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transit
06/10/2009, 12h48
Energie solaire: Des investisseurs intéressés par Desertec en Algerie


L’Algérie pense sérieusement à l’après-pétrole. Elle fait de l’énergie renouvelable et, particulièrement, de l’énergie solaire son cheval de bataille. Même si son exploitation présente encore des défis, l’évolution rapide sur le plan technologique laisse à penser que ces derniers seront relevés bien plus vite qu’on ne le pense. Autrement dit, les grandes manœuvres commencent et l’Algérie devrait être aux premières loges au vu du gigantesque potentiel solaire dont elle dispose.
L’Algérie est au centre du projet Desertec qui prévoit l’exploitation du potentiel solaire des déserts d’Afrique du Nord pour fournir de l’électricité à tout le bassin méditerranéen et l’Europe. Le Maroc sera l’un des premiers à être servis. D’ailleurs, ce projet grandiose attise de nombreuses convoitises.

Ainsi, le quotidien allemand Handelsblatt a indiqué, la semaine dernière, que le groupe français EDF, l’italien Enel, l’espagnol Red Electrica Espana, ABB, mais aussi des entreprises marocaines, tunisiennes et égyptiennes sont en négociations pour agrandir le cercle des investisseurs ayant initié le projet. «La liste de ceux qui ont manifesté leur intérêt est longue», commente Ernst Rauch, directeur du projet Desertec, cité dans le Handelsblatt.

Rappelons que Desertec avait été lancé en juillet par 12 entreprises. Outre le groupe algérien Cevital, parmi les signataires, figurent les principaux acteurs européens du solaire thermique, à leur tête les deux géants allemands de l’énergie EON et RWE. Il s’agit également de la banque Deutsche Bank, du groupe Siemens (qui construit à la fois des turbines à vapeur géantes pour ce type de centrale et des lignes de transmission électrique), des groupes solaires allemands Solar Millenium et son rival Schott Solar. L’on cite également la société d’ingénierie M+W Zander, et la banque allemande HSH Nordbank, mais aussi l’installateur de centrales solaires espagnol Abengoa Solar et le géant suisse ABB, leader mondial des transmissions. L’association européenne du solaire à concentration (Estela) est également membre de Desertec.

L’agenda de Desertec prévoit de fournir d’ici 3 ans des «plans d’investissement réalisables» pour la création de ce réseau de centrales solaires, avec comme projection un investissement de 400 milliards d’euros, dont 350 milliards pour la construction des centrales. Le reste étant destiné à l’installation du réseau de transport du courant.

Desertec, l’une des plus importantes initiatives privées en matière d’électricité écologique de tous les temps, devrait être opérationnel d’ici 10 à 15 ans.

Source : L'Economiste

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