son oncle Hassaîne Boudjemaâ, propriétaire d'une crémerie, avant de rejoindre Sid Ahmed Serri, un autre mélomane au greffe de la cour d'Alger.
De 1939 à 1945, Mohamed Boudjemaâqui rêve déjà de devenirEl Ankis - El Anka était d'ailleurs originaire d'un village voisin de celui du jeune chanteur - s'essaie à la mandoline puis a la guitare, tout en écoutant et en enregistrant les grands maîtres.
Mais il a fallu attendre 1957 pour qu'il s'initie à l'arabe aidé par un oncle paternel.
Grâce aux leçons de Chouiter et de Mohamed Kébaili, dont la troupe travaillait sous l'égide du PPA à la fin des années 30, il fera la connaissance d'artistes tels que cheikh Said El Meddah, aussi prestigieux à l'époque que Mustapha Nador.
En 1942, l'apprenti qu'il était exécutera, pour la première fois en public, à l'occasion d'un mariage, Ala Rssoul El Hadi Salli Ya Achiq.
Dans une troupe créée en 1945, Boudjemaâ évolue entre El Anka et Mrizek, les deux monstres sacrés de l'époque.
Il débute avec un répertoire de mdih comprenant essentiellement les qacidate Chouf li Ouyoubek ya Rassi, Ya Ighafel, Ya Khalek lachia, Zaoubna fi H'mak et El Baz, des poètes Ben Mssayeb, Ben Sahla, Bentriki, Benkhlouf, Kaddour El Allaoui et Driss El Amir.
Toutefois, une part importante du répertoire d'El Ankis lui fut transmise au début de la Seconde Guerre mondiale par Cheikh Said El Meddah, son voisin à notre Dame d'Afrique.
Grisé par le succès, il se met a faire un travail personnel d'arrangement musical et, au milieu des années 50, il se lance dans la chansonnette.
Tal al Djaffa, El Kawi, Goulou lichahlat ayyani sont les principaux titres de cette expérience qui tourna court du fait que la maison Philips dont le directeur artistique était Boualem Titiche, lui refuse ses ouvres. Découragé, il décide de ne plus chanter, casse son mandole et s'engage comme gardien d'un HLM à la cite Climat de France. C'est aussi la guerre de libération qui commence. Il ne fut pas épargné parce qu'il sera arrêté et torturé, à deux reprises par les services spécialisés de l'armée coloniale, en 1957 et en 1960.
Sa sortie de prison coïncide avec une reprise avec Part mais plus celui de la chansonnette.
Djana El Intissar dont il est l'auteur des paroles et de la musique évoquant les manifestations du 11 décembre 1961 est un hymne à l'indépendance. La jeunesse algérienne explose après tant d'années de servitude et recherche le rythme. Pour la cibler, Boudjemaâ El Ankis fait appel à Mahboub Bati et des 1963, la "guerre" éclate: au lieu et place du chaâbi dur et pur, lourd et difficile à comprendre, le duo ressuscite la chansonnette.
Le marché et les ondes sont bombardés d'une soixantaine de tubes à succès dans la veine des Tchaourou 'Alia, Rah El Ghali Rah, Ah ya Intiyya.
Le secret de la réussite; des mots simples, du rythme et des thèmes qui traitent des préoccupations des jeunes. Le créneau sera exploité par des chanteurs plus jeunes tels que Amar Ezzahi, Guerouabi, Hassen Said et El Achab, mais le genre - la chansonnette- connaîtra son summum en 1970 et amorça son déclin a partir des années 80.
Grâce à l'instruction, aux progrès de l'arabisation, le chaâbi classique reprend le dessus et El Ankis abandonne la chansonnette et renoue avec la qaca'id .
Son répertoire compte plus de trois cents chansons allant du medh et du Tajwid au djed en passant par la chansonnette.

absente
07/12/2005, 10h27
tu as touché une corde sensible de ma personne: le châabi et plus particulièrement EZZAHI que j'idolâtre et que j'adule,
J'ai toujours été fan de ce grand maître de la chanson populaire et ce, depuis ma plus tendre enfance (j'ai assisté à plusieurs soirées familiales qu'il animait très souvent dans des douirates de notre chère Casbah: que de bons souvenirs)
Ammimar est un homme d'une grande valeur, discret, timide, simple, généreux, et comme on dit "oulid familia", très respectueux (je parle en connaissance de cause) bref: un HOMME au sens le plus large et le plus digne du nom. Un HOMME admirable
Ammimar, je te souhaite une très, très longue vie

Merci Aliouette pour l'avoir cité (au fait, pour ton information, le café de l'Etoile n'existe plus: c'est devenu une boulangerie)

N'oublie pas aussi feu Omar Mekraza (du même quartier que Ezzahi) un grand du châabi

Un grand respect également pour El Hachemi Guerrouabi et El Ankis

aliouette
08/12/2005, 05h01
Bonsoir, TIN-HINAN16
Merci pour l'info. j'ai été élevé dans le coin, j'allais à l'école CHABIBA au primaire et puis j'ai sauter à côté au lycée OKBA et j'ai jouer au foot fi droudj elycée, aprés chaque match nous savourions une grosse bouteille de hamoud boualen chaqu'un au café el Kawakeb (l'étoile).
Je vais te raconter une anecdote alors que j'avais 9 ans, ma cousine été follement amoureuse de Amar, un jour je me suis présenter au café avec une lettre écrite par ma cousine destinée à Ezzahi, je lui ai remis la lettre en main propre et puis j'ai rejoint ma cousine qui m'attendais pas loin de Sidi Abderrahmane.
Et surtout il fallait pas le dire à personne, j'ai garder le secret pendant 20. ans.

