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ayoub7
28/06/2009, 07h36
Problématique du transfert de technologie en Algérie (III)

Dans ce cadre, comment ne pas rappeler que le nombre de chercheurs par habitant est de 236 en Algérie, 540 en Tunisie et 2 000 aux USA, la norme internationale, selon l’Unesco, étant de 600, que la mensualité d’un professeur et maître de conférences en fin de carrière est, environ, d’un tiers de celles de ses collègues marocain et tunisien, avec les nouvelles augmentations de 2008 (moins du un tiers par rapport au salaire d’un simple député ou sénateur) et 80% de ce montant en retraite, sans compter les conditions de travail, bien plus meilleures et, surtout, la considération (statut de l’élite au niveau de la société, en Algérie, dévalorisé). Nous ne parlerons pas de celui des enseignants du primaire et secondaire, encore plus dérisoire. Quant au budget de la recherche par rapport au PIB il est, selon l’Unesco, pour 2006 de 0,36% alors qu’il est de 1% pour la moyenne Afrique, 2% pour les pays asiatiques et 3 à 4% pour les pays occidentaux. Comment, alors, vouloir faire revenir les cadres à l’étranger qui sont attentifs au sort de leurs collègues au niveau local En ce qui concerne le système de santé, inclus également dans le calcul de l’indice, le rapport du CNES fait une analyse globale quantitative, loin des réalités, en ignorant des aspects qualitatifs fondamentaux. Bien qu’existent des compétences avérées (mais, le professeur de médecine a-t-il un réel pouvoir ?) la gestion du système de santé est défectueuse, bon nombre d’algériens prenant en charge souvent médicaments, couvertures et nourriture). Paradoxalement, certains, à faibles revenus, se dirigent vers des cliniques privées, n’ayant pas de relations de clientèle. En bref, à la lumière de toutes les expériences mondiales, il ne peut y avoir aucun développement durable sans la revalorisation de l’élite du pays dont les bienfaits sur toute société ne peuvent se faire sentir qu’à moyen et long terme, loin des indicateurs économiques de court terme. A ce titre, il faudrait séparer nettement la sphère économique de l’administration et des services collectifs (relevant des outils de la rationalisation des choix budgétaires et non des indicateurs classiques de productivité, valables uniquement pour l’entreprise), soumis certes à des logiques à la fois différentes mais complémentaires, le but étant de maximiser la fonction du bien être collectif de la population algérienne, le nouveau statut du fonctionnaire rentrant dans le cadre du nouveau rôle de l’Etat en économie de marché. Comment ne pas rappeler que les grands économistes classiques ont montré que le fondement de la création de plus- value est le travail et l’intelligence, que la masse salariale dans le PIB dans les pays développés fluctue entre 45/60%, au niveau du Maroc et de la Tunisie le ratio dépasse 30%, contre environ 20% en Algérie, pour 2005, contre plus de 28% en 1991. Aussi, le passage à l’économie de marché, qui s’est traduit par l’ouverture du marché algérien aux produits et investissements étrangers, avec l’avènement de la société de l’information (le monde étant devenu une maison de verre, avec la révolution des télécommunications - Internet et de l’économie de la connaissance impose à l’économie algérienne (État et entreprises) une surveillance active de son environnement national et international .

Le changement perpétuel de cadre juridique ne bloque t-il pas le transfert de technologie en Algérie ?

