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Voir la version complète : Fitch Ratings confirme la résilience de l'économie marocaine


Tanger
17/09/2009, 15h28
L'Agence internationale de notation, Fitch Ratings, vient de confirmer que l'économie marocaine a résisté à la crise internationale. http://www.lematin.ma/Images/pixel.gifUne certaine capacité que l'on impute pour l'essentiel au rebond de production agricole, mais aussi et surtout au fait que la texture nationale aura indéniablement mis à profit la diversification et l'orientation de l'économie vers les industries et les services orientés vers l'export, ainsi que des grands projets d'investissement notamment dans l'infrastructure et le logement. Confirmant lundi dernier le niveau de notation «Investment grade» attribué au Royaume, avec une perspective stable, une note reflétant les progrès réalisés par le Royaume aussi bien sur le plan économique que politique, l'agence indique que la dette en devises et la dette en monnaie locale sont ainsi assorties, respectivement, des notes BBB- et BBB. La note F3 de la dette à court terme en devises et la note de plafond souverain BBB ont également été confirmées.

Pour Fitch Ratings, «les confirmations de ces niveaux de notation sont soutenues par la résilience de l'économie marocaine face à la crise économique internationale, l'amélioration continue des finances publiques et la stabilité du système politique marocain». Le progrès réalisé en matière de diversification de l'économie marocaine notamment vers les activités à plus forte valeur ajoutée et qui s'est traduit par un taux de croissance soutenu, sera un élément clef dans l'exercice d'évaluation du rating à moyen terme.
Selon l'Agence, le solde budgétaire s'est amélioré au cours de ces trois dernières années en raison des performances enregistrées au niveau des recettes fiscales et au niveau du contrôle de la dépense, et ce, malgré une augmentation importante des charges de compensation au titre des produits alimentaires et pétroliers. Cela a permis de réduire progressivement le ratio d'endettement qui a atteint 47,3% du PIB en 2008.

La position budgétaire s'est sensiblement consolidée en dépit des dépenses importantes de compensation, liées à l'augmentation du prix du pétrole, en liaison avec le bon comportement des recettes fiscales. En outre, il y a lieu de souligner l'indépendance du budget de l'Etat par rapport aux recettes de privatisation au cours des dernières années. Les banques marocaines n'ont pas été impactées par la crise financière globale en raison de leur intégration relativement limitée dans le système financier global et d'une régulation rigoureuse par Bank Al Maghrib. L'an dernier, la conduite de la politique monétaire est intervenue dans un contexte marqué par la poursuite de la croissance des secteurs non agricoles à un rythme élevé, la flambée des prix des matières premières et du pétrole sur le marché international ainsi que par un resserrement des trésoreries bancaires.

Face à cette situation, les autorités monétaires ont mené une politique monétaire visant à approvisionner le marché monétaire en liquidité en vue de maintenir les taux d'intérêt dans une trajectoire compatible avec son objectif d'inflation tout en accompagnant à la fois l'épargne et l'activité économique. En fait, dès le déclenchement de la crise sur le plan international, les banques ont été tenues à davantage de vigilance pour le suivi de la qualité aussi bien des actifs étrangers détenus dans leurs portefeuilles que de leurs contreparties. D'ailleurs certaines investigations menées dans ce sens montrent que l'exposition du secteur bancaire aux facteurs de risques ainsi que les canaux de contagion purement financiers de la crise sont très limités.

La part des actifs étrangers est faible, les banques ne détiennent pas de produits dits « toxiques » et les risques sur les contreparties étrangères sont maîtrisés.. A noter que la position extérieure nette du Maroc reste meilleure que la médiane des pays notés dans la catégorie BBB et les réserves de changes restent à un niveau confortable, a nuancé Fitch Ratings. En termes de perspectives, Fitch s'attend à ce que les principaux ratios de solvabilité des finances publiques et des finances extérieures convergent vers les valeurs médianes des pays notés dans la catégorie « Investment grade ». Par Abdelali Boukhalef | LE MATIN

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