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Voir la version complète : 100 milliards de dinars seront alloués à la Recherche scientifique


icosium
15/09/2009, 00h30
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a présidé hier une réunion d'évaluation du secteur de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Une occasion pour le chef de l'Etat de revenir sur les efforts consentis par l'Etat au profit de l'enseignement supérieur, réaffirmant "la détermination de l'Etat à réunir tous les moyens pour l'amélioration de la qualité de la formation et de l'encadrement et à offrir aux enseignants chercheurs un environnement socioprofessionnel, à même de leur permettre d'assurer leur mission dans les meilleures conditions".

Dans ce sens, le président de la République a précisé que ce secteur doit veiller, à travers ses actions, à décloisonner la recherche universitaire et s'ouvrir sur les entreprises et les institutions sociales, à travers la concertation avec les sociétés scientifiques en vue d'accompagner les politiques de santé publique, les industriels et les associations professionnelles en vue d'accompagner la mise en place de la relance industrielle. Cela passe également par le développement et la promotion de la coopération et des échanges avec les secteurs utilisateurs, pour assurer la valorisation et le transfert des techniques, des technologies et des connaissances nouvelles, notamment en direction des entreprises.

Il s'agit également, selon le chef de l'Etat, de favoriser la valorisation des résultats de la recherche par le renforcement des dispositifs de numérisation et la consultation en ligne des thèses mémoire et activités scientifiques, mais aussi de renforcer les capacités d'expertise et d'étude en sciences sociales et sciences humaines sur les questions d'intérêt majeur et stratégique de la société algérienne. Ainsi, le président de la République a souligné que "les efforts consentis par l'Etat seront poursuivis au profit de la recherche scientifique et du développement technologique", avant de rappeler la nécessité, pour le secteur, "de veiller au parachèvement de la construction du système national de la recherche afin de permettre à notre pays de s'inscrire dans le mouvement universel du développement qui s'appuie principalement sur l'économie de la connaissance".

Le président Bouteflika a aussi réaffirmé "la volonté de l'Etat à poursuivre les efforts d'amélioration des conditions d'études et de vie des étudiants" et insisté sur "l'impérieuse nécessité de réaliser les infrastructures dans les délais impartis", en accordant "une place prépondérante aux aspects architecturaux, esthétiques et environnementaux des ouvrages". Dans ce sens, le chef de l'Etat a demandé au gouvernement de poursuivre et d'intensifier les réformes engagées, au niveau de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur, en vue de promouvoir les disciplines scientifiques et techniques, mais, a précisé le président de la République, "l'Algérie a toujours besoin de la formation en sciences sociales et humaines, pour promouvoir sa culture et son identité, assurer une dynamique équilibrée de la société et encadrer le service public.

Le développement économique et technique exige des compétences et des spécialités de haut niveau que l'université doit lui offrir. En définitive, cette adéquation des flux de formation avec les besoins exprimés par la société et l'économie sera à même de renforcer la synergie entre l'université et son environnement national, tout comme elle facilitera l'accès des diplômés universitaires au marché du travail". Notons dans ce sens que dans le cadre de la mise en plan des programmes nationaux de recherche, plus de 1000 experts, relevant de tous les secteurs socio-économiques, ainsi que des compétences universitaires à l'intérieur et à l'extérieur du pays, ont été mobilisés. Aussi, sept plateaux techniques et d'unités de recherche de soutien et d'aide au diagnostic (URSAD), 03 pôles de compétitivité dans le domaine des industries électroniques, un Centre national de recherche sur les technologies agroalimentaires, un centre en nanotechnologie, un centre de recherche en mines et métallurgie, et 15 nouveaux centres de recherche seront réalisés.

Notons également que le nombre d'enseignants chercheurs impliqués dans les laboratoires de recherche est passé de 17 000 en 2008 à 21 000 en 2009, et le nombre de chercheurs permanents a progressé de 1 500 à 1 900 pour la même période, parallèlement au travail qui est également entrepris en vue de mobiliser les compétences nationales établies à l'étranger, et qui s'est déjà traduit par l'installation de 20 réseaux thématiques impliquant également des compétences locales. Par ailleurs, la mise en valeur du réseau en photonique et laser "Nour 21" va doter le pays, au courant de l'année 2010, d'une véritable industrie des lasers.

Les efforts en matière de promotion de la recherche scientifique ne s'arrêtent pas là. Le financement du secteur sur le budget de l'Etat a atteint près de 50 milliards DA pour la période 2005-2009, et une enveloppe financière de 100 milliards DA lui est consacrée pour les cinq prochaines années. En outre, des mesures incitatives ont été arrêtées pour la promotion et le développement de la recherche, parmi lesquelles des incitations fiscales en direction des entreprises pour leurs activités de recherche et la suppression de la TVA pour l'acquisition de matériel et équipement scientifique. Aussi, le secteur envisage l'organisation de la semaine de la recherche, prévue au courant du mois d'octobre 2009, où plus de 150 produits innovants et valorisables recensés seront exposés. Ils permettront d'identifier les projets pouvant donner lieu à la création de "pépinières", de "Start up" et "d'incubateurs" qui évolueront en PME en coordination avec l'Agence nationale de valorisation des résultats de la recherche et du développement technologique (ANVREDET). D'un point de vue plus global, le bilan du secteur fait ressortir de grandes réalisations sur le plan pédagogique d'abord avec l'ouverture de classes préparatoires aux écoles nationales, en sciences et technologie, en sciences économiques, commerciales et de gestion, ainsi que des classes préparatoires intégrées en informatique et en architecture, la création de nouvelles écoles supérieures spécialisées en technologie, journalisme, sciences politiques et management, l'ouverture de filières à recrutement national, notamment dans les disciplines scientifiques et technologiques, l'amélioration de la qualité de l'encadrement par la poursuite de l'exécution du plan de formation des formateurs, la mise en place d'un dispositif d'évaluation et d'assurance qualité à partir de la rentrée 2009-2010.

Par ailleurs, le réseau de visioconférences et de télé-enseignement, qui est déjà opérationnel au niveau des universités, sera élargi à partir de la rentrée 2009-2010 aux écoles préparatoires et aux écoles nationales. Ce nouveau mode d'apprentissage sera renforcé par la mise en place de la chaîne universitaire du savoir qui sera opérationnelle au courant du deuxième semestre 2010. Aussi, l'année universitaire 2009-2010 sera marquée par l'extension du système LMD à travers l'ouverture de nouvelles licences, de nouveaux masters et du cycle de Doctorat qui vient parachever la nouvelle architecture des enseignements. En outre, et en application de la décision du président de la République, qui prendra effet à compter de la rentrée universitaire 2009-2010, les bourses en graduation des étudiants sont augmentées de 50% en même temps qu'est instituée, pour la première fois, une bourse mensuelle de 12 000 DA pour les étudiants en doctorat. Samira G.

N.B
Le Maghreb

taurus
15/09/2009, 10h03
aouwwwwwwwww ???? c'est quoi ca ?? chaque 6 mois on nous annonce 100 milliard de dinar pour la recherche ??? et sur le terrain walou ???? :twisted:

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