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Voir la version complète : Canada. Quarante ans après !


irene
25/05/2004, 13h43
Bonjour,
Ci-dessous, un article du journal Marianne N° 369 du 17/23 mai 2004 .
" En bref "
" Des pacifistes canadiens ont décidés de réactiver les réseaux utilisés pendant la guerre de Vietnam, pour accueillir les déserteurs de l'armée américaine qui refusent de servir en Irak. Plusieurs GI recherchés par la police militaire ont, en effet, trouvé refuge à Vancouver grâce à ce "chemin de fer clandestin " .
" J'ai décidé de partir au Canada parce qu'on m'à donné l'ordre de participer à une guerre qui, selon moi, est illégale et viole aussi bien les Droits de l'Homme que le Droit International ", résume Brandon Hughey, qui à franchi la frontière la veille du déploiement en Irak de sa division . "

Certains GI refuseraient-ils, en toute conscience d'obéir aux ordres de leurs supérieurs ? :18:
Oui, apparament !

HiroHito
26/05/2004, 02h58
Lien SVP ?

Je vis au Canada, jamais entendu parler.

ben
26/05/2004, 04h58
Le traumatisme des GI’s en Irak


La littérature yankee et les discours officiels des cercles dirigeants aux Etats Unis (Maison-Blanche, Pentagone, département d’Etat…) ont toujours présenté le soldat américain comme un «surhomme». Casqué, botté, menu d’une effroyable tenue de combat, le corps couvert d’armes sophistiquées, mitraillette à la main et jumelles au front, chaque GI est un «terminator» en puissance. Féroce de la férocité des races supérieures, invaincu et invincible, pareil aux héros hollywoodiens. La vérité est tout autre.

Malgré la «carapace» effrayante qu’il porte de la tête aux pieds et l’incroyable puissance de feu dont il dispose, le soldat US est vulnérable et fragile comme tous les humains. Le Pouvoir a souvent omis de parler ou seulement d’évoquer cet aspect peu reluisant des guerres livrées par les USA dans diverses parties du globe et qui ont laissé des séquelles profondes sur les diverses générations de combattants. C’est ainsi que les handicapés et les mutilés de guerre dans l’armée américaine sont souvent couverts d’un mur de silence aux Etats-Unis mêmes et sont maintenus loin des projecteurs de l’actualité ainsi que des investigations médiatiques. Les quelques organes d’information (journaux, télévisions) qui ont pu percer cette opacité, en rapportent des scènes dramatiques.

Dans sa livraison de mercredi, le quotidien français «Le Figaro» a publié un reportage de sa correspondante à Washington, Guillemette Faure, intitulé «le traumatisme des soldats américains blessés en Irak», dans lequel elle décrit la souffrance morale et physique d’un grand nombre de GI’s qui se sont fait amputer de leurs membres au combat : des jambes, des bras, parfois les deux. C’est le cas d’une centaine de soldats blessés qui se soignent dans un hôpital de Washington, le «Walter-Reed», et qui vivent depuis des mois dans une situation proche de l’isolement. Le Pentagone communique parfois le nombre de blessés mais sans donner leurs noms. L’hôpital restreint sérieusement l’accès des médias. Les quelques visites du président George W. Bush ont rarement été accompagnées d’images. Et lorsque John Kerry, le rival démocrate de Bush, y a fait un saut, il a insisté que c’était «à titre personnel».

La guerre en Irak a déjà fait plus de quatre mille quatre cents blessés américains au combat, dont près de quatre mille depuis la déclaration de la fin de la guerre. Le mois d’avril dernier en a vu plus de neuf cents. Pendant la seconde guerre mondiale, on comptait trois blessés pour un mort au combat. En Corée, au Vietnam et pendant la guerre du Golfe de 1999, la ratio est passée à quatre pour un. En Irak, on est monté à huit pour un.

Principale explication, selon un mutilé US : le type de combat «Avec peu d’artillerie mais des lance-roquettes et des explosifs, les ennemis des Américains ont plus de chance de les blesser que les tuer sur le-champ».

Taciturnes, renfrognés, le regard hagard, les blessés de l’hôpital, qui portent des membres artificiels et qui traînent sur des béquilles, se montrent abattus : «Ils ont peur des regards, et ici plus personne ne fait attention», explique le patron de l’hôpital, à voix basse, loin des patients.

irene
26/05/2004, 09h37
@ hiro hito

lien du journal " Marianne " page 53

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