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morjane
22/07/2009, 14h23
Akli Yahiaten, un roi sur son trône à Maâtkas

Dda Akli a fait de la place de la mairie de Maâtkas une arène enflammée et remplie d’ambiance à l’occasion du gala organisé dimanche soir dans le cadre de la 2e édition du Festival panafricain. L’ensemble des milliers de présents s’accordent à dire que ce 3e spectacle est vraiment le plus réussi, ce ne sera pas nous qui diront le contraire. Du jamais vu à Maâtkas. Un Yahiaten qui n’a vraiment rien perdu de son talent, de sa ferveur et de sa jeunesse malgré son âge avancé.

L’entame est lancée vers 22 heures par le très jeune enfant, malade, Hocine Ouali qui a su être à la hauteur en interprétant une chanson historique de Farid Ali A Yemma svar, ce qui a génèré une mélancolie et un silence de mort, tellement les paroles de la chanson nous renvoient aux années de braises et de souffrance (la guerre de Libération).

Hocine, l’enfant prodigue de 9 ans, avec sa voix angélique et innocente, a su émerveiller le nombreux public maâtkis venu l’écouter.

Après sa descente de la scène, nous avons voulu connaître le rendement du jeune artiste à l’école et c’est une mère protectrice qui ne quitte jamais son fils qui nous apprendra : “Mon Hocine est malheureusement un grand malade (larmes aux yeux) mais à l’école, il s’en sort très bien, d’ailleurs le directeur de l’éducation l’a honoré à l’occasion du 16 avril dernier. El Houciniw a participé à plusieurs galas artistiques avec notamment Akli Yahiatène, il a même participé à la campagne présidentielle de M. Bouteflika, il a même composé une chanson à l’occasion, une prise en charge médicale à Paris lui est accordée par le président de la République et le chef du gouvernement que je remercie vivement. Je n’oublierai pas aussi de dire tanemirt à M. le P/APC de Maâtkas, M. Ould Ali El Hadi, M. Mokadem, M. Cherfaoui, Smail Farid et tous les autres pour le soutien et leur présence au côté de Hocine mon fils”. La montée sur scène de Becha Karim, un jeune chanteur de Beni Aïssi animera davantage le spectacle. Signalons au passage que Karim Becha a, à son actif, pas moins de 5 albums disponibles sur le marché et prépare son 6e album qui sera prêt avant la fin de l’année.

23 heures tapante, le moment si attendu arriva : le monument de la chanson kabyle escalade les marches de la scène alerte comme un jeune, visiblement Dda Akli n’a rien perdu de sa vivacité au grand bonheur des centaines, voire des milliers de fans venus écouter les meilleures de ses mélodies.

Mselkhir fellawen furent les premières paroles prononcées sous des applaudissements et des acclamations du public acquis et conquis d’avance.

Svah el khir, chah chah sont les deux premières chansons interprétées par cet incontestable maître. A la 3e chanson “Ayaraw n el dzaïar” Dda Aâkli abandonne son siège pour exécuter une danse bien de chez nous, enflammant du coup les nombreux fans qui reprenaient en chœur ce récital.

“Inas Imlâyoun Taos”, une autre chanson qui a conquis le public, Chaude était l’atmosphère, “Zrigh Ezzine Dimichelet”, un titre repris intégralement par l’assistance et qui a failli provoquer l’irréparable car les jeunes étaient déchaînés et voulaient danser à tout prix, mais grâce à l’intervention rapide du P/APC de la localité et du chanteur Ahcène At Zaïm de la même région la situation à été maîtrisée.

Sur sa lancée, le maître a enchaîné avec la célèbre mélodie “El Menfi” dédiée aux plus anciens ; d’autres titres de Dahmane El Harrachi furent interprétés merveilleusement par l’infatigable artiste. le spectacle s’est poursuivi tard dans la nuit. Une soirée qui restera sûrement gravée dans la mémoire des Maâtkis avide de la bonne musique et de la belle poésie.

Akli Yahiaten a encore prouvé une fois de plus qu’il est et demeure incontestablement le roi de la chanson kabyle, bravo !

Par la Dépêche de Kabylie

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