PDA

Voir la version complète : L'Algérie freine ses importations et les investissements étrangers


Page : [1] 2

Stanislas
09/08/2009, 09h44
Le quotidien économique Français LES ECHOS publie dans son édition du 7 août 2009 un article sur la volonté du gouvernement algérien de réduire la facture des importations. Une facture qui a explosée passant de 13.3 milliards de dollars en 2003 à 36.3 milliards en 2008.

Stan

================================================== =======

http://img12.imageshack.us/img12/7383/commerceesterieuralgrie.png (http://img12.imageshack.us/i/commerceesterieuralgrie.png/)


L'Algérie cherche à freiner la progression de ses importations et à reprendre la main sur les investissements étrangers. De nouvelles réglementations mises en place entre le 29 juillet et le 3 août donnent un tour de vis sévère à la fois aux importations et à la consommation des ménages, d'une part, et aux investissements directs étrangers (IDE), de l'autre.

Dans ce dernier domaine, la tendance n'est pas nouvelle puisque le président Bouteflika avait fortement critiqué les *investissements étrangers dès juillet 2008. La loi de Finances complémentaire de 2008 comportait déjà les premières mesures durcissant le cadre des IDE en Algérie, telles que l'obligation pour les entreprises ayant bénéficié d'exonérations d'impôt de réinvestir en Algérie, ou le droit de préemption de l'Etat sur les cessions d'actifs détenus sur son territoire par des investisseurs étrangers. De même, les projets d'investissement doivent être majoritairement algériens.

De plus, un texte de la Banque d'Algérie paru lui aussi fin juillet interdit à toute société étrangère implantée dans le pays de réaliser des opérations d'importation, à moins d'avoir un partenaire local à hauteur de 30 %.

La publication de la loi de Finances complémentaire pour 2009 a été l'occasion d'un nouveau resserrement : l'article 69 de ce texte stipule que « le paiement des importations s'effectue obligatoirement au moyen du seul crédit documentaire ». Un système destiné à réduire les importations au strict nécessaire. « C'est draconien, c'est la première fois que je vois un pays limiter ainsi à un seul moyen de paiement le règlement de ses importations »,explique Christophe Kloeti, responsable « trade finance » au sein de Commerzbank à Paris.

Pour mieux enfoncer le clou, Alger a aussi décidé d'interdire tout crédit aux particuliers hors de l'immobilier. Impossible donc d'acheter une voiture . Résultat, les concessionnaires automobiles craignent une chute de leur chiffre d'affaires, le crédit finançant actuellement environ 30 % des acquisitions d'automobiles.

Voyant les revenus du pétrole fondre avec la crise économique et la chute des cours, l'Algérie cherche à limiter les importations afin de ne pas se retrouver avec une balance commerciale déficitaire cette année. Il est vrai que, durant les années d'abondance, le revenu par tête des Algériens a doublé entre 2002 et 2008. Les importations, elles, ont plus que triplé entre 2003, où elles atteignaient 13,3 milliards de dollars, et 2008, où elles ont dépassé les 36 milliards de dollars, soit un rythme similaire à celui des exportations. Il semble en tout cas que ces mesures traduisent l'impuissance du pays à sortir de la monoproduction pétrolière et à se doter d'une industrie diversifiée qui lui permettrait de moins dépendre des produits étrangers.
MARIE-LAURE CITTANOVA, Les Echos

noubat
09/08/2009, 10h08
Il semble en tout cas que ces mesures traduisent l'impuissance du pays à sortir de la monoproduction pétrolière et à se doter d'une industrie diversifiée qui lui permettrait de moins dépendre des produits étrangers.

cela donne des sueurs froides!

Stanislas
09/08/2009, 10h14
Salut Noubat

De mon point de vue Le journaliste des Echos se trompe d'analyse

Depuis 2003 les algériens se sont habitués "à la facilité" des importations voitures, électroménagers et autres.

Je pense que les actions menées actuellement par le Gouvernement de Ouyiahia sont totalement justifiées.

Le trésor algérien ne doit pas servir à financer les plans de relances économiques des autres pays.

noubat
09/08/2009, 10h27
il faut vite trouver des remplaçants au pétrole, sinon le pire reste à venir!

