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DZone
14/06/2009, 22h43
Par AFP

L'Algérie a décidé d'importer un million de tonnes de ciment pour faire face « à la grande spéculation » sur le marché national, a déclaré dimanche à Blida le ministre de
l'Industrie et de la promotion de l'investissement, Hamid Temmar.

Le marché algérien du ciment connaît de fréquentes pénuries accompagnées de hausses importantes du prix, sous l'effet d'une demande très forte en provenance des nombreux chantiers de BTP et d'hydraulique. L'Algérie a lancé en 2005 un plan quinquennal d'un montant de 150 milliards de dollars pour développer et moderniser ses infrastructures de base et construire un million de logements.

En outre, M. Temmar a indiqué que le gouvernement a décidé de plafonner les prix du ciment et les marges des différents intervenants sur le marché national du ciment à travers l'élaboration d'un décret qui sera publié prochainement au Journal officiel, selon la même source.

Les cimenteries publiques ont décidé d'investir 780 millions de dollars entre 2008 et 2012 pour porter leur capacité à 17,6 millions de tonnes par an contre 11,6 millions de tonnes actuellement. Le groupe égyptien Asec, qui avait racheté 35% de la cimenterie publique de Zahana (Ouest), a décidé de construire une nouvelle cimenterie de 3 millions de tonnes à Djelfa qui sera fonctionnelle en 2011. Deux autres cimenteries devraient être réalisées par le groupe pétrolier public Sonatrach à Relizane et Bechar. Le groupe français Lafarge, présent en Algérie, via trois cimenteries a produit en 2008, 7,5 millions de tonnes de ciment. Il a obtenu l'accord du gouvernement pour construire une nouvelle cimenterie près de Constantine, mais le projet n'a pas encore démarré.

La production algérienne de ciment qui était de 14 millions de tonnes en 2007 a atteint 18 millions de tonnes en 2008, selon les chiffres officiels.

DZone
14/06/2009, 22h44
SOS des opérateurs de Béjaïa

«Le secteur du BTPH subit actuellement une énième crise spéculative sur les prix des matériaux de construction. Après la crise du rond à béton, c’est celle du ciment qui ronge et déstabilise le secteur aujourd’hui.»
C’est ce qu’a tenu à déplorer la section nationale du BTPH de Béjaïa dans une lettre adressée au ministre de l’Habitat le 9 juin sur la situation du secteur et la spéculation à grande échelle qui touche les prix des matériaux de construction.

La section a fait savoir au ministre que beaucoup de chantiers sont à l’arrêt à cause de la pénurie de ciment sur le marché officiel alors qu’il est disponible sur le marché parallèle à 600 DA le sac, soit 1 200 DA le quintal. «Notre organisation a de tout temps et à chaque occasion dénoncé ces pratiques spéculatives en interpellant les pouvoirs publics à s’impliquer directement pour mettre fin à ses pratiques illégales et immorales», notent les rédacteurs de la correspondance qui tirent la sonnette d’alarme tout en rappelant le courrier n° 020 du 10/06/2008 sur le même sujet.

Et de rappeler au ministre son engagement, lors d’une réunion en 2008, en faveur de la mise en place d’un dispositif devant contrôler et réguler le marché du ciment et maintenir les prix à 320 DA le sac et de faire observer que l’avancement du plan quinquennal à hauteur de 80 % devrait provoquer le contraire sur le prix de ce matériau puisque la première conséquence est que la demande est en baisse.

La section de M. Louiba demande expressément au ministre de «mettre en œuvre tous les moyens nécessaires pour contrôler et réguler le marché de ce matériau qui est un élément stratégique dans la construction».

Jeune Indépendant

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