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Voir la version complète : Lapidaire


baudelaire
15/04/2003, 02h31
Un enfant au abois perdit l'aurore il part, il court, il veut rattraper son ombre, il devine son mal, se ride, et Tomba en défaillance.

Ses trente hivers sans gloire lui valurent un honteux oublis, attablé sur la rive de l'amertume il attend...

Paria

Le ciel m'abandonne il cède et fuit

Mes appels muets paria que je suis

Tant d'insultes sacrées et d'index mortels,

méprisé pourchassé sacrifié sur l'autel

Trente deux hiver me valurent l'amertume

D'une lumière sans chaleur mon âme se consume

Ruminant honnêtement les farces de la canne

Dictant mes pas au pays des arcanes

Sur le planché des damnés se livra la destiné

Da la liberté festin aux bonheurs des prosternés

Oh! ...

Que de louanges blâmés et d'indociles errements

Les conquêtes de vertus se noyèrent de tourments!...

Maudirai-je cette plume qui ne sait mentir,
Ou les proses de la vie, que dire ?

Fidèle aux écrits des moqueries artistiques

Des larmes singulières charmantes la musique

De l'humble satire cellule

Faite de prières féroces et de joies libellules

Sous l'éclat calme des lampadaire

Je sculpte l'aurore tel un lapidaire

morjane
15/04/2003, 09h58
Trente deux hivers sur la rive de l'Amertume
Le soleil s'en fut sur d'autres rives,vécus
Et puis maudissant un ciel si funeste
l'ombre se raprocha du gamin aux abois
L'ombre timidement s'incrustra
Et noyant le chagrin
Retrouva le chemin du gamin
Trente deux soleil de printemps
Naquirent ainsi
Au diable l'amertume!
De tes lèvres perfides
Ma langue a gouté
Ce venin
Je n'en veux point
Passe ton chemin,
Je veux vivre ma faim
Retrouver le gout du rire
Et des larmes noyer
l'oubli de ma nuit
dans lequel je fus plongé!


morjane