Pihman
09/08/2009, 11h23
Je pense que les actions menées actuellement par le Gouvernement de Ouyiahia sont totalement justifiées.

Le trésor algérien ne doit pas servir à financer les plans de relances économiques des autres pays.

C'est des mesures d'urgences mais qui auront des effets desastreux sur l'investissement etranger qui justement est un levier majeur pour sortir l'algérie de sa dépendance aux hydrocarbures

A court terme c'est peut être bon mais à moyen long terme cela sera très coûteux

Le gouvernement aurait du faire en sorte que cette demande solvable intérieure que beaucoup de pays envie à l'algérie soit satisfaite par des produits et service made in algéria
en améliorant justement le climat de l'investissement domestique et etranger

mais c l'inverse qui a été fait!!

rachid75
09/08/2009, 12h16
C'est des mesures d'urgences mais qui auront des effets desastreux sur l'investissement etranger qui justement est un levier majeur pour sortir l'algérie de sa dépendance aux hydrocarbures

Hbibna Piman salam,, ça fait plus de 15 ans que nous attendions ce messie qui l'investisseur étranger, mais en vain rien nada walou, ce dernier à chaque trouve un prétexte, si ce n'est pas la situations sécuritaire, c'est le manque de foncier , si ce n'est pas le foncier c'est la lenteur de l'administration, et puis c'est le samedi Dimanche....etc, se ne sont que des ruses et des tactiques pour gagner du temps , pourquoi investir dans une usine avec tous ses problèmes, alors qu'il peut exporter à ce pays des produits finis, alors qu'il va au diable cet investisseur, nous n'avons besoin de lui, pour une fois je suis avec Ouyahia , et c'est tout le peuple qui est derrière lui,-

shadok
09/08/2009, 12h23
Les problèmes que tu viens de citer foncier, bureaucratie … sont réels. Le plus grand problème qui fait peur aux investisseurs est l’instabilité. Avec les dernières mesures nous avons un parfait exemple. En plus, un investisseur a le choix d’aller vers d’autres pays plus stables et attractifs. C’est au gouvernement de jouer le « Country Marketing » de l'Algérie.

The Black Stone
09/08/2009, 12h25
alors qu'il va au diable cet investisseur, nous n'avons besoin de lui, pour une fois je suis avec Ouyahia , et c'est tout le peuple qui est derrière lui,-

sa me rappelle la fausse PUB du tourisme en algerie :lol:

amicalement
09/08/2009, 12h27
pour une fois je suis avec Ouyahia , et c'est tout le peuple qui est derrière lui,-

j'ai exactement le meme sentiment, je ne porte ni boutef ni ouyahia dans mon coeur mais j'approuve ces decisions.

absent
09/08/2009, 12h35
Le gouvernement n'a pas dit son dernier mot sur la consommation des ménages des produits produit localement (oiu avec un taux d'intégration substantiel). Il l'a fait à destination des entreprises pour les produits d'équipement (exonération de la TVA, possibilité de faire du crédit bail, etc...). Elle est donc trés attendue cette question de la relance de la consommation des ménages algériens de produits locaux.

amicalement
09/08/2009, 12h37
les problemes existent partout, la bureaucratie et la corruption ne sont pas des specialités algeriennes et si reelement ces soi-disant investisseurs avaient une bonne intention, ils auraient certainement trouver des solutions a ces problemes comme il le font dans les secteurs des hydrocarbures.
mais bon comme a dit azzouz, pourquoi investir dans une usine alors qu'un marché juteux et facilement accessible a notre proximité, ca nous evite les complexités des investissements et surtout les degats des delocalisations.

Geass
09/08/2009, 12h37
C'est une décision déconnectée du monde. Aujourd'hui vous envoyez un message clair aux investisseurs et commerçants: Allez chez les voisins.

Quand la crise passera, et que vous aurez de l'argent, personne ne vous fera plus confiance. Et ça mettra des années à revenir.
Vous allez payer vos achats beaucoup plus chers, et vos factures import vont exploser. Vous serez moins compétitifs, et les investisseurs viendront moins encore.

Il faut commencer par assainir la bureaucratie, la réduire au max, inciter à investir, faire des aménagements.
Là vous paierez ce protectionnisme incontrôlé à moyen termes et ça va être douloureux.

