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Voir la version complète : ENERGIES RENOUVELABLES EN ALGÉRIE: L’Italie veut sa part du marché


DZone
06/10/2009, 23h30
Des entreprises italiennes de haut niveau seront présentes lors de la 16e Conférence internationale du gaz liquéfié, GNL16.

«L’Algérie, notamment la région ouest du pays, offre un cadre aussi important que fructueux pour les investissements étrangers, en général, et italiens, en particulier.» C’est ce qu’a laissé entendre Giampaolo Cantini, ambassadeur d’Italie venu en éclaireur suivre de près les offres italiennes sur un terrain aussi fertile que vierge que représente l’Oranie.

L’investissement italien en Algérie et les rapports économiques algéro-italiens ont été les principaux sujets abordés hier, par l’ambassadeur italien. M.Giampaolo Cantini a traduit la volonté de son pays de confirmer l’ancrage et la forte présence italienne tant sur le plan économique que social en Algérie, particulièrement dans la région ouest du pays.

En plus des grandes entreprises déjà présentes dans le domaine des hydrocarbures, d’autres non moins importantes sont désireuses de s’implanter en partenariat en Algérie d’autant que plusieurs secteurs constituent le centre majeur des intérêts italiens comme les énergies renouvelables.

«Le secteur des énergies renouvelables constitue un grand intérêt pour l’Italie», a indiqué M.Giampaolo, annonçant qu’une table ronde au cours de laquelle la question de l’énergie et des hydrocarbures ponctuera les Journées italiennes à Oran.

L’Italie prend au sérieux cette question vu que parmi les principaux fournisseurs en la matière, l’Algérie joue un rôle prépondérant. C’est ainsi que des entreprises italiennes de haut niveau seront présentes lors de la 16e Conférence internationale du gaz liquéfié, GNL16.

En plus de l’énergie, il semblerait que le secteur du bâtiment et des travaux publics et hydrauliques (Btph) revêt un intérêt particulier pour les entreprises italiennes. En ce sens, une réunion à huis clos a rassemblé, hier, les membres de l’exécutif de la wilaya d’Oran à laquelle ont pris part les différents acteurs ayant une relation directe avec le secteur.

Selon des sources très fiables, l’ordre du jour de la rencontre bilatérale a été axé essentiellement sur la présentation des nouvelles technologies dans le domaine du Btph.

Toujours dans le même ordre d’idées, le représentant diplomatique italien à Alger a annoncé que la politique de partenariat économique et industriel de son pays comprend plusieurs chapitres, à commencer par la requalification des entreprises algériennes.

«L’Italie peut apporter une aide agissante quant à la mise à niveau de l’industrie algérienne», a-t-il affirmé, ajoutant dans ce sens, que son pays affiche son aptitude au transfert du savoir-faire italien vers l’Algérie. Ce sont là les grandes lignes de la politique d’investissement italienne en Algérie avant d’afficher les échanges fructueux algéro-italiens.

En effet, selon Giampaolo Cantini, le volume des échanges économiques algéro-italiens dépasse les 11 milliards d’euros tandis que les exportations italiennes vers l’Algérie sont de l’ordre de trois milliards d’euros.

Durant la période allant de janvier au 30 septembre dernier, 6000 visas ont été octroyés aux Algériens, avec une augmentation du nombre de visas d’affaires, a révélé Gianpaolo Cantini en marge de ces journées.

Le volume des visas délivrés aux Algériens est en «constante croissance ces dernières années», a-t-il affirmé, notant des «indices révélateurs de la qualité existante entre les deux pays sur le plan de la circulation des biens et des personnes».

Selon l’ambassadeur, environ 20.000 ressortissants algériens sont installés légalement en Italie.

Wahib AÏT OUAKLI
L'Expression

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