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Voir la version complète : Michelin s'apprêterait à supprimer 1.500 emplois en France


Thirga.ounevdhou
16/06/2009, 21h08
Le groupe de pneumatiques Michelin, basé à Clermont-Ferrand, s'apprête à supprimer 1.500 emplois en France, selon le quotidien Le Monde (http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/06/16/michelin-va-supprimer-plus-de-1-500-emplois-en-france_1207236_3234.html), qui ne cite pas de source, dans son édition datée de mercredi. La direction de Michelin a indiqué que les chiffres et les sites visés par Le Monde étaient "inexacts", affirmant vouloir attendre une rencontre avec les syndicats mercredi, avant un comité central d'entreprise (CCE) prévu le 24 juin.

Selon Le Monde , deux sites de production seraient plus particulièrement visés par ces suppressions d'emplois : La Roche-sur-Yon en Vendée (camionnettes, poids lourds) et Roanne dans la Loire (haut de gamme).

Interrogé par la presse sur des suppressions d'emplois massives attendues chez Michelin, le secrétaire d'État à l'emploi Laurent Wauquiez a déclaré mardi matin : "On vient d'apprendre la nouvelle. Donc, on va essayer de regarder ça, de voir clairement avec les équipes de Michelin les postes auxquels ils ont pensé, les territoires qui sont touchés et comment, surtout, on peut travailler au reclassement." À la question de savoir s'il connaissait le nombre exact de postes concernés, Laurent Wauquiez a répondu : "Non, pour l'instant. On vient d'avoir les premiers éléments et on attend d'avoir de plus amples informations." Un délégué CFDT, Alain Couderc, a déclaré mardi matin que plusieurs rumeurs circulaient, "certaines allant jusqu'à 3.000 suppressions d'emplois", mais que rien n'était "confirmé". Michelin, qui a continué en mai à réduire sa production afin de diminuer ses stocks jugés "trop élevés", avait promis qu'il n'y aurait pas de plan social en France, en dépit de la crise dans l'automobile qui frappe le groupe de plein fouet.

Chômage partiel depuis 2008

Syndicats et direction ont négocié ces derniers mois un accord de méthode, dans l'hypothèse de restructurations, et un projet d'accord a été remis aux syndicats, mais aucun ne l'a signé lundi, selon la direction.

Ce projet évoque le "contenu d'un plan de sauvegarde de l'emploi dans le cas d'une réorganisation qui conduirait à des licenciements économiques". Il détaille également des mesures d'accompagnement de mobilité interne et externe (formation, aide à la recherche de logement, soutien à la construction d'un nouveau projet...).

Le groupe a mis en place depuis fin 2008 des mesures de chômage partiel dans la plupart de ses sites et a demandé au personnel de prendre des jours de RTT ou de congés payés, notamment à Clermont-Ferrand où travaillent 11.800 salariés.

- Le point

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