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Voir la version complète : L’Etat au secours de Sonelgaz


Thirga.ounevdhou
16/06/2009, 20h26
A moins que l’Etat veuille remettre la main à la poche, Sonelgaz, Société nationale de l’électricité et du gaz, sera dans l’incapacité de rembourser ses emprunts, dont l’échéancier rapproché se présente à partir de 2009/2010, et même d’assurer ses investissements.

Ceci est le message qu’a tenu à transmettre le P-DG du groupe Sonelgaz, M. Noureddine Bouterfa, aux pouvoirs publics, à l’occasion de la présentation du bilan consolidé du groupe public pour l’exercice 2008. M. Bouterfa a longuement insisté sur la nécessité de trouver une solution pour pérenniser l’équilibre financier du groupe.

De l’aveu de son premier responsable, «Sonelgaz a rencontré des difficultés depuis le gel de l’augmentation des tarifs de l’électricité en 2006, pour assurer le financement de son programme d’investissement».

Sur les 204 milliards DA investis en 2008, les revenus de Sonelgaz n’ont pas dépassé les 140 milliards de dinars. «On ne peut pas continuer à investir des sommes colossales, et récolter des sommes en deçà des chiffres investis» assène M. Bouterfa.

Devant cette situation critique de l’un des fleurons de l’économie nationale, le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, a affirmé qu’un accord capital est à l’étude au niveau du gouvernement pour prendre des mesures urgentes et efficaces afin d’augmenter le capitale de la société.
En effet, l’option de l’augmentation des tarifs a été écartée par les pouvoirs publics pour des raisons typiquement sociales.

Ainsi, l’Etat apportera un soutien financier à Sonelgaz par un apport en capital. Le P-DG du groupe Sonelgaz dira que pour rembourser sa dette, soit l’entreprise augmente ses tarifs, soit l’Etat met la main à la poche. «Si l’Etat veut faire du social, à travers son refus d’augmenter les tarifs de consommation de l’énergie, il doit mettre la main à la poche pour éviter à l’entreprise une situation de crise».

En effet, Sonelgaz a lancé un deuxième emprunt obligataire de 32 milliards DA et a reçus un crédit de 75 millions DA de la part des Banques publiques. Par ailleurs, malgré le déséquilibre existant entre les investissements et les résultats, qui est dû essentiellement au gel des tarifs, M. Bouterfa a estimé que «les décision d’investissement ont permis d’améliorer la qualité de service et d’assurer l’équilibre des systèmes électriques et gazier et de garantir l’approvisionnement du client en énergie.»
A ce titre, la dynamique d’investissement a concerné toutes les zones géographiques, notamment le Sud algérien et ce, grâce à l’implantation de nouveau groupes notamment diesel à Beni Abbes, El Golea, Tindouf et Illizi.

Il est à noter qu’en 2008 le groupe a mobilisé près de 110 milliards DA en crédits bancaires afin de maintenir la dynamique de développement et rendre la gestion des systèmes électriques et gaziers moins contraignante.

D’ailleurs, le niveau d’investissement a atteint, en 2008, plus de 205 milliards DA. 56 milliards DA engagés pour consolider le réseau de transport de l’électricité et 67,5 milliards DA consacrés pour le parc de production.

Par ailleurs, la production d’électricité est en hausse de 8,2%. L’augmentation de la production de SPE a atteint, quant à elle, 3,9% par rapport à 2007. S’agissant de la consommation, le bulletin montre la hausse de la consommation globale de gaz naturel de 7,5% avec, toutefois, une hausse de 3,5% pour SPE, et 24% pour les producteurs indépendant, par rapport à l’année 2007. La consommation du combustible, quant à lui, représente 23,5% de la consommation globale.

L’exercice 2008 a connu aussi un accroissement de 232 789 clients basse tension et 1 556 pour la moyenne tension, soit un taux d’accroissement de 9,1% et 10,7% respectivement. En effet, les dépenses d’investissement ont triplé en cinq années, passant de 62 milliards DA en 2003, à plus de 205 milliards DA en 2008.

Mais la contradiction c’est que le volume des investissements n’a pas cessé d’augmenter, le résultat net, en l’absence d’augmentation des tarifs, a chuté année après année pour atteindre en 2008 à peine 1,7 millions DA.

S’agissant de l’analyse des comptes de charge, le bulletin fait remarquer la poursuite de la forte augmentation des achats d’énergie (+14%) générée par les achats d’électricité aux producteurs tiers (+22%), les achats de gaz à Sonatrach (+6%). pour l’analyse des comptes de l’actif, et l’augmentation des investissements nets de 24% générée par les investissements nets en service (+59.6 Mds DA), les investissements en cours (+77.7 Mds DA), avec une forte augmentation des créances nettes de 125% en raison de la participation aux sociétés de projets SKT et SKD.

D’autre part, le précompte TVA qui est de 62,8 Mds est en augmentation de 26% par rapport à 2007. Concernant les comptes du passif, les fonds propres augmentent de 10% en raison des subventions de l’Etat (+25%) et des subventions des clients (+6%).

