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Voir la version complète : L'Isgp au service des entrepreneurs en Algérie


morjane
04/07/2009, 14h50
Si vous voulez créer une entreprise en Algérie, l’Isgp vous fournira une assistance dès l’automne prochain.

La concrétisation du programme visant à la création de 150.000 PME en cinq ans, conformément au Programme du président de la République, passe par des étapes intermédiaires dont l’accompagnement des jeunes entrepreneurs.
C’est justement cet objectif qui est visé par la création, l’automne prochain, d’un incubateur au sein de l’Institut supérieur de gestion et de planification de Bordj El-Kiffan à Alger, nous a déclaré hier Sid-Ali Abdellaoui, expert ayant encadré un atelier pour vulgariser cette initiative auprès de divers partenaires. François Tamarelle, expert désigné par l’Union européenne, a aussi participé à cet atelier qui a pour objectif de livrer les outils permettant la création d’autres incubateurs dans divers secteurs.

Cette activité se tient dans le cadre du programme Medibtikar (Med pour Méditerranée et Ibtikar, innovation en arabe). Le programme dispose d’un budget de 7,3 millions d’euros et concerne des pays comme l’Égypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Syrie, l’Autorité palestinienne, la Tunisie et la Turquie. Les ministères de l’Industrie et de la Formation professionnelle ont délégué leurs représentants pour prendre part à cet événement qui se déroule pendant trois jours.

Les organismes chargés de l’aide à la création d’entreprises comme l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes (Ansej) et la Caisse nationale d’assurance chômage (Cnac) sont aussi invités tout comme l’Agence nationale de valorisation de la recherche scientifique. Un autre atelier se tiendra le mois prochain en présence des représentants de l’Association des banques et des établissements financiers (Abef) pour mettre en évidence l’aspect lié au financement dans la création d’entreprises.

Les jeunes porteurs de projets disposeront au sein de l’Isgp de bureaux qui pourront abriter l’entreprise pendant une période estimée à deux ans, sans contrepartie, ou moyennant une participation symbolique aux frais de gestion. Un secrétariat sera mis à leur disposition ainsi que des bureaux pour réunir leur personnel ou leurs clients. Cette action dispensera les jeunes des frais de location des sièges de leurs sociétés. Ils auront aussi droit à des conseils pratiques sur la gestion des entreprises. Mais avant, les projets devront être acceptés par un comité de validation. Les deux experts ont mis l’accent sur la nécessité absolue, pour les entrepreneurs, de bien cibler leurs clients avant de se lancer dans les affaires.

Les représentants des divers secteurs appelés à devenir des coachs, sont sensibilisés sur le fait que les promoteurs peuvent aussi être confrontés à un manque de financement ou d’encadrement. Deux porteurs de projets dans les domaines de la communication et de la reprographie ont assisté à l’atelier d’hier afin de susciter un échange entre les futurs gestionnaires des incubateurs et leurs clients qui seront les entrepreneurs de demain.
Selon les explications de Tamarelle et de Abdellaoui, il ne suffit pas d’inscrire des objectifs dans un business plan pour crier victoire.

L’accompagnement est ainsi nécessaire pour que le jeune promoteur puisse disposer de conseils. Les bonnes pratiques leur seront inculquées pour leur permettre d’atteindre leurs objectifs. C’est le coaching, pas seulement mental, selon Tamarelle, qui permettra d’initier les jeunes à leur métier.
C’est aussi de cette manière que les chances de survie de l’entreprise seront multipliées. Les trois premières années dans la vie d’une entreprise sont capitales car c’est le moment où elle s’expose à plus de risques liés au marché et à la concurrence. Le concours de l’Union européenne est justement celui d’accorder son appui à l’Algérie afin de diversifier son économie.

«La communication et stratégie de partenariat d’un incubateur» est le thème sur lequel a été axé l’atelier d’hier, car leurs responsables doivent mettre de leur côté les atouts permettant l’orientation de l’entrepreneur. D’autres aspects comme le management ont déjà été abordés lors d’une action précédente. A signaler enfin qu’une trentaine de projets peuvent être accueillis par l’incubateur.

Par l'Expression

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