Ne les suivez pas dans le court termisme. Ils vous mènent en bateau.

absent
09/08/2009, 12h43
Aujourd'hui vous envoyez un message clair aux investisseurs et commerçants: Allez chez les voisins.

Trés bonne lecture économique. Tu peux toujours te rattraper avec des cours de soir.

Geass
09/08/2009, 12h44
Merci :mrgreen: Je te retourne le compliment :mrgreen:

shadok
09/08/2009, 12h46
Citation:
pour une fois je suis avec Ouyahia , et c'est tout le peuple qui est derrière lui,-

j'ai exactement le meme sentiment, je ne porte ni boutef ni ouyahia dans mon coeur mais j'approuve ces decisions.

Rakoum m'lah chwiya ?! C’est la fibre patriotique qui vibre ou quoi ?

Le but affiché de réduire les importations est noble mais la méthode est fausse. Pour réduire les importations, il faut diversifier l’économie algérienne dépendante à 99% des hydrocarbures et inciter à la production nationale. Sur ce point, Ouyahia ne nous a pas expliqué sa stratégie. Ce n’est pas la suppression du crédit à la consommation qui va réduire les importations et relancer l’économie nationale.

Les autres mesures concernant l’importation auront des répercussions très graves sur les entreprises productrices. Elles vont provoquer des retards dans l’importation des matières premières et provoquer des pénuries de certains produits indispensables.

Pour les mesures concernant l’actionnariat algérien dans les entreprises étrangères, elles n’auront pour effet que de bloquer les investissements étrangers, déjà très faible, dans notre pays. Le but non affiché de la surpression des crédits à la consommation est la suppression des banques étrangères (Société Générale, BNP …) qui commencent à prendre de l’ampleur en Algérie.

Les mesures d’Ouyahia sont une vraie catastrophe pour l’économie algérienne. Les répercussions se feront sentir très bientôt. Il n y a aucune stratégie économique derrière, sauf la peur d’avoir cette année une balance déficitaire à cause de la baisse du prix du pétrole. Comme toujours c’est la gestion des urgences qui prévaut dans ce pays sans vision à moyen ou long terme.

amicalement
09/08/2009, 12h50
Il faut commencer par assainir la bureaucratie, la réduire au max, inciter à investir, faire des aménagements.


je connais des pays et pas loin de chez nous ou la bureaucratie et la corruption font des Max, et ca n'a pas empecher les investisseurs a venir chez eux.
l'investisseur est pragmatique, il ne cherche que son interet, et il va le chercher la ou il se trouve en usant de toutes les methodes.
je t'etonnerais peut etre si je te disait que toutes les compagnies de renommé internationale ont un budget speciale corruption deguisé sous differentes nominations, elles l'utilisent la il faut mais surtout dans les pays du tiers monde.

Geass
09/08/2009, 12h51
Ben peut être la Stratégie c'est de ressortir une loi derrière disant que seules les banques nationales peuvent donner un crédit à la conso, et obliger ainsi les banques étrangères à les acheter à prix d'or :mrgreen:


je connais des pays et pas loin de chez nous ou la bureaucratie et la corruption font des Max, et ca n'a pas empecher les investisseurs a venir chez eux.
l'investisseur est pragmatique, il ne cherche que son interet, et il va le chercher la ou il se trouve en usant de toutes les methodes.
je t'etonnerais peut etre si je te disait que toutes les compagnies de renommé internationale ont un budget speciale corruption deguisé sous differentes nominations, elles l'utilisent la il faut mais surtout dans les pays du tiers monde.

Même chez nous ils ne viennent pas en nombre suffisants. On a des grands groupes qui viennent, mais peu de PME. Les grands groupes passent au dessus de la bureaucratie.
Le problème contrairement à nous, l'Algérie n'a pas de capital sympathie en Europe. Vous ne vous êtes ouvertes que récemment à la mondialisation, et vous avez trainé des pieds quand il fallait signé des accords avec l'Europe. Du coups, ben les investisseurs Euro vont la où c'est le plus simple, car le chemin est déjà balisé.
Chez vous, vous accumulez des retards à beaucoup de niveau. Pas d'OMC, pas d'accords avancés avec l'Europe, pas de banques performantes et du terrorisme en plus.
Du coups rien pour compenser si ce n'est un prix des matières premières moindre. Mais l'état ne favorise pas ce genre d'investissement. Du coups les investisseurs restent en Tunisie et au Maroc. Ce qui est dommage, car l'Algérie est le pays qui a le plus de potentiel.

