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jawzia
30/06/2009, 16h55
Sucre : +70% en six mois ! Jusqu'où ira-t-il ?
par Isabelle Mouilleseaux
Mardi 30 juin 2009

Le sucre m'impressionne Rien ne semble pouvoir l'arrêter.

Début mai, Nicolas Rémy et moi-même écrivions chacun un article sur le sucre dans l'Edito. Le cours du sucre cotait alors autour de 15 cents la livre.

"J'attends une continuation de la progression vers la cible intermédiaire des 15,6 cents puis celle des 16 cents en extension, soit le précédent point haut atteint en juillet 2008. Le franchissement de ce niveau permettrait alors de rallier le niveau des 17 cents", nous disait Nicolas dans Signal Matières & Devises.

+70% en six mois !
Une semaine plus tard, je rédigeais à mon tour un article de fond sur le sucre...

Et je situais mon premier objectif à 16,50 cents la livre, "à savoir le retracement de Fibonacci de 61,8% de l'intégralité de la baisse intervenue entre 2006 et 2008".

La semaine dernière, le sucre a pulvérisé tous nos objectifs : les 16 cents d'abord, les 17 cents aussitôt dans la foulée. Une envolée aussi soudaine que spectaculaire.

Hier soir, le cours affichait 17,90 cents... +70% en six mois ! Un point haut de trois ans.

Nous frisons les 18 cents ; très loin des 10,60 cents de décembre.

Demande en hausse
Je ne vais pas tout détailler à nouveau aujourd'hui.

Ayez juste en mémoire que la tendance de fond de la demande est haussière. L'organisation internationale du sucre s'attend pour 2009 à une hausse de la demande mondiale de +2,4%.

Le repli du dollar est un facteur de hausse supplémentaire, les échanges internationaux étant libellés en dollars. Les pays importateurs profitent de tout repli du billet vert pour acheter à bon compte. Or il a glissé à nouveau jusqu'à 1,41 $ pour un euro.

Offre en berne
Parallèlement, l'offre a du mal à suivre. Au niveau mondial, l'ISO s'attend pour 2009 à une baisse de l'offre mondiale de -3,8%. Les productions brésilienne et indienne (les deux premiers producteurs mondiaux) sont attendues en repli sensible cette année.

A noter aussi que l'envolée du prix des engrais et des pesticides ne favorise pas l'amélioration des rendements, ce qui pèse sur l'offre.

Le marché bascule ; le déficit s'installe
Conséquence de la baisse de l'offre et de la hausse de la demande : le marché jusqu'ici excédentaire deviendrait cette année déficitaire.

Selon l'ISO, le déficit de sucre devrait atteindre d'ici septembre 2010 les 4,5 millions de tonnes, sachant qu'on anticipe pour cette année un déficit de 7,8 millions de tonnes.

L'envolée du brut a mis le feu aux poudres
Vous savez à quel point les softs sont aujourd'hui corrélés au cours du pétrole. Avec le sucre, on fait du biocarburant : l'éthanol. Au Brésil, 90% des voitures roulent à l'éthanol.

Or actuellement, 45% de la production brésilienne de sucre -- ce pays est le premier producteur mondial -- est destinée à l'alimentation, 55% à l'éthanol !

En quelques semaines, le rebond du cours du pétrole de 38 $ à 73 $ le baril WTI a propulsé le sucre à la hausse. Car plus le prix du brut grimpe, plus la demande de la filière éthanol croît, et plus il est intéressant pour les producteurs de sucre de vendre leur production à la filière éthanol plutôt qu'alimentaire.

Cette "ponction" de la filière éthanol pèse lourdement au-dessus des marchés internationaux du sucre...

L'Inde, carte maîtresse sur le marché du sucre
L'Inde est avec le Brésil le plus gros producteur de sucre au monde. Le pays est aussi le plus important consommateur de sucre de la planète. Jusqu'à très récemment, le pays était exportateur net de sucre.

Mais le voilà soudainement devenu importateur net de quelque deux millions de tonnes. Ce qui déséquilibre fondamentalement le marché du sucre.

En effet, sa production de sucre est cette année attendue en chute de 44% par rapport à l'an dernier.

Or l'an dernier déjà, la production avait chuté de 20% pour cause de sécheresse.
Pour doper sa production de sucre, le gouvernement indien va accroître de 33% le prix d'achat du sucre de canne payé aux agriculteurs. Mais cela ne suffira pas...

