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Voir la version complète : 4e édition du Salon international de l’externalisation


loursse
09/08/2009, 15h56
Il aura lieu demain à l’hôtel Mercure d’Alger
Après les années d’essaimage et de sous traitance, les entreprises algériennes abordent le monde de l’externalisation des services. Une nouvelle économie est en marche, qui ouvre des perspectives inédites pour l’emploi et la création d’entreprises. En effet, comme chaque année, les professionnels algériens prendront part à la 4e édition à Alger, le 10 octobre prochain, apprend-on. Par ailleurs, le salon de l’externalisation a pour but de rassembler tous les acteurs de l’externalisation (pouvoirs publics, donneurs d’ordre et prestataires) afin de la maîtriser et de réaliser ainsi un meilleur dialogue entre les donneurs d’ordre et les prestataires. Ceci dit, le salon de l’externalisation est en phase avec les attentes du monde des affaires. D’autre part, le salon de l’externalisation a des motivations dont la création d’entreprises et d’emplois. Ainsi, elle est le meilleur moyen à l’avenir pour que les donneurs d’ordre disposent de partenaires inscrits dans le long terme. Et grâce à une externalisation maîtrisée, l’Algérie pourra disposer d’un véritable tissu de prestataires, car ces derniers la font avancer par leur professionnalisme en élevant leur niveau de positionnement. En outre, ce salon sera une occasion pour les chefs d'entreprises d'approfondir leurs connaissances en la matière. Ce processus permet à une entreprise de déléguer un prestataire à la gestion globale d'une activité, qui était jusqu'alors effectuée par ses soins. Le recours de l'entreprise à l'externalisation répond à une ou à plusieurs logiques. Il y a la logique du coût qui permet à l'entreprise de réduire les dépenses et gagner une flexibilité financière, la logique stratégique qui lui permet le recentrage du métier pour gagner en compétitivité et/ou en création de valeur dans la recherche d'un meilleur niveau de service et, enfin, la logique transformationnelle en vue de transformer le modèle de fonctionnement de l'entreprise (Business Model). Outre ces trois finalités, cette pratique, très répandue dans les pays industrialisés et dans certains pays émergents, génère de recettes de devises lorsqu'elle est effectuée en offshore, comme elle a un impact potentiellement fort sur le marché de l'emploi et de la formation professionnelle. Elle permet le transfert de technologie et le développement de nouveaux secteurs. Nonobstant ses atouts indéniables, l'externalisation n'est pas sans inconvénient, notamment pour les entreprises en quête de main-d'œuvre. Parmi ces dépenses, l'adaptation et le recyclage de la main-d'œuvre, la délocalisation de l'usine et le délai de l'arrivée des produits finis dans le pays d'origine. Ces coûts induits par l'externalisation vont à l'encontre des objectifs des managers en quête de production à moindre coût. Par ailleurs, le facteur du coût ne devrait pas être l'objectif majeur des entreprises qui veulent s'inscrire dans le développement durable. Au-delà de l'aspect financier, il y a l'aspect entreprenariat qui mise davantage sur l'amélioration du savoir-faire à travers la valorisation du capital humain.
Y. Maouchi
La dépêche de kabylie

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