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Voir la version complète : Moyen-Orient: une épidémie de sida lourde en conséquences économiques


zek
01/12/2005, 19h15
Bonsoir, comme je l'avais dit sur un autre post, l'investisseur etranger prend en compte l'etat sanitaire d'un pays ansi que d'autres criteres, est-ce pour cela que l'Afrique est mis sur la touche ?
D'apres la banque mondiale le sida peut reduire la croissance de 1.5 %.

La Banque mondiale a mis en garde contre les conséquences économiques d'une épidémie de sida dans la région du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord (Mena) où les dirigeants sont encore trop lents à répondre à cette menace, selon un rapport publié mardi par la Banque mondiale.

Selon les calculs de la Banque mondiale, la propagation d'une épidémie de sida pourrait réduire la croissance économique de cette région de 1,5% par an sur la période 2000-2025, si rien n'est entrepris à titre préventif.

"Au total, cela pourrait se traduire d'ici 2025 par une perte de 35% de la production calculée en valeur du PIB actuel", note la Banque mondiale.

Toujours selon les chiffres cités par la BM, on estime à 0,2% le nombre d'adultes atteints par le VIH/sida dans la région Mena, soit environ 230.000 personnes. "Ce niveau est relativement faible comparé à ceux de l'Afrique, d'Asie du sud et centrale et des régions Caraïbes", a noté Ayo Akala, auteur d'une stratégie pour la prévention et la lutte contre le sida dans cette région.

"Mais notre stratégie met en garde devant le fait qu'une prévalence faible ne signifie pas forcément un risque faible", a-t-il ajouté.

Selon lui, les gouvernements de cette région se sont surtout préoccupés des réponses médicales de base face au sida, comme la sécurité de l'approvisionnement sanguin, les tests obligatoires et les traitements aux personnes malades.

En revanche, le rapport souligne l'absence de stratégie nationale et surtout de campagnes de surveillance et d'informations auprès des populations à risque.

Aussi la Banque mondiale a-t-elle lancé mardi une stratégie régionale pour aider les pays de cette région à mettre au point des plans nationaux de lutte contre le sida.

Cette région, qui compte 20 pays allant de l'Algérie à Djibouti et du Maroc à l'Iran, a enregistré officiellement 67.000 nouveaux cas de sida cette année, et le nombre de décès dus à ce virus est passé de 55.000 en 2003 à 58.000 pour les dix premiers mois de 2005, selon les chiffres d'Onusida.

Par rapport aux années 1990, le nombre total de décès liés au sida dans cette région est près de six fois plus important, note encore la Banque mondiale.

"Les bons programmes de prévention sont bien moins coûteux que les coûts engendrés par une épidémie", a souligné Bachir Souhlal, spécialiste du sida à la BM.

Il a invité les pays de cette région à redoubler sans attendre leurs efforts de prévention d'autant plus que la propagation du VIH est favorisée par la migration, la guerre et la récession économique entre autres facteurs ayant un impact sur la stabilité sociale.

Concrètement, la Banque mondiale a octroyé 350.000 dollars au Liban cette année pour le renforcement de ses systèmes de surveillance et d'évaluation de l'ampleur de la maladie dans le cadre de l'adoption d'un plan d'action national.

Au Yemen, la Banque mondiale finance à hauteur de 2 millions de dollars un projet de réforme du système de Santé incluant une composante prévention du sida.

A Djibouti, l'un des pays les plus durement frappé dans la région, la BM a approuvé en 2003 un don de 12 millions de dollars pour la mise en place de plans nationaux de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose.
http://www.agefi.ch/Quotidien_en_ligne/News/index.php?newsID=114768

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