absente
08/12/2005, 07h18
sais-tu, je connais très bien Chabiba et le Lycée Okba, bhrit marengo, droudj el lycée, djamaâ lihoud, deuxième, la cité beaumarchais (face à Sidi Abderahmane), bref je suis surprise de te savoir de ce si beau quartier
bonne journée

aliouette
08/12/2005, 13h05
Bonjour Bent Houmti,
je garde de trés beau souvenir de ce que à été mon enfance, j'ai grandi au NELSON, Rue Eugène Robe atuellement rue Mustapha Allouche, j'ai toujours cette image du bassin de poissons multi-colors de djninet marengo, j'ai fait ma prématernel à la crêche à lintérieur même du jardin Marengo et oui la belle époque, je pourrai raconter des heures et des heures, mais là il est 8H02 et il faut que j'aille travailler, à plus.
voiçi une récente photo de Amar Ezzahi qui date de cet été :
http://img205.imageshack.us/img205/120/8k7qbr4ar.jpg

aliouette
09/12/2005, 05h36
EL ANKIS Boudjemaâ (né en 1927) - Maître du Chaâbi.
Né le 17 Juin 1927 à Alger, 1 ère Impasse du Palmier, Bir-Djebbah à la Casbah, au sein d'une famille pauvre et nombreuse. Mohamed Boudjemaâ est originaire du village Ait Arhouna, commune de Tigzirt-sur-Mer. Son père était coursier et magasinier chez le parfumeur Lorenzy.Le jeune Mohamed, inscrit a l'école Brahim Fatah, obtient son certificat d'études primaires en 1939 a l'âge de onze ans et commence a travailler chez son oncle Hassaîne Boudjemaâ, propriétaire d'une crémerie, avant de rejoindre Sid Ahmed Serri, un autre mélomane au greffe de la cour d'Alger.
De 1939 à 1945, Mohamed Boudjemaâqui rêve déjà de devenirEl Ankis - El Anka était d'ailleurs originaire d'un village voisin de celui du jeune chanteur - s'essaie à la mandoline puis a la guitare, tout en écoutant et en enregistrant les grands maîtres.
Mais il a fallu attendre 1957 pour qu'il s'initie à l'arabe aidé par un oncle paternel.
Grâce aux leçons de Chouiter et de Mohamed Kébaili, dont la troupe travaillait sous l'égide du PPA à la fin des années 30, il fera la connaissance d'artistes tels que cheikh Said El Meddah, aussi prestigieux à l'époque que Mustapha Nador.
En 1942, l'apprenti qu'il était exécutera, pour la première fois en public, à l'occasion d'un mariage, Ala Rssoul El Hadi Salli Ya Achiq.
Dans une troupe créée en 1945, Boudjemaâ évolue entre El Anka et Mrizek, les deux monstres sacrés de l'époque.
Il débute avec un répertoire de mdih comprenant essentiellement les qacidate Chouf li Ouyoubek ya Rassi, Ya Ighafel, Ya Khalek lachia, Zaoubna fi H'mak et El Baz, des poètes Ben Mssayeb, Ben Sahla, Bentriki, Benkhlouf, Kaddour El Allaoui et Driss El Amir.
Toutefois, une part importante du répertoire d'El Ankis lui fut transmise au début de la Seconde Guerre mondiale par Cheikh Said El Meddah, son voisin à notre Dame d'Afrique.
Grisé par le succès, il se met a faire un travail personnel d'arrangement musical et, au milieu des années 50, il se lance dans la chansonnette.
Tal al Djaffa, El Kawi, Goulou lichahlat ayyani sont les principaux titres de cette expérience qui tourna court du fait que la maison Philips dont le directeur artistique était Boualem Titiche, lui refuse ses ouvres. Découragé, il décide de ne plus chanter, casse son mandole et s'engage comme gardien d'un HLM à la cite Climat de France. C'est aussi la guerre de libération qui commence. Il ne fut pas épargné parce qu'il sera arrêté et torturé, à deux reprises par les services spécialisés de l'armée coloniale, en 1957 et en 1960.
Sa sortie de prison coïncide avec une reprise avec Part mais plus celui de la chansonnette.
Djana El Intissar dont il est l'auteur des paroles et de la musique évoquant les manifestations du 11 décembre 1961 est un hymne à l'indépendance. La jeunesse algérienne explose après tant d'années de servitude et recherche le rythme. Pour la cibler, Boudjemaâ El Ankis fait appel à Mahboub Bati et des 1963, la "guerre" éclate: au lieu et place du chaâbi dur et pur, lourd et difficile à comprendre, le duo ressuscite la chansonnette.
Le marché et les ondes sont bombardés d'une soixantaine de tubes à succès dans la veine des Tchaourou 'Alia, Rah El Ghali Rah, Ah ya Intiyya.
Le secret de la réussite; des mots simples, du rythme et des thèmes qui traitent des préoccupations des jeunes. Le créneau sera exploité par des chanteurs plus jeunes tels que Amar Ezzahi, Guerouabi, Hassen Said et El Achab, mais le genre - la chansonnette- connaîtra son summum en 1970 et amorça son déclin a partir des années 80.
Grâce à l'instruction, aux progrès de l'arabisation, le chaâbi classique reprend le dessus et El Ankis abandonne la chansonnette et renoue avec la qaca'id .
Son répertoire compte plus de trois cents chansons allant du medh et du Tajwid au djed en passant par la chansonnette.

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aliouette
09/12/2005, 06h04
Wâalach ya kebdi wlidi, écrite par ammi Mohamed (EL ANKIS) pour son fils El-Hadi (triste histoire familiale) une qassida trés touchante, surtout pour une mère ou père de famille.

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