The Black Stone
09/08/2009, 12h54
je connais des pays et pas loin de chez nous ou la bureaucratie et la corruption font des Max, et ca n'a pas empecher les investisseurs a venir chez eux.

y'a de la corruption par tt ...meme au paradis :mrgreen: mais c'est relative

amicalement
09/08/2009, 13h00
exactement, tout est relatif.:mrgreen:

absent
09/08/2009, 13h02
Le problème contrairement à nous, l'Algérie n'a pas de capital sympathie en Europe.

Encore une illumination.

shadok
09/08/2009, 13h02
je connais des pays et pas loin de chez nous ou la bureaucratie et la corruption font des Max, et ca n'a pas empecher les investisseurs a venir chez eux.

Le problème n’est pas la corruption mais la multiplicité des interlocuteurs. La différence entre la Tunisie de Ben Ali et le Maroc de Mohamed VI est l’existence d’une seule autorité. En Tunisie, tu t’associes avec la famille de Ben Ali ou celle de sa femme et personne ne vient t’inquiéter. Au Maroc idem avec la famille royale et son entourage. En Algérie, tu ne sais pas à qui tu as à faire. C’est ca qui dissuade les investisseurs à venir chez nous. Regarde l’histoire d’Emaar. Malgré qu’ils aient de très bonnes relations avec Bouteflika, ca n’a pas empêché qu’ils trouvent des obstacles sur le terrain et décident à la fin de plier baggages. Les exemples sont nombreux.

rachid75
09/08/2009, 13h11
Les autres mesures concernant l’importation auront des répercussions très graves sur les entreprises productrices.
@ chadoc
Ne pas manger du kiwi, je ne vais mourir chose sûre, pour la Banane sa culture a réussit dans la région de chlef , et son calibre n'a rien a envié à celle produite dans certains pays tropicaux ,importer des citrons d'Argentine je pense qu'il ya anguille sous roche ( fuite des capitaux) et blanchiment d'argent), par contre là ou je ne suis pas avec cette loi, c'est l'interdiction de la matière première, et l(interdiction d'importer des machines et des engins de travaux public,

Stanislas
09/08/2009, 13h13
Salam à tous :

Question à 2 dinars :

Pourquoi un état qui a 150 milliards de dollars attend des investisseurs hypothétiques. ?

Il me semble que nous sommes pas le Malawi (avec tout le respect pour nos amis du Malawi)

shadok
09/08/2009, 13h20
par contre là ou je ne suis pas avec cette loi, c'est l'interdiction de la matière première, et l(interdiction d'importer des machines et des engins de travaux public

Tu vas voir que cette loi stupide qui supprime la procuration et oblige le gérant à déposer le CREDOC lui-même va toucher les entreprises productrices algériennes. D’ailleurs aujourd’hui, le FCE (Forum des Chefs d’Entreprises) vient de dénoncer les mesures de la loi de finances 2009.

absent
09/08/2009, 13h22
Une réponse à deux centimes:
Pour garder une marge de manoeuvre et ne pas dépenser tous ses avoirs et les garder pour les périodes difficiles
Les investissements étrangers évitent à l'Etat d'emprunter et payer des intérêts et de prendre des risques
on doit faire appel à des IDE pour diversifier notre risque et avoir un effet de levier.

Réponse trés succinte.

amicalement
09/08/2009, 13h25
j'approuve ce tu dis et je sais que les ignorants qui nous gouvernent sont pour le moment incapables de trouver des vraies solutions aux problemes economiques du pays.
n'empeche que ces dernieres decisions aussi radicales quelles soient,ne peuvent que s'inscrirent dans une demarche logique qu'il faut completer par une strategie bien definie qui fera en sorte que l'algerie diversifie ses exportations et diminue sa dependance des H.C.
je sais qu'il reste beaucoup de mesures a prendre pour que le train se remet sur le rail, mais en l'etat actuel des choses ou nos importations ont grimpées a 5 fois plus en quelques années, sincerement je ne vois aucune autre mesure qui stoppera significativement cette hemorragie de nos devises qui vont souvent pour sauver l'industrie d'autres pays.

noubat
09/08/2009, 13h28
Pourquoi un état qui a 150 milliards de dollars attend des investisseurs hypothétiques. ?

pour ne pas puiser dedans!

