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Tizinissa
16/12/2005, 17h49
Cette fois il s'agit d'un nouveau visage sur la seine:

Le Rouge du Tarbouche, recueil de nouvelles du jeune écrivain marocain Abdellah Taïa, vient de paraître aux éditions Séguier. Lecture et entretien pour se pencher sur le parcours d’un auteur aux prises avec les langues et les corps, en quête d’une identité culturelle et sexuelle assumée.
Avril 2005. La librairie-galerie Les Mots à la Bouche, dans le Marais à Paris, fête ses 25 ans. À cette occasion, Patrice Chéreau lit des extraits du Rouge du Tarbouche, deuxième recueil de récits d’Abdellah Taïa, jeune auteur marocain installé à Paris depuis six ans. Et quasi-inconnu.

Originaire d’une famille modeste tenue par une mère tendre mais autoritaire ne sachant ni lire, ni écrire, Abdellah passe son enfance dans la petite ville de Salé, près de Rabat. Très tôt, il s’éprend de cinéma populaire. Puis c’est la découverte de la littérature française et celle « du piège de l’écriture ».

René de Ceccatty, journaliste au Monde, signe la préface de son premier ouvrage, Mon Maroc, dans lequel Abdellah Taïa ouvre l’intimité de son enfance et de son adolescence. Plus tard, il jette un nouveau pont entre l’intime et la fiction dans Le Rouge du Tarbouche, suite de courts récits rédigés en français, langue qui, si elle n’est pas maternelle, l’a néanmoins fait naître à la vie intellectuelle et artistique. Pourtant, jamais il ne renie sa culture arabe, toujours présente dans sa manière d’écrire, sensuelle et épurée.

Le jeune auteur me reçoit dans son studio de Belleville autour d’un thé. Il parle de ses envies d’écriture, de son rêve de cinéma et de son admiration pour des auteurs comme Rachid O., Mohammed Choukri ou Jean Genet. Simplement, il évoque son Maroc, l’initiation sexuelle, l’homosexualité, l’islam et le paganisme, la découverte de Paris enfin, ville de tous les possibles mais « qui ne vous relève pas si vous tombez ».

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