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gdesmon
15/09/2009, 20h32
Ces classements faits par des anglo-saxon c'est du vent ...

Les chiffres sont là, les universités francaises sont morcelées et séparées des écoles d'ingénieurs, ce qui n'est pas le cas des pays cités en référence dans le top. Récemment, j'ai perdu la source, on pouvait lire que les trois univsersités qui attirent la moitié des étudiants en Europe sont : anglaise, francaise et allemande. La France attire le plus d'étudiants étrangers.

Les écoles d'ingénieurs françaises ont la cote en Chine

AUTEUR: Pech, Marie-Estelle RUBRIQUE: FRANCE; Copyright 2008 Le Figaro Tous droits réservés

Les projets entre grandes écoles françaises et universités chinoises se multiplient pour former les cadres des entreprises étrangères.



« LES FORMATIONS à la française sont plus complètes que les chinoises, à la fois plus ouvertes et davantage axées sur le monde de l'entreprise. » Xin Yan, 24 ans, est inscrite dans un « mastère spécialisé » en management de l'énergie commun à l'École des mines de Paris et à l'université de Tsinghua, à Pékin, et inauguré cette semaine. Dans un amphithéâtre de cette grande université à l'allure moderne, la plus sélective et la meilleure de Chine, des étudiants font l'éloge des formations d'études supérieures à la française et plus spécifiquement des écoles d'ingénieurs. Certes, cette quinzaine de jeunes Chinois a d'abord choisi d'effectuer quelques mois de leur scolarité en France pour des raisons avant tout culturelles. L'un a lu « tous les romans de Jules Verne », l'autre se dit « passionné par l'histoire française », un troisième estime enfin que « la France est le pays le plus romantique ». Considérés ici comme la crème de la crème, ces cerveaux auraient pu prétendre fouler les campus de Harvard ou de Princeton aux États-Unis. S'ils ont préféré la France, c'est aussi parce qu'ils espèrent travailler, en Chine, pour des entreprises françaises ou internationales, très friandes de ces recrues à la double compétence culturelle. Ils pensent ainsi à Saint-Gobain, Suez, Areva ou Veolia... Su Jiachen, 25 ans, effectuera son stage de fin d'études chez Total, qui finance intégralement sa formation de 28 000 euros pour un an d'études. Lors de son séjour en France, la jeune fille dit avoir « appris des Français, beaucoup plus tranchés que les Chinois dans les négociations ». Prévoyante, Michèle Terminet Schuppon, chargée des relations avec les universités pour Total en Chine, lui a fait signer un contrat de « trois ans » pour qu'elle vienne ensuite travailler dans son entreprise. « La concurrence est rude. Tout le monde s'arrache les jeunes Chinois à haut potentiel, formés à l'international. » Si les universités locales sont « très bonnes en technique, la France apporte quelque chose en termes de management, de prise de décision, de créativité ou de communication », estime cette responsable. Benoît Legait, directeur de l'École des mines, se défend d'avoir cédé à une « mode » en implantant ses deux formations en environnement et énergie. « Depuis trois ans, nous recevons de nombreux coups de fil de grands groupes internationaux, désireux de voir se développer ces formations. Ils veulent tous des étudiants de Tsinghua avec le petit plus français... »

Un foisonnement de formations

Plus de 400 accords de coopérations universitaires existent déjà entre la France et la Chine. Les écoles d'ingénieurs comme l'Insa ou de commerce comme HEC ou l'Essec y ont un
représentant permanent. De façon plus aléatoire, les universités françaises ont aussi noué des contacts. « Les grandes écoles ont compris l'enjeu que représentait la Chine et les universités commencent à s'y mettre. Nous avons des visites de présidents d'université français tous les quinze jours », souligne Donatienne Hissard, conseillère culturelle, à l'ambassade de France. Seul problème : ce foisonnement de formations recouvre parfois des coquilles vides. La création d'un diplôme franco-chinois concernant une poignée d'étudiants repose souvent essentiellement sur la volonté d'un professeur. Celui-ci parti, la formation tombe parfois en déshérence. Certains projets de grande ampleur paraissent plus pérennes. Le plus spectaculaire est celui de l'École centrale qui, il y a deux ans, a implanté une formation totalement « offshore » à Pékin, décalque adapté de celle de Paris. Autre projet : le pôle ParisTech qui regroupe notamment Polytechnique et les Ponts entend ouvrir en septembre 2008 une école franco-chinoise d'ingénieurs à Shanghaï. En septembre dernier, une école d'aéronautique a ouvert ses portes à l'université de Tiangin, en partenariat avec l'École nationale de l'aviation civile. Ce type de formation trouve grâce aux yeux des autorités chinoises qui craignent une fuite des cerveaux. Le nombre de Chinois inscrits dans les seules grandes écoles françaises a en effet doublé en deux ans.

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