-sinon, l'autoroute c'est 11 milliards de dollars

-importation de blé c'est 1 milliard de dollars les mauvaises années

-futur mosquée c'est 3 milliard de dollars (si toujours en projet?)


..........................

shadok
09/08/2009, 13h35
Salam à tous :

Question à 2 dinars :

Pourquoi un état qui a 150 milliards de dollars attend des investisseurs hypothétiques. ?

Il me semble que nous sommes pas le Malawi (avec tout le respect pour nos amis du Malawi)

Salam Stanislas

Pourquoi ? Parce qu’il n y a aucune stratégie de développement économique à part investir dans les chantiers d’infrastructures. L’Algérie a besoin surtout de l’expertise et du savoir faire des entreprises étrangères et non de leurs capitaux. Si on prend l’exemple des secteurs hors-hydrocarbures comme les télécoms et les banques qui ont connus une certaine ouverture depuis 2000. Vas-y voir le nombre d’emplois crées pour les cadres algériens et l’expertise dont ils ont bénéficié.

En 2000 lorsqu’ Orascom est installée, il fallait chercher en Algérie pour trouver des ingénieurs télécoms métrisant les technologies du mobile. Des ingénieurs expatriés nous venaient de Tunisie, Maroc, Egypte ou Liban. Aujourd’hui des centaines d’ingénieurs ont été formés et interviennent à leur tour dans d’autres pays du Maghreb ou en Afrique. Plusieurs fournisseurs ont ouvert des bureaux et filiales (Ericsson, Nokia, Huwaie, HP, …) à causes des opérateurs de télécoms. Tout ca au profit des ingénieurs algériens qui montent en compétences. Mais bon notre gouvernement ne regarde pas cet aspect là. Il bloque tout sans distinctions.

DZmes Bond
09/08/2009, 15h15
bonjour Stan et tous les autres.
Stan :
Je pense que les actions menées actuellement par le Gouvernement de Ouyiahia sont totalement justifiées.
Le trésor algérien ne doit pas servir à financer les plans de relances économiques des autres pays.

Je suis entièrement d'accord mais il faut travailler dur en parallèle pour faire décoller la production locale et la diversifier !
Or, nous savons très bien que l'économie algérienne est rouillée. Les réformes nécessaires qui auraient dû être faites dans les années 2000 n'ont toujours pas été faites : il s'agit du foncier, du secteur bancaire et de toutes ces barrières bureaucratiques !
Essayez de créer une entreprise quand c'est quasi impossible d'avoir un terrain, un prêt et des moyens de paiements efficaces et les autorisations nécessaires !

Comme Shadok le dit, il manque une vision et une stratégie à long terme de la part de ce gouvernement. Ce gouvernement est comme une poule sans tête qui courre dans tous les sens. :confused:

Stanislas
09/08/2009, 18h30
Saha shadok, DZmes Bond et les autres...

J'approuve les réponses der Shadok et de DZmes Bond sur le fait que l'Algérie manque de vision et de stratégie. Si il se trouve que nous n'avons pas besoin d'argent, nous avons par contre besoin cruellement de l'expertise et du savoir-faire des entreprises étrangères.

Par contre je ne suis pas d'accord avec Noubat et ANEBUOB ce n'est pas une question d'argent. Les dernières données de la banque d'Algérie sur les IDE donnent un chiffre de 1 milliards de dollars pour le 1er semestre 2008 soit par extrapolation 2 milliards de dollars sur un an comparé aux 150 milliards de dollars c'est du "pipi de chat".

Je reviens enfin sur la citation de notre ami shadok qui résume tout :

"aucune stratégie de développement économique"

Pour la transfert de technologie il faut voter une loi telle que l'a fait la Chine sur le " National Content" ou toute entreprise qui vend en chine des produits stratégiques doit non seulement faire un transfert de technologie mais aussi associer des sous-traitants locaux. En comparaison avec les mesures prises par le président chinois Hu Jintao "Si Ahmed" peut paraître comme un chantre du libre échange.

Cordialement

Cookies