La météo s'invite intempestivement dans la partie
L'envolée du cours de ces derniers jours est liée à la mousson ! Elle serait plus faible qu'attendue en Inde cette année, ce qui pourrait nuire un peu plus encore aux rendements, donc réduire davantage encore le niveau de production de sucre attendu.

Sachant que le premier consommateur mondial de sucre est déjà contraint d'importer substantiellement, nul doute que ce scénario augmentera le déficit mondial de sucre déjà prévu cette année.

Que nous dit le graphique ?
Début mai, j'écrivais : "si vous regardez le graphique, vous voyez que la solide résistance (en rouge sur le graphe ci-dessous) qui se situait autour des 14,50 cents, et testée par deux fois sans succès en 2008, vient de voler en éclats. Au moment même d'ailleurs où le brut cassait sa résistance des 55 cents !

Voilà qui constitue à mon avis un signal positif plaidant pour une poursuite de la hausse dans les semaines qui viennent."

http://www.edito-matieres-premieres.fr/images/contenu/090630_sucre_2.gif

Jusqu'où peut aller le sucre maintenant ?
Le prochain objectif se situe dans la zone des 18,30 cents. Cette zone correspond à une ancienne résistance et au retracement de Fibonacci de 76,4% de l'intégralité de la baisse intervenue entre janvier 2006 et avril 2007.

En extension, on visera le seuil psychologique des 20 cents.


Du côté des indicateurs techniques, la situation est mitigée. Le RSI se trouve en zone de surachat. Le MACD, en territoire positif, est repassé au-dessus de sa ligne de signal.

Voilà pourquoi j'attendrais un pull back pour me positionner. Un retour sur le niveau support de 16 cents constituerait une bonne fenêtre d'entrée.

Pihman
30/06/2009, 17h04
VIVE LE MESSOUSS


le sucre n'est pas une denrée de 1ère nécessité

sauf pour les patisseries:mrgreen:

Zakia
30/06/2009, 17h15
Est-il encore besoin de pointer cette monstrueuse stupidité que le biocarburant???

le sucre n'est pas une denrée de 1ère nécessité

Tu devrais en consommer plus, le cerveau ne se nourrit que de glucose. Ca t'évitera une perle ou deux...:mrgreen:

Pihman
30/06/2009, 21h46
Zakia a Zakia

le glucose pour mon cerveau je le trouve dans les ceréales, les fruits, les patates, et bien d'autres aliments

se passer du sucre n'entamme en rien mon intélligence, et preserve mes dents


tu sais la cellulose est principalement constitué de Glucose c'est une chaine de molécules de glucose

Si je suis ton raisonnment , je devrai de conseiller d'en consommer davantage pour améliorer l'intélligence

PS: le cellulose on la trouve dans les foins, le son, et la paille

Zakia
30/06/2009, 21h58
Le sucre est une denrée de première necessité.


Et ce n'est pas moi qui le dit ;) C'est, entre autres, l'UNICEF.


PS: le cellulose on la trouve dans les foins, le son, et la paille


Tu aurais dû commencer par là, je comprends mieux maintenant :lol:

PS : on en trouve aussi dans les fruits et les légumes. C'est un peu plus digeste. Je dis ça...je n'ai rien dit :mrgreen:

noubat
30/06/2009, 22h58
le sucre c'est mauvais pour la santé,

il y en a assez dans les céréales, le jus d'orange, la pastèque................( des sucres lents, rapides...........)

jawzia
30/06/2009, 23h01
VIVE LE MESSOUSS
Je ne sais pas ce qu'il en est au Maroc mais en Algérie "Massous" veut dire ; Sans sel.

Pour ce qui est du glucose, je vois mal un marocain sucrer son thé ... au foin !;)

Zakia
30/06/2009, 23h04
Pour ce qui est du glucose, je vois mal un marocain sucrer son thé ... au foin !


Ca ne rentrera pas dans la théière. Pour ce qui est du nokhal par contre...:mrgreen:

Le prolétaire
30/06/2009, 23h15
JAWZIA

MEssous veut aussi dire sans Sel

en faite on parle quasiment la meme langue fait meme pas demander la traduction :mrgreen:

Sauf que vous avez l'accent marseillais :mrgreen: et nous de paris lol

Geass
01/07/2009, 00h22
Massous c'est sans sucre ou sans sel au Maroc :)
Sinon il faut consommer du sucre mais pas trop. On a tendance à en abuser.

