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jawzia
08/10/2009, 18h31
La concurrence des pays émergents met la chimie européenne sous pression
LE MONDE | 08.10.09 | 15h19 • Mis à jour le 08.10.09 | 15h19

Jusqu'à novembre 2008, les chimistes européens (1,2 million de salariés et 537 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2007) se préoccupaient surtout de l'impact des cours erratiques du pétrole, du gaz et des principales matières premières (éthanol, huiles végétales...) sur leur activité. Après la crise financière d'octobre 2008, et l'effondrement des commandes, ces sociétés redoutent aujourd'hui de faire les frais d'une redistribution des cartes au profit des pays émergents.

Au Moyen Orient, les pays producteurs de pétrole se présentent désormais comme des rivaux de premier plan sur le marché de la chimie de base et de la pétrochimie (naphta, éthylène, solvants...). Les banques et fonds d'investissement islamiques, plutôt épargnés par la crise financière, sont les seuls à pouvoir proposer des méga-financements pour des projets industriels géants. "Compte tenu de leur accès à des produits de base bon marché, les pétrochimistes du Moyen Orient ont une structure de coût de moitié inférieure à celle de leurs compétiteurs européens et américains", indique une étude du cabinet Booz & co sur "La crise dans la chimie".

Les chimistes européens dits "de spécialités", qui produisent des produits spécifiques pour le reste de l'industrie, ne sont pas mieux lotis que les groupes de base. Profitant du coût d'accès au marché moins onéreux (comparé à l'importance des investissements en pétrochimie), de nouveaux entrants, surtout chinois et indiens, ont fait irruption sur les marchés traditionnels des producteurs européens. Cette rivalité est d'autant plus ressentie que les chimistes européens innovent lentement et peinent à réorganiser leur activité en fonction des nouvelles exigences climatiques et environnementales. Enfin, la lente remontée des prix des matières premières depuis le début de l'année, rend difficile une hausse des prix de vente alors que la demande reste faible, indique l'agence de notation financière Standard and Poor's. Seuls les producteurs de gaz industriels et les spécialistes des cosmétiques et des produits phytosanitaires (pesticides) peuvent prétendre tirer leur épingle du jeu.

Forte intégration

Un rapport de la Commission européenne sur la compétitivité de la chimie en Europe (High leverage groupe, HLG) et auquel huit groupes chimiques ont participé, atténue toutefois la sévérité du constat. En Europe, le secteur compense partiellement le coût élevé des sources d'énergie et des produits de base par un haut niveau d'intégration. Les 300 unités de production de l'Union sont regroupées pour la plupart en pôles (ou "clusters") ce qui leur permet de réduire les charges en partageant infrastructures de transports, services, et accès aux clients.

Parallèlement, un effort important a été consenti en recherche et développement pour commercialiser des matériaux nouveaux capables de réduire l'impact financier et environnemental de produits anciens, plus coûteux en énergies fossiles. Ces produits innovants - mais d'un prix élevé