A ce propos, l’endettement globale augmente de 50%, la variation la plus importante ayant été constatée au niveau des dettes d’investissement qui augmentent de 41% en raison de la mobilisation de nouveaux crédits, dont l’emprunt obligataire de 30 Mds DA (+50%) et les emprunts bancaires estimés à 75,6 Mds DA. Enfin, les dettes envers les sociétés apparentées sont de l’ordre de 40,3 Mds DA.

La promotion des énergies renouvelables en ligne de mire Il est certain que la récession économique mondiale a changé la donne mondiale en seulement quelques jours.
En Algérie, les autorités publiques accordent beaucoup d’importance à la problématique d’approvisionnement en énergie, tant les enjeux économique et sociaux sont grands.

Dans cette optique, le P-DG de Sonelgaz estime qu’«il est primordiale de reconstituer l’engineering et le génie local afin de rester le maître de ses choix énergétique.»
En outre, l’optimisation des ressources en matière de l’énergie renouvelable se fera à travers la maîtrise de la technologie dans le renouvelable.
A cet effet, le groupe Sonelgaz a décidé d’engager un programme en matière d’énergies renouvelables en mettant chaque année en service, à partir de 2014, plus de 4 MW de solaire photovoltaïque.

Pour Bouterfa sans un système d’information performant et maîtrisé, la création, dès le mois de janvier de l’année en cours, d’une filiale qui aura en charge d’offrir dans un horizon de 5 à 7 ans des systèmes d’information de type ERP (Entreprise Ressource Planning), est apparue comme une nécessité. En dépit des difficultés d’autofinancement, Sonelgaz prévoit d’investir 210 milliards de dinars (DA) rien qu’en 2009, dont 125 milliards de DA dans la production et le transport de l’électricité, soit une hausse de 23% par rapport à 2008.

Dans cette optique, le groupe Sonelgaz assure actuellement la maîtrise d’œuvre de plus de 600 de ces projets. Il devra d’ailleurs réussir dans des délais très courts la mise en service de plus de 6 500 MW en moyens de production d’électricité.

En parallèle les ingénieurs de Sonelgaz font le suivi de réalisation d’environ 100 postes de transformation THT/HT, alors que plus de 4 500 km de lignes THT et HT sont en chantier auxquelles il faut ajouter 4 500 km de réseau de télécommunication. En matière de canalisations de gaz, 9 400 km de transport et de réseau de distribution publique du gaz sont actuellement en chantier.

S’agissant de la question de délestage, M. Bouterfa a souligné que l’Algérie «va s’éloigner assurément du spectre des délestages avec la mise en service de la dorsale électrique de 400 kV reliant Wilaya d’El Tarf à l’Espagne via le Maroc et l’entrée en production des nouvelles centrales tout au long du 2e semestre de l’année en cours.»
En matière de programmes publics d’électrification et de distribution de gaz naturel, il est prévu pour cette année un investissement de 37,5 milliards de DA pour la réalisation de près de 3 000 km de lignes électriques et 5 400 km de canalisations gaz.

Selon M. Bouterfa, l’année 2009 devra atteindre un nombre jamais égalé de mises en service de nouveaux réseaux de distribution publics du gaz ; soit plus de 200 contre une moyenne de 80 ces dernières années. Cependant, une quinzaine de centrales électriques de Sonelgaz et d’autres producteurs entreront en production entre 2009 et 2015.

- Le Maghreb

DZone
17/06/2009, 16h26
ALGER - Le groupe public algérien d'électricité et du gaz Sonelgaz compte investir plus de deux milliards d'euros en 2009 notamment dans la production et le transport de l'électricité, a déclaré lundi son PDG, Nourredine Bouterfa.

"En dépit des difficultés d'autofinancement, nous prévoyons d'investir 210 milliards de dinars (2,1 milliards d'euros) rien qu'en 2009 dont 125 milliards de dinars en production et transport de l'électricité, soit une hausse de 23% par rapport à 2008", a déclaré M. Bouterfa lors de la présentation du bilan de Sonelgaz et cité par l'agence APS.

M. Bouterfa a indiqué que 37,5 milliards de dinars (375 millions d'euros) d'investissements sont prévus en 2009 pour réaliser près de 3.000 km de lignes électriques et 5.400 km de canalisations de gaz.

En outre, Sonelgaz compte investir dans les énergies renouvelables, notamment le solaire, en mettant chaque année en service à partir de 2014 plus de 4 MW de solaire photovoltaïque, a ajouté M. Bouterfa.

Sonelgaz ambitionne de devenir "un acteur majeur dans le développement du solaire industriel et semi-industriel en Algérie et dans la région du Maghreb", a-t-il dit.

Le groupe public prévoit des investissements de l'ordre de 30 milliards d'euros entre 2009 et 2019 pour augmenter ses capacités de production d'électricité et de distribution de gaz naturel, selon M. Bouterfa.

Le parc de production d'électricité de Sonelgaz devrait atteindre en 2019 une puissance de 11.800 MW pour le réseau interconnecté national et 500 MW pour les réseaux isolés du sud, a-t-il dit.

© AFP

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