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Voir la version complète : Le scotch allié indispensable aux billets de 200 dinars en Algérie


morjane
09/07/2009, 13h35
Les billets de deux cents dinars en lambeaux

Tout le monde se plaint de l’état de détérioration qui affecte les billets de banque, particulièrement les coupures de deux cents dinars. Le bureau de poste et les banques n’ont, la plupart du temps, que les vieux billets à remettre aux usagers. Il n’est pas rare, d’ailleurs, de voir un client bloquer une partie du guichet pour passer en revue le paquet que vient de lui remettre le préposé.

Faisant un effort pour ne pas rendre, dans sa totalité la liasse qu’il vient de recevoir, il marmonne avec colère quelques phrases inaudibles et tend un paquet à son vis-à-vis. Une vingtaine de billets sortis du lot avec d’infinies précautions, pour éviter de les couper en deux, sont restitués au postier qui, la mine désolée, explique que “c’est tout ce qu’il y a”. Sales au point de perdre tout leur éclat d’origine, trouées et cornées, ces coupures malmenées des décennies durant, ne tiennent leur forme que par la magie du ruban adhésif. D’ailleurs, les commerçants ont tous à portée de la main, un rouleau de scotch destiné à rafistoler les billets de banque.

Pourtant, l’importance de cette monnaie n’est plus à démontrer. Les pièces de cent dinars trop lourdes, les coupures de mille et de cinq cents dinars peu pratiques, pour les petits achats, le citoyen ne peut se passer de ces fragiles mais utiles “deux cent dinars”. Les grosses coupures plus faciles à thésauriser sont très demandées par les grands commerçants. A ce propos, un libraire nous apprend que les billets de cents dinars se “négocieraient” (en gros) plus cher que leur valeur. Le simple citoyen ne trouvera bientôt plus d’argent au niveau des organismes financiers si aucune mesure n’est prise pour remédier à la situation.

Par la Dépeche de Kabylie

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