D’une manière générale, selon les textes en vigueur, les entreprises économiques publiques algériennes sont des sociétés commerciales dans lesquelles l'Etat, ou tout autre personne morale de droit public, détient, directement ou indirectement, la majorité du capital social, le patrimoine est cessible, aliénable, conformément aux règles de droit commun, et la création, l'organisation et le fonctionnement obéissent aux formes propres aux sociétés de capitaux prévues par le code de commerce. Mais, dans la pratique, existent souvent des interférences politiques. De cette situation il est utile de rappeler que, de l'indépendance politique, à nos jours, l'économie algérienne a connu différentes formes d'organisation des entreprises publiques. Avant 1965, la forme d'autogestion était privilégiée ; de 1965 à 1980, nous avons de grandes sociétés nationales et, de 1980 à 1988, nous assistons à une première restructuration découpant les grandes sociétés nationales. Comme conséquence de la crise de 1986 qui a vu le cours du pétrole s'effondrer, des réformes timides sont entamées en 1988 : l'Etat crée 8 Fonds de participation, qui étaient chargés de gérer les portefeuilles de l'Etat. Comme conséquence de la cessation de paiement en 1994 (avec le rééchelonnement), en 1996 l 'Etat crée 11 holdings, en plus des 5 régionaux, avec un Conseil national des privatisations ; en 2000, nous assistons à leur fusion en 5 mega holdings et la suppression du Conseil national des privatisations ; en 2001, nouvelle organisation et l'on crée 28 sociétés de gestion des participations de l'Etat (SGP), en plus des grandes entreprises considérées comme stratégiques, et en 2004 ces SGP sont regroupées en 11 et 4 régionaux. Lors de différents conseils de gouvernements tenus durant toute l'année 2007, une nouvelle organisation est proposée par le ministère de la Promotion de l'investissement ( les deux grandes sociétés d’hydrocarbures Sonatrach et Sonelgaz, régies par des lois spécifiques, n’étant pas concernées), articulée autour de quatre grands segments : des sociétés de développement économique, qui relèvent de la gestion exclusive de l’Etat gestionnaire ; des sociétés de promotion et de développement, en favorisant le partenariat avec le secteur privé international et national ; des sociétés de participation de l’Etat appelées à être privatisées à terme et, enfin, une société chargée de la liquidation des entreprises structurellement déficitaires. Courant février 2008 cette proposition d'organisation, qui n'a pas fait l'unanimité au sein du gouvernement, et certainement au niveau de différentes sphères du pouvoir, est abandonnée et une commission, dont les résultats ne sont pas connus, à ce jour, est créée pour déterminer la future organisation du secteur public économique, la ventilation des différentes Sociétés de participations de l’Etat (SGP) qui relèveraient, soit de la tutelle de chaque ministère ou du ministère de l’Investissement, ce qui suppose de revoir sa dénomination puisqu’un décret gouvernemental ne peut remplacer un décret présidentiel. Ces changements d’organisation périodiques démobilisent les cadres du secteur économique public, et même les investisseurs locaux et étrangers, montrant clairement la dominance de la démarche administrative et bureaucratique au détriment de la démarche opérationnelle économique, assistant à un gaspillage des ressources financières et à un renforcement de la dynamique rentière, et bloquant tout transfert de technologie. Car le blocage essentiel de l’investissement, local et étranger, est le terrorisme bureaucratique, qui se nourrit du manque de visibilité et de cohérence dans la réforme globale.
(A suivre)


28-06-2009
Dr Abderrahmane Mebtoul

Alryib3
28/06/2009, 08h59
Dans ce cadre, comment ne pas rappeler que le nombre de chercheurs par habitant est de 236 en Algérie, 540 en Tunisie et 2 000 aux USA

J'ai arrette de lire apres cette phrase. Il parle de la recherche sans etre capable d'utiliser des unites de mesures correctement. Comment pourrait il y avoir 236 chercheurs par habitant ??!! Il ne se relit pas avant d'envoyer ca a l'imprimerie?

taurus
28/06/2009, 12h16
hihihi je pense qu'il fallait mettre 236 chercheurs POUR un habitant :mrgreen: masi je croit aussi que c'est correct !!!! non ???

Alryib3
28/06/2009, 12h35
taurus, comment tu peux avoir 236 chercheurs pour un habitant??! Si tu a 30 millions d'habitants en Algerie, ca veut dire que tu a 7 milliards de chercheurs. C'est du n'importe quoi.

Ca doit etre 236 chercheurs pour mille, ou cent milles ou un million d'habitants, va savoir: l'auteur (eminent expert :lol:) n'est pas fichu d'enoncer l'unite de mesure correctement..

transit
28/06/2009, 13h44
Problématique du transfert de technologie en Algérie (III)

Vu le titre et que la technologie existe déjà ce n'est pas de chercheurs
donc on a besoin mais 236 agents secrets par habitant :mrgreen:

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