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Voir la version complète : L'émiratie EIIC veut faire de l'Algérie son centre d'investissement en Afrique


mendz
30/06/2009, 02h57
La société émiratie compte s’engager durablement dans le pays

Le parc Dounya permettra de créer 25 000 emplois au cours de sa construction et 8 000 durant la phase exploitation.

La société émiratie EIIC vient de se doter d’un siège ultramoderne à Alger. Un signe que l’entreprise veut s’engager durablement en Algérie. Elle attend aujourd’hui les dernières autorisations pour lancer ses grands projets. Parmi ses chantiers phare, le parc Dounya. Une fois obtenu le dernier feu vert, EIIC va commencer les terrassements, a-t-on appris auprès de son directeur général le docteur Nassar Camille. “On attend l’accord final du Conseil national de l’investissement. Les terrassements, c’est pour très bientôt. En attendant, on est en train d’aménager de la verdure tout au long de l’espace, on commence à reboiser.

Le master plan devrait prêt avant le Ramadhan”, assure-t-il. D’un coût de 5 milliards de dollars, d’une superficie de 800 hectares, dont 80% d’espaces verts, Dounya est conçu, selon EIIC, pour être le plus grand parc urbain au monde. Des groupes européens et américains s’intéressent à sa réalisation. Le futur poumon de la capitale emploiera 25 000 travailleurs au cours de sa construction et 8 000 salariés fixes durant la phase exploitation En guise de rappel, “le parc Dounya comprendra des jardins botaniques, des prairies et vergers constitués de pelouses, de fleurs, un club house intégrant des installations sportives (centre équestre, terrains de sport, piscines), un complexe commercial regroupant des hypermarchés, galeries, restaurants ainsi qu’un complexe de cinémas, une école internationale, un complexe hospitalier de 255 lits, des centres résidentiels”, Selon EIIC, c’est le projet le plus ambitieux de la société en Afrique du Nord. En un mot, le parc Dounya sera dans cinq six ans le nouveau grand pôle de loisirs de la capitale.

Autre projet géant : une ferme laitière, la plus grande en Afrique, qui sera implantée à Tiaret. D’un coût entre 150 à 250 millions d’euros, elle comprendra 24 000 têtes. Le financement est prêt. EIIC compte importer du Canada des génisses des plus productives au monde. Là également, la société émiratie attend les dernières autorisations. En particulier le feu vert du ministère de l’Agriculture pour la concession de 10 000 hectares nécessaires au projet. Cette ferme produira 100 millions de litres de lait cru par an.

Concernant l’immobilier, EIIC programme la réalisation d’un hôtel à Moretti sur la côte ouest algéroise. La société émiratie attend la décision du Conseil national de l’investissement pour commencer les travaux. L’étude du projet sera finalisée incessamment. Sur la baie d’Oran, sur une superficie de 300 hectares, EIIC prévoit la réalisation de villas et de bureaux, ainsi q’un monument important dédié à la musique. Ce projet est sur le point d’être présenté aux autorités.

Dans le secteur de l’industrie, EIIC compte investir 6 milliards de dollars dans la réalisation d’un village d’aluminium, c’est-à-dire une zone comprenant fonderie et unités de transformation du produit. Le projet créera 14 000 emplois L’ةtat doit choisir entre Mubadala-Dubal, le consortium émirati partenaire de Sonatrach dans la réalisation d’un complexe d’aluminium à Béni-Saf, et EIIC. En clair, de deux projets d’aluminium en partenariat retenus initialement, les pouvoirs publics ont opté aujourd’hui pour un seul projet. Le Conseil national de l’investissement doit trancher incessamment. Il choisira, en d’autres termes, entre les deux candidats. “Nous ne voulons pas entrer en concurrence avec le consortium Mubadala-Dubal, quitte à se retirer du projet”, a ajouté le Dr Nassar Camille.

La société émiratie compte réaliser également une câblerie électrique à Bouira, d’une capacité de production annuelle de 7 000 tonnes d’aluminium et de 45 000 tonnes de cuivre. Le montant de l’investissement est estimé entre 60 à 70 millions de dollars. “Le projet est au stade des terrassements”, indique le DG d’EIIC Algérie.

Dans le secteur des finances, EIIC compte comme projet l’implantation d’une banque commerciale en Algérie : Abou Dhabi International Bank. Cette dernière attend l’autorisation de la Banque d’Algérie pour exercer dans le pays. Son capital de départ serait autour de 11 milliards de dinars.
Au chapitre climat des affaires, “les procédures administratives sont comme dans tous les pays du monde. Je m’en plains pas”, observe le Dr Nassar Camille. Quant au choix de l’Algérie, “les relations entre les deux pays sont historiques. L’Algérie connaît une croissance forte. Ce sera le centre de nos investissements en Afrique. Nous allons piloter nos investissements sur le continent depuis l’Algérie. C’est un pays fenêtre pour l’investissement”, explique-t-il

ہ noter que EIIC, Emirates International Investment Company, fait partie de National Holding, la maison mère. Il s’agit d’un holding parmi les plus importants aux ةmirats. Ses investissements se concentrent dans l’industrie, le commerce, l’immobilier et les finances. Il est présent en ةgypte, en Jordanie, en Libye, en France, en Grande-Bretagne, aux îles Maurice et en Roumanie. Il détient des actions du groupe français Vivendi. Enfin, “EIIC a pour objectif d’investir particulièrement dans les potentiels de croissance de la zone Mena et en Afrique”.

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