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Voir la version complète : Maroc : La saison estivale de Marrakech et Agadir sauvée par les touristes nationaux


alien
14/09/2009, 16h04
Globalement, les arrivées de touristes ont augmenté de 6% à fin juillet 2009.
Casablanca et Essaouira tirent leur épingle du jeu.
Rabat, Fès, Meknès et Tanger ont reçu peu de monde.Finalement, les craintes exprimées par les hôteliers ne se sont pas confirmées à l’issue d’une saison d’été qui n’a pas été si mauvaise qu’on l’attendait. Le mois de juillet a été clôturé avec une hausse globale des arrivées de 6% (7% pour les MRE et 3% pour les touristes étrangers) et des nuitées de 4%. Mais le plus important est qu’une ville comme Marrakech a réussi, durant ce mois, à inverser la tendance baissière de ses nuitées, et ce, malgré la crise et l’augmentation de la capacité d’hébergement des établissements classés de la ville.

La tendance pour le mois d’août semble également rassurante, selon de nombreux hôteliers, du moins pour les trois premières semaines, car l’historique des fréquentations de la ville ocre montre nettement que la dernière semaine d’août est généralement calme, Ramadan ou pas.
«Malgré la baisse globale due à la crise économique internationale, on a réussi à sauver les meubles grâce aux ventes de dernière minute mais aussi grâce à la clientèle marocaine», se réjouit Jean Jacques Boucher, DG de FRAM Maroc. Pour le mois d’août, il confie que «les trois premières semaines du mois d’août ont été correctes, et les réservations pour septembre ne s’annoncent pas si mal».

A Agadir, le taux d’occupation a atteint 73% en juillet
Dans l’ensemble, on ressent que le moral s’améliore chez les hôteliers de Marrakech, même si, ici et là, des voix dissonantes avancent qu’il n’y a aucune amélioration ou qu’il ne faut pas seulement prendre en considération la petite hausse des nuitées, mais le taux d’occupation qui ne cesse de dégringoler, s’établissant à 43%, alors qu’il y a deux ans, il avoisinait les 60%. Ou bien encore que les locations informelles continuent de miner le tourisme dans cette ville...

A Agadir, le mois de juillet est jugé «excellent» par Abderrahim Oumani, le président du Conseil régional du tourisme (CRT) de la ville. Idem pour les deux premières semaines d’août. Et n’eut été Ramadan, la tendance aurait pu se poursuivre. En effet, durant le mois de juillet, le nombre de nuitées enregistrées a progressé de 2%, et surtout le taux d’occupation a atteint 73%.

Là encore, et comme pour Marrakech, les nationaux ont joué un rôle important, en procurant à la ville 24% de ses nuitées. Ils se classent ainsi en deuxième position après le marché français qui totalise 29% des nuitées, alors qu’il y a cinq ans , relève M. Oumani, les Marocains étaient classés en 5e position.

Ainsi, Agadir est en voie de retrouver son prestige d’antan. En témoigne la décision récente de deux compagnies aériennes, Easy jet et Rayan Air, d’ouvrir prochainement une douzaine de nouvelles dessertes, à partir des villes européennes, ce qui procurera à la capitale du Souss quelque 3 500 touristes supplémentaires potentiels par semaine. Mais, c’est surtout l’ouverture de l’autoroute Marrakech-Agadir, prévue pour l’été 2010, qui va drainer vers cette destination beaucoup plus de nationaux qu’aujourd’hui.

Sauf, explique le président du CRT, qu’il faut se préparer à recevoir dans de bonnes conditions ces nationaux. «Kounouz Biladi est une bonne initiative, mais elle n’est pas suffisante», dit-il.

A Casablanca, malgré un très léger repli du nombre de nuitées, les hôteliers ne se plaignent pas non plus. Il en est de même pour Essaouira.En revanche, des villes comme Rabat, Fès ou Meknès ont connu une saison estivale plutôt mauvaise. Mais ceux qui sont les plus déçus, ce sont les hôteliers des villes côtières du Nord dont la clientèle nationale est moins nombreuse que d’habitude en juillet et durant les deux premières semaines d’août.

Mustapha Boucetta, le président du CRT de Tanger, s’interroge déjà sur le niveau d’activité de la saison prochaine durant laquelle Ramadan coïncidera avec le mois d’août. Avec la montée en puissance de la station de Saïdia, dont les deux hôtels n’ont pas désempli durant l’été, la situation risque d’être encore plus compliquée pour la capitale du détroit.

La Vie Eco

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