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Voir la version complète : 43% des ménages bénéficient de la distribution du gaz par réseau


nacer-eddine06
26/09/2009, 08h58
Par : Hafida Ameyar

“100% des citoyens ont accès au gaz, gaz naturel et gaz en bouteille (GNL), contrairement à certains pays, même des pays développés.” C’est ce qu’a déclaré, jeudi, Chakib Khelil, à l’issue de la présentation du programme indicatif d’approvisionnement du marché national en gaz 2009-2018.

Le ministre de l’Énergie et des Mines a également rappelé que la production nationale du gaz est d’environ 130 milliards de mètres cubes (m3), en soutenant qu’en Algérie, “il n’y a pas de foyer sans gaz et il ne manque pas aussi d’électricité”. Pourtant, bien que la consommation du gaz naturel occupe une part importante dans le bilan énergétique national, elle reste encore absente dans beaucoup de maisons.
D’ailleurs, le président de la Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg), Nadjib Othmane, l’a confirmé, en notant qu’“il y a des foyers sans gaz (naturel)” et en précisant que seuls 43% des ménages bénéficient de “la distribution de gaz par réseau”. M. Saïdani, un autre cadre de la Creg, est allé dans le même sens, insistant, comme l’a fait son supérieur, sur la volonté des dirigeants de généraliser l’accès au gaz naturel dans l’ensemble des foyers. Plus précis, ce directeur a indiqué, dans ce cadre, que 350 milliards de dinars ont été mobilisés, de 2001 à ce jour, pour la réalisation du “programme de raccordement du gaz, qui touchera même les localités lointaines”.
Dans le document relatif au programme indicatif d’approvisionnement du marché national en gaz, pour la période 2009-2018, et dont une copie a été remise aux médias, il est signalé que la consommation globale en gaz naturel s’est élevée à 26,6 milliards de m3 durant l’exercice 2008, dont 11,7 milliards de m3 (soit 44% de la consommation) au niveau des centrales électriques, 9,7 milliards de m3 (soit 36% de la consommation) au niveau des clients industriels et 5,2 milliards de m3 au niveau des distributions publiques (soit 20%). Celles-ci, énonce-t-on, englobent aussi bien les petites et moyennes entreprises (PME/PMI) que les ménages et les artisans. D’après la Creg, initiatrice du programme indicatif d’approvisionnement en gaz (conformément à la loi 02-01 du 5 février 2002 sur l’électricité et la distribution du gaz par canalisations), trois tendances d’évolution de la demande future en gaz se dessinent pour la période allant de 2009 à 2018. Dans le premier scénario (scénario faible), la demande connaîtra une croissance de 6,6% dans la prochaine décennie et atteindra les 50 milliards de m3 en 2018. Dans le second (scénario moyen), la consommation atteindra les 54 milliards de m3, soit une croissance de 7,4%. Dans le dernier scénario (scénario fort), la Creg estime que la consommation atteindra le seuil des 63 milliards de m3 d’ici à 2018, soit une croissance de 9%. En plus clair, la consommation nationale en gaz va se situer entre 50 et 60 milliards de m3 à l’horizon 2018, soit l’équivalent de la consommation en 2007 de l’Espagne et de la Turquie réunies !
L’autre information à retenir nous renvoie au scénario moyen et donc à la consommation nationale en gaz, qui est estimée à 54 milliards de m3 en 2018 et qui suscitera un taux de croissance moyenne de 6,6%. Selon les rédacteurs du programme indicatif, cette évolution est justifiée par un certain nombre d’éléments. Concernant la clientèle industrielle, sa consommation en gaz passera de 10,6% en 2009 à 30 milliards de m3 en 2018, soit un taux de croissance annuel important de l’ordre de 11%, rendu possible grâce à “l’apparition de nouveaux projets pétrochimiques”. Pour ce qui est de la distribution publique, sa consommation, y compris la consommation domestique, connaîtra une évolution relativement importante, puisqu’elle passera de 5,7 milliards de m3 en 2009 à 9,1 milliards de m3 en 2018, grâce à “la concrétisation des différents programmes de développement du gaz”. Seule la consommation des centrales électriques affichera un taux de croissance relativement faible sur la période 2009- 2018 (2,4%), en raison surtout de “l’intégration de cycle combiné qui présente une meilleure efficacité énergétique”.

Hafida Ameyar
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