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DZone
04/07/2009, 01h08
L’Etat va augmenter les capitaux ou racheter les dettes des entreprises publiques

Après tant d’années de délaissement, le secteur public marchand est en passe de bénéficier d’un soutien financier conséquent de la part de l’Etat, le propriétaire. Il s’agit, selon le premier argentier du pays, M. Karim Djoudi d’«augmenter les capitaux ou de racheter les dettes des entreprises publiques».

Le ministre, qui répondait à une question en marge d’une session plénière du Conseil de la Nation, jeudi dernier, a précisé que «la plupart des entreprises concernées activent dans les transports aérien et ferroviaire et dans l’agriculture». Il ajoutera que «toutes ces entreprises qui seront touchées par ce programme jouissent de grandes potentialités et d’un poids certain sur le marché national».

Rappelons que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales a signé il y a quelques jours plusieurs contrats avec plusieurs entreprises publiques, pour un montant dépassant les 40 milliards de dinars. La Société nationale des véhicules industriels (SNVI) est la première entité économique à avoir bénéficié de cette décision, très attendue par les responsables de ces entreprises. Le contrat passé avec la SNVI, (Sonacome), porte sur la fourniture de 2 870 camions de nettoiement, d’hygiène et de salubrité destinés à la collecte des ordures ménagères au niveau des communes et l’achat de 300 minicars. Bien que les collectivités locales soient un client régulier de ce fleuron de l’industrie nationale, il ne faut pas perdre de vue les avantages que va procurer une telle décision à la SNVI. Cette entité, en effet, croule sous les dettes. Employant plus à 13 000 salariés il y quelques années, le chiffre a été réduit à 7 000 aujourd’hui. Une preuve tangible de la situation chaotique dans laquelle baigne la société. Cependant, après la concrétisation de ce contrat, elle pourra souffler. Cela lui permettra, indique-t-on, de créer de plus de 500 emplois directs et 500 autres indirects chez les 400 sous-traitants qui gravitent autour d’elle. Cette exemple peut s’appliquer sur un bon nombre d’entités publiques qui guettent un signal de la part des pourvoir publics.
Et il semblerait que l’Etat est décidé à passer à l’étape supérieure. Le Premier ministre, M. Ouyahia l’avait d’ailleurs, affirmé lors de la présentation du plan d’action du gouvernement, en mai dernier. Le gouvernement, qui compte encourager le développement du secteur privé, veut remettre aussi à flot les entreprises publiques «viables» et qui «disposent encore d’un plan de charge», selon le plan du gouvernement.

Néanmoins, des questions restent posées. Sauver les entreprises publiques est une mesure «louable» mais, a-t-on prévu d’autres mesures d’accompagnent dans l’objectif de remettre le secteur sur rails, une fois pour toutes ? Par ailleurs, la stratégie industrielle prônée par les pouvoirs publics depuis quelques années repose essentiellement sur ces fleurons de l’industrie. Y a-t-il donc une synergie entre cette stratégie et ces aides financières ? Il est utile de noter que cette décision devrait être accompagnée et/ou intégrer une stratégie globale, bien que le sauvetage de ces entités, qui se dirigent tout droit vers le précipice, soit urgent.

La Tribune Online

Pihman
04/07/2009, 23h17
Il y a qlq mois on aurait crié au scandale, renflouer des entreprises peu productives au lieu de les privatiser

mais maintenant quand on voit ce qe font les grands Etats libéraux pour renflouer des entreprises PRIVEES en plus en donnat des fonds et en les nationalisant on hésite avant de se prononcer

L'idéal a mon avis est que cette apport d'argent frais soit conditionné par des objectifs a réaliser

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