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Voir la version complète : Soufisme au Maghreb, Origine et Influence


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Harrachi78
27/05/2006, 23h06
Comment ca "à cause du soufisme" ?!

Alg22ans
28/05/2006, 02h02
"a cause du soufisme" mais également d'autres circonstances...
mais le soufisme l'a énormément changé et meme s'il est m'aime énormément, elle ne nous voit plus comme un couple "compatible".
bref toute cette histoire est tellement compliquée....

areskinamar
05/06/2006, 00h25
Voici un article sur le soufisme qui résume bien l'origine du soufisme.
Je mettrais sous peut un article sur le grand soufiste Algérien Cheikh Alawi de Mostaganem. bonne lecture.

Présentation

Les soufis, dont le nom provient de la robe de laine blanche (souf ou çouf) que portaient les premiers mystiques, sont les membres mystiques de l'islam. Le soufisme constitue la doctrine ésotérique (tasawwouf) de l'islam, par opposition à sa partie exotérique, la chariya.

Les mystiques de l'islam

Il semble que le soufisme soit apparu spontanément dans les pays gagnés par l'islam, et le prophète Mahomet lui-même offrait le modèle du mystique lorsqu'il se retirait pour s'abandonner à Dieu. Certes, des influences chrétiennes ou hindoues ont pu s'introduire. Les premiers soufis recherchaient avant tout une règle de vie, un itinéraire spirituel pour aller vers Dieu.

Les premiers groupes s'organisèrent à Koûfa et à Bassorah dès le VIIIe siècle, puis à Bagdad au IXe siècle. De la longue liste des soufis on peut distinguer Hasan al-Basri (mort en 772); Rabiyah, l'ancienne joueuse de flûte devenue sainte (morte en 801); Al-Djounayd (mort en 910); Al-Hallâj, qui connut le martyre à Bagdad en 922, ce qui témoigne de la rupture survenue entre l'orthodoxie et le soufisme; Al-Ghazali (1058-1111), qui parvint à inscrire le mysticisme dans l'orthodoxie; puis Djalal el-Din Roumi (mort en 1273) et l'Andalou Mohiyi ad-Din Ibn Arabi, surnommé Ech Cheikh al-Akbar («le plus grand des maîtres spirituels») (1165-1240).

Les soufis appuient leur expérience sur deux versets coraniques: III-31 «Dis-leur: Si vous aimez Dieu, suivez-moi, il vous aimera et vous pardonnera vos fautes»; et V-54 «Oh vous qui croyez! s'il en est parmi vous qui renient leur religion, certes Dieu suscitera d'autres hommes qu'il aimera et qui l'aimeront.» Les soufis estiment que la clé du mystère divin est l'amour: aussi, contrairement aux tenants des doctrines rationalistes, les soufis se laissent guider par leur sentiment. Cherchant Dieu par un contact intérieur et mettant au centre de leur vie l'amour de Dieu et de l'homme, les soufis se heurtent à l'orthodoxie, qui proclame l'inaccessibilité de Dieu.

Le témoignage et l'existence

On décèle généralement deux moments dans l'histoire du soufisme: les premiers soufis développèrent l'«Unicité du témoignage» (wahdat al Shouhoud) fondée sur le dialogue entre le cœur du mystique et Dieu. Cet échange conduit à la rencontre, à l'identification avec Dieu, à l'anéantissement de la conscience personnelle (Fanâ), à ce «Je» qui valut à Al-Hallâj sa condamnation. Plus tard, on développa l'«Unicité de l'existence» (wahdat al Woujoud), où s'expriment des influences néo-platoniciennes: tout comme le monde terrestre n'est qu'un miroir de l'existence divine, l'esprit humain n'est qu'une incarnation de Dieu. Ce soufisme conduit ainsi au monisme, système philosophique (illustré par Spinoza) selon lequel il n'existe qu'une seule réalité.

Les adeptes du soufisme

Le soufisme est intimement lié aux confréries. Ses adeptes appartiennent à une Tarîqah («sentier»), une confrérie dont les membres sont appelés faqir («pauvre») au Maghreb et darwech («derviche») en Orient. Les confréries constituent les maillons d'une «chaîne» initiatique qui s'est ramifiée depuis les débuts de l'islam. Elles portent le nom du fondateur et sont dirigées par un cheikh («vieux») qui initie les fidèles en leur transmettant sa barakah et leur enseigne le batin («sens caché») du Coran. Les rites diffèrent des rites de l'orthodoxie; ils sont constitués de chants en commun, de poèmes soufis, de danses rituelles et de l'invocation (dhikr) du nom d'Allah faite dans une cellule (khalwoua) pendant une durée souvent ternaire: trois jours, trois semaines, trois mois. Le soufi monte ainsi progressivement vers l'illumination, la «vision de Dieu». Le siège d'une confrérie est appelé zaouia («coin»); autour du cheikh se réunit un nombre variable de disciples. Le soufisme a ainsi conduit au culte des saints (wali, marabout).

Le soufisme, qui a fleuri et s'est maintenu dans presque toutes les régions du monde islamique, sunnite et chiite, continue à être tenu en suspicion par un grand nombre de musulmans de l'orthodoxie.

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La vérité est un pays sans chemin (J.Krishnamurti).
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Harrachi78
05/06/2006, 18h27
[...] les premiers soufis développèrent l'«Unicité du témoignage» fondée sur le dialogue entre le cœur du mystique et Dieu. Cet échange conduit à la rencontre, à l'identification avec Dieu, à l'anéantissement de la conscience personnelle (Fanâ), à ce «Je» qui valut à Al-Hallâj sa condamnation.

Allahu Akbar !!!!! On croirais entendre un bon prêtre méthodiste parler du Christ le Dimanche et de comment l'humain qui est en lui a été habité par le divin qui est en haut pour ne faire qu'un seul être avec Dieu !!! Dieu nous présérve de telles énormités ! Et bien si feu al-Hallâj a été maudit pour avoir dit "Je" (suis Dieu) alors c'est tant mieux, c'est même trés peu !

Plus tard, on développa l'«Unicité de l'existence» où s'expriment des influences néo-platoniciennes : tout comme le monde terrestre n'est qu'un miroir de l'existence divine, l'esprit humain n'est qu'une incarnation de Dieu [...]

Bah si ca se trouve ces gens diront que le prophète a fait ses cours dans une école néoplatonicienne d'Athènes ou d'Alexandrie avant d'entamer sa carrière en Arabie ! Ces sottises ne font que me conforter dans le mépris que je voue à ces gens et à leur méthodes obscures, prétendue "sagesse" à deux sous !