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Voir la version complète : Habillement Vetlux à Alger


morjane
15/12/2005, 14h20
Pour une fois, c'est une entreprise privée qui sera mise à l'honneur. Il s'agit de l'Habillement Vetlux à Alger. L'élégance au masculin comme au féminin se conjugue grâce à un homme, M. Djebrani qui a sus entreprendre et réussir dans une profession où il n’était venus que par hasard.
Son entreprise est florissante, malgré la concurrence car il a sus allier vigueur et professionnalisme.
M. Djebrani a aussi ouvert il y a 8 ans , une école d’habillement, de coiffure et d’esthétique à Azzazga., sa ville natale.

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Quand il était au collège, il faisait du dessin industriel mais il avoue qu’en 1958, il voulait se spécialiser dans le dessin industriel et le traçage en intégrant l’école d’aviation. Faute de pouvoir exercer le métier de ses rêves, il sera tour à tour délégué commercial et médical. En 1972, changement de cap, il décide de se lancer dans le métier de l’habillement en occupant un atelier à la rue docteur Sâadane à Alger , et ce, jusqu’à ce jour. L’atelier en question renferme des souvenirs et des compétences. Le mobilier est des plus anciens. L’atmosphère renvoie au passé. Des machines de couture, agencées en longueur, sont occupées par des femmes habiles de leurs mains.

Avec diplomatie, modestie et gentillesse, le gérant surveille de près. M. Djibrani avoue que les débuts ont été assez durs d’autant qu’il fallait acheté des machines industrielles avec crédit qu’il fallait rembourser et surtout faire face aux augmentations successives des prix. « N’était la bonne gestion de la maison, on aurait fermé les portes depuis longtemps », dit-il. Avec de la persévérance et du sérieux, quatre départements ont été mis en place : les blouses et les bleus de travail (blouse des femmes de ménage, combinaisons...), les vêtements pour l’hôtellerie, la restauration et les costumes prêt-à-porter.

Sur un ton fier, notre interlocuteur affirme qu’il habille toutes les administrations et les cadres de la nation et que des commandes sur mesure sont retenues. Spécialiste dans la découpe des costumes pour hommes, M.Djibrani reconnaît qu’il se base sur la mode française et italienne pour la découpe « on suit la tendance, même si elle arrive un ou deux ans après ». Si dans les années 1970 et 1980, ce sont uniquement les tissus de l’Enaditex qui étaient utilisés, actuellement avec l’ouverture du marché algérien, l’approvisionnement se fait chez des importateurs.

A la question de savoir si le marché de l’habillement est un marché lucratif, notre interlocuteur, estime qu’il fut un temps où le marché de l’habillement était un créneau porteur, mais avec toutes les difficultés que « nous rencontrons dans l’approvisionnement des matières premières, cela n’est pas évident. Il faut avoir du matériel de haut niveau pour pouvoir faire face à cette concurrence. Certaines machines sophistiquées n’existent pas sur le marché local ». La clientèle de l’intérieur du pays s’est raréfiée durant la décennie noire mais aujourd’hui, c’est un retour à la normale avec des commandes assez satisfaisantes.

En parfait connaisseur, notre source est convaincu que dans l’habillement 50% du travail, ce sont le repassage et la finition. Un travail bien fait, selon lui, est un article réussi sur tous les plans. Ambitieux jusqu’à la moelle, M. Djebrani a ouvert , depuis huit ans, une école d’habillement, de coiffure et d’esthétique dans sa ville natale, à Azzazga. Ainsi, il espère transmettre son savoir-faire aux générations futures.

Source: El Watan

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