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Voir la version complète : Le Mali gagne 6 places dans le classement annuel « Doing Business »


zek
11/09/2009, 09h20
L’environnement des affaires s’améliore dans notre pays. Le rapport annuel « Doing Business » de la Banque mondiale pour l'édition 2010, le confirme. Ce rapport, le 7è du genre, a été rendu public, mercredi au siège de l'institution financière internationale à Washington.

Dans notre sous-région, le Mali et Burkina Faso connaissent la plus forte progression grâce aux performances réalisées dans diverses réformes structurantes de leurs économies. Notre pays se classe 156è sur 183 pays classés dans le monde. Le Faso, lui, occupe la 155è place. Avec ce résultat, notre pays améliore de 6 places son classement de l'année dernière.

Sans minimiser la portée de ce classement, le ministre de l'Industrie, des Investissements et du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo, qui a suivi l'événement en direct par vidéoconférence dans les locaux de la représentation locale de la Banque mondiale, a indiqué que le rang ainsi occupé par notre pays n'est qu'une simple indication, le plus important résidant dans l'effort consenti par le gouvernement pour créer un climat favorable à la pratique des affaires dans le pays.

Il s'agit selon Ahmadou Abdoulaye Diallo de propulser notre pays au rang des Etats émergents où il sera désormais facile d'entreprendre pour créer de la richesse. Le rapport indique que le Mali a effectué des réformes dans 5 domaines sur 10 retenus par les enquêteurs de « Doing Business » : l’obtention des permis de construire, l’exécution des contrats, la protection des investisseurs, la création d'entreprise et le commerce transfrontalier. La mise en œuvre de chacune de ces réformes a produit des effets immédiats. Elle a permis par exemple de raccourcir de 30 jours, le délai de branchement au réseau d'eau de l'Energie du Mali.

Par ailleurs, les amendements apportés au code de procédure civile, commerciale et sociale ont permis d'améliorer l'exécution des contrats par l'introduction de délais afin que l'assignation soit signifiée au moment du dépôt, sans intervention d'un juge. La protection des investisseurs a été renforcée par un amendement au code de procédure civile, commerciale et sociale pour faciliter l'accès des actionnaires aux informations sur l'entreprise pendant le procès.

La création d'entreprise est simplifiée par un nouveau guichet unique permettant d'enregistrer une société au greffe du tribunal de commerce et aux services des impôts avec la possibilité de faire une publication en ligne et d'obtenir un numéro d'identification nationale (NINA).

Depuis l'ouverture du guichet unique, le nombre de création d'entreprise est allé crescendo. En juin dernier, 70 nouvelles entreprises ont obtenues leur agrément. Ce nombre est passé à 100 en juillet et à 273 en août, a constaté le ministre de l'Industrie, des Investissements et du Commerce.
Ces réformes ont également permis de mettre en place un système d'échange de données informatisées (EDI), d'améliorer l'utilisation des terminaux par les commerçants maliens et la simplification des documents requis. Elles ont réduit le délai du commerce transfrontalier.
Et le gouvernement va poursuivre ses efforts de réformes en vue d'améliorer davantage son rang dans ce rapport, qui s’impose d’année en année comme un baromètre pour les investisseurs.

Cette année, les enquêteurs de « Doing Business » ont enregistré 67 réformes relatives à la réglementation commerciale dans 29 des 46 pays d'Afrique subsaharienne. Les auteurs du rapport ont souligné les mérites du Rwanda. Pour une fois qu'un pays au sud du Sahara se classe au premier rang des pays réformateurs compte tenu du nombre et de l'impact des réformes mise en œuvre entre juin 2008 et mai 2009. Ce pays des Grands lacs a lancé des reformes dans 7 domaines sur 10 retenus.

Par exemple, un entrepreneur au Rwanda a désormais la possibilité de créer son entreprise avec seulement deux procédures et en seulement trois jours. Les importations et exportations sont plus efficaces et les transferts de propriété s'effectuent plus rapidement grâce à une réorganisation du registre et à des délais réglementaires. Les investisseurs sont mieux protégés, la réorganisation de l'insolvabilité a été simplifiée et un éventail plus vaste d'actifs peut désormais être utilisé comme garantie pour accéder au crédit.

A. O. DIALLO
L'Essor

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