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Voir la version complète : Développement humain : la Tunisie 98ème dans le monde


DZone
05/10/2009, 23h04
La Tunisie est classée deuxième au Maghreb et dixième dans le monde arabe, selon le classement annuel du PNUD rendu public lundi, et qui confirme le hiatus persistant entre Nord et Sud en matière de développement humain.

La Tunisie vient en quatre vingt dix huitième position (98ème) de l’indice de développement humain, compilé par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). La Tunisie est devancée dans la région arabe par le Koweït (31ème), Qatar (33ème), Emirats arabes Unis (35ème), Bahreïn (39ème), Libye (55ème), Oman (56ème), Arabie Saoudite (59ème), Liban (83ème) et Jordanie (96ème). Elle précède toutefois la Syrie (107ème), les territoires palestiniens occupés (110ème), l’Egypte (123ème) et le Yémen (140ème).

La Tunisie est, par ailleurs, classée deuxième au Maghreb (après la Jamahiriya libyenne) et avant l’Algérie (104ème), le Maroc (130ème) et la Mauritanie (154ème).

Ce rapport qui se base sur des données collectées en 2007, avant la crise économique, confirme les disparités qui séparent le Nord et le Sud en matière de développement. La Norvège conserve allègrement sa première position talonnée par l'Australie, l'Islande et le Canada. Le Niger est en queue du peloton, et occupe la toute dernière place (182ème).

Le rapport du PNUD se base sur des indicateurs socio-économiques liés à l’espérance de vie à la naissance, au taux de scolarisation, au taux d’alphabétisation, au PIB par habitant, au taux de croissance etc.

Intitulé "Lever les barrières: mobilité et développement humains", le rapport 2009 fait un plaidoyer en faveur de la migration comme facteur de croissance et de développement.

L’agence onusienne entend "bousculer les idées reçues sur la migration". "Lorsque la récession mondiale sera terminée, la demande de main-d'oeuvre émigrée repartira à la hausse", souligne la responsable du rapport Jeni Klugman.
"La récession représente justement une occasion toute particulière de faire avancer les débats et les réformes sur les politiques migratoires", ajoute-t-elle.

"L'heure n'est pas au protectionnisme anti-immigrants mais plutôt aux réformes qui promeuvent des avantages à long terme", poursuit-elle, tout en reconnaissant que "convaincre l'opinion publique d'un tel engagement demande du courage".


Gnet et Agences

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