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zek
11/09/2009, 09h13
L’Algérie est-t-elle condamnée à jouer la dernière de la classe en matière de performances économiques dans le Maghreb? Le dernier rapport annuel du Forum économique mondial sur la compétitivité globale 2009/2010 classe l’Algérie 83ème sur une liste de 133 pays.

L’Algérie reste moins compétitive que ses voisins de la région: la Tunisie (40ème) et le Maroc (73ème). Le rapport du Forum économique mondial sur la compétitivité publié ce mardi dresse un tableau peu reluisant de la situation de l’économie nationale. En dépit des nombreuses réformes entamées par le gouvernement, le pays a poursuit sa dégringolade passant de la 81e place à la 83ème place. Le constat du forum est impitoyable: l’Algérie continue de reculer pour devenir la plus faible économie de la région malgré une croissance atteignant en moyenne 4,8% entre 2003 et 2007. «Le climat des affaires est encore plus difficile que dans les années précédentes.

La confiance dans les politiques de l’Etat se détériore. L’Algérie doit non seulement moderniser son environnement institutionnel, mais elle doit également entamer des réformes du marché de travail, qui est l’un des plus rigides au monde». L’Algérie, qui a perdu des points en matière d’index de compétitivité, peut juste se consoler d’être talonnée par la Libye de Mouammar El Kadhafi (88ème). Le Tchad, de Driss Deby et le Zimbabwe de Mugabe ferment ce hit parade mondial. Le classement a été mené par le très sérieux Forum économique mondial (World Economic Forum) en collaboration avec les grandes académies, des instituts et des réseaux de recherche.

Il a été établi sur la base d’une douzaine de critères qualitatifs et quantitatifs: environnement institutionnel (contexte juridique et administratif), stabilité macro-économique, infrastructure, santé et enseignement primaire, innovation, efficience des marchés (financier, de travail, et des biens), aptitude technologique, taille du marché, sophistication des affaires, enseignement supérieur et formation. Le point faible de l’Algérie est dans le manque d’innovation, les exigences de base et les mesures incitatives.

Le seul point fort auquel peut prétendre le pays concerne la stabilité macroéconomique. L’Algérie se place au top 10 des meilleures performances avec un score de 6,96. Il faut dire que l’Etat algérien a réduit considérablement sa dette extérieure et jouit d’une confortable situation financière. Mais la situation reste embrouillée. Sur 134 pays, l’Algérie est parmi les 50 pays qui gaspillent le plus d’argent. La transparence de la politique de l’Etat est le point d’Achille de notre économie. L’Etat fait encore du favoritisme dans les décisions du gouvernement et la qualité du système éducatif est des plus déplorables. Le Forum mondial relève aussi le peu d’intensité de la concurrence locale, l’absence d’un marché financier sophistiqué et le manque d’efficience du marché du travail. Le rapport classe notre voisine, la Tunisie, en tant que 40ème économie la plus compétitive parmi quelque 133 économies de par le monde.

La Tunisie a été classée première en Afrique devant l’Afrique du Sud (45ème), l’Egypte (70ème), le Maroc (73ème). Dans la Zone Euro, elle fait mieux que le Portugal (43ème), la Pologne (46ème), la Slovaquie (47ème), l’Italie (48ème), la Hongrie (58ème), la Turquie (61ème), la Roumanie (64ème) et la Grèce (71ème). Dans le hit parade, il semble que la crise économique et financière ait coûté aux Etats-Unis la première position qu’ils avaient occupée pendant quelques années, une position qui a été occupée par la Suisse dont l’économie semble parmi les plus épargnées par la crise.

Le Financier

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