Pihman
01/07/2009, 08h52
La question qui devrais être posé est:
Est ce que l'on peut vivre convenablment sans consommer de sucre (saccharose)?

La réponse est OUI

le sucre (saccharose) n'apporte que le glucose (et le fructose un autre sucre) qui sont utilisé pour apporter l'énérgie
ce glucose peut être apporté parfaitement et totalement par le glucose (sous forme d'amylose ou amidon) contenu dans les pomme de terre, les céréales et les légumineuses ainsi que certain fruits

l'essentiel du sucre que consomme un maghrébin est dans son thè à la menthe

le thé a été apporté par les anglais au 17 ème siècle
et ec n'est qu'au 20 qu'il est devenu un produit de grande consommation
avant c'est un delice reservé aux gens riches ou du moins aux grandes occasions

le sucre est un produit de grande consommation mais il n'est pas un produit de grande nécéssité (peut être politiquement mais certainement pas nutritionnellement)

zmigri
01/07/2009, 09h03
Pour ce qui est du glucose, je vois mal un marocain sucrer son thé ... au foin !
boire du thé avec des dattes, comme les gens du sud, c'est mieux que le sucre importé!
Sinon l'homme de cromagnon n'avait pas besoin de consommer le sucre en l'etat, la nature etait bien généreuse en fruits, baies et céréales... il fallait juste les cueilir à la main.

Zakia
01/07/2009, 09h10
Scientifiquement, tu as raison.

Mais ce n'est pas le sujet du thread.

Le sucre est une matière première et à l'instar de bon nombre d'entre elles, a connu une envolée des prix.

Globalement, la hausse se tient si on en réfère aux fondamentaux : à savoir offre inférieure à la demande. Cela dit, des projections parlent d'un déficit de l'offre 2009/2010 inférieur à celui de 2008/2009.

Geass
01/07/2009, 13h04
Ca veut surtout dire qu'on doit planter de la betterave et de la canne à sucre.

Pihman
01/07/2009, 21h16
on doit surtout reduire de moitiéé le nombre de morceaux de sucre dans nos tasses de café et nos théières

une grande partie des sucres consommé est aussi consummé via les sodas

Soda
thé
café
patisseries
Confiseries
etc

tous cela c'est superflux

cela n'a rien a voir avec les céreales et les matières grasses ainsi que les sources de protéines (viandes et oeufs, laits etc)

Nos gouvernements ont pendant des decennies commis l'erreur de subventionner le sucre au detriments des sources de protéines

renforcant ainsi le deséquilibre de notre nutrition et notre dépendance vis à vis de l'etranger

jawzia
01/07/2009, 22h36
Ca veut surtout dire qu'on doit planter de la betterave et de la canne à sucre.
C'est des cultures gourmandes en une denrée rare : l'eau.

Pour les pays maghrébins, importer du sucre roux (matière première) et procéder à son raffinage est bien plus judicieux et réaliste.

Geass
01/07/2009, 23h19
C'est des cultures gourmandes en une denrée rare : l'eau.

Pour les pays maghrébins, importer du sucre roux (matière première) et procéder à son raffinage est bien plus judicieux et réaliste.

On a trois ans de réserves d'eau dans les barrages au Maroc. Investir une année en plantant des champs de betteraves (qui demandent moins d'eau que la canne tout de même) génèrerait suffisamment de bénéfice avec les cours actuels pour passer à quelque chose de plus sain sur le long termes avec des sousous dans la poche.

jawzia
01/07/2009, 23h26
On a trois ans de réserves d'eau dans les barrages au Maroc. Investir une année en plantant des champs de betteraves ...
Pourquoi pas des plantations de riz pendant qu'on y est !

Geass
01/07/2009, 23h29
Le riz rapporte moins, et on en consomme moins :)
Au Maroc on produit déjà pas mal de betteraves et cannes à sucres, ça n'a rien d'extraordinaire Jawzia.
Je ne parle pas de l'Algérie je ne sais pas comment vous gérez votre agriculture.

jawzia
01/07/2009, 23h38
Je ne parle pas de l'Algérie je ne sais pas comment vous gérez votre agriculture.
Nous n'avons pas encore eu l'idée géniale de planter (pour une année voire même deux) des betteraves et cannes à sucre, installer des usines pour extraire le sucre roux, le raffiner, le vendre et ... tourner vers d'autres cultures l'année d'après..

Investir une année en plantant des champs de betteraves (qui demandent moins d'eau que la canne tout de même) génèrerait suffisamment de bénéfice avec les cours actuels pour passer à quelque chose de plus sain

Geass
01/07/2009, 23h42
Pour expliciter ce que je veux dire, car on semble ne pas l'avoir compris. Qu'il fallait tout simplement étendre les surfaces cultivés de betteraves et de cannes à sucres sur une année (ça existe déjà mais on peut planter des surfaces supplémentaires sur un an). La capacité de transformation elle existe déjà, du moins au Maroc.

L'année suivante et en fonction de la pluviométrie on peut revenir à ce qu'on plantait avant, ou des cultures qui ne nécessitent pas beaucoup d'eau. Ou même financer avec le surplus généré la plantation d'oliviers.

Est-il si difficile de comprendre quelque chose d'aussi simple?

Geass
01/07/2009, 23h46
Le chiffre d'affaires du groupe Cosumar, le premier producteur de sucre au Maroc, a atteint 5,462 milliards de DH (MMDH) en 2007, soit une hausse de 6,9% par rapport à l'année précédente, a indiqué lundi à Casablanca le président du groupe, M. Mohamed Fikrat.


Lors de la présentation des résultats 2007 du groupe, M. Fikrat a attribué la progression du chiffre d'affaires de Cosumar à l'augmentation des volumes des ventes des produits sucriers et à la revalorisation du prix d'acquisition des plantes sucrières de 40 à 65 DH/tonne pour la betterave et de 15 à 30 DH/tonne pour la canne.

Il a également réitéré l'engagement du groupe à poursuivre sa croissance en modernisant son outil de production, tout en améliorant sa compétitivité, accompagnant le développement de l'amont agricole et continuant de miser sur la qualité de ses produits.

L'année 2007 a été marquée par l'amélioration des activités de raffinage et des sucreries dans les régions de Doukkala, Tadla, Gharb, Loukkous et Moulouya, a tenu à préciser M. Fikrat, faisant état de la rationalisation de la consommation de l'eau et de la maîtrise de l'énergie, en plus de la hausse des surfaces plantées en canne à sucre et de l'amélioration du rendement des surfaces semées.

Selon M. Fikrat, l'année précédente a également connu la naissance de la Fédération Interprofessionnelle Marocaine du Sucre (FIMASUCRE) et l'élaboration d'un contrat programme pour l'accroissement de la compétitivité de la filière sucrière, la sécurisation de l'accès à l'eau et l'appui à la recherche et au développement.

S'agissant des perspectives pour l'année 2008, le président du groupe s'attend à une campagne agricole dans "des conditions satisfaisantes" favorisant la consolidation de l'activité sucrière et s'engage à £uvrer pour le développement de la micro-irrigation, l'accroissement de la superficie à récolter et la mise à niveau de l'outil de production pour la modernisation de la filière.

Le groupe Cosumar est devenu l'unique opérateur industriel sucrier national en 2005 après l'acquisition des quatre sociétés sucrières nationales, au terme d'un processus de privatisation conduit par l'Etat.

Filiale du groupe ONA, Cosumar s'engage à poursuivre le développement de l'ensemble de la filière sucrière et la mise à niveau de l'amont agricole, au bénéfice des 80.000 familles qui vivent de la production betteravière et cannière.

Le groupe, qui compte 11 sites industriels, produit depuis 2006 plus d'un million de tonnes de sucre. 45% des besoins nationaux sont couverts par la production issue du traitement des plantes sucrières, alors que le raffinage de sucre brut importé comble 55% des besoins restants.


MAP

On a de la marge :)
Au passage on fait dans le riz aussi :)

zmigri
02/07/2009, 17h18
Nous n'avons pas encore eu l'idée géniale de planter (pour une année voire même deux) des betteraves et cannes à sucre, installer des usines pour extraire le sucre roux, le raffiner, le vendre et ... tourner vers d'autres cultures l'année d'après..

du temps de boumediene on cultivait la betterave sucrière dans les plaines du chélif, il était plus rentable pour un pays qui disposait de petrodollars d'acheter directement la matière première et la transformer.
Par contre la canne à sucre est à rejeter, elle est gourmande en eau.

Pihman
02/07/2009, 21h29
Dans le gharb au nord de Rabat, il y avait pas mal de riz de cultivé mais l'accord de libre echange avec l'egypte à mis l'activité à plat

sur ce crénaux on n'a pas pesé lourd face aux pharaon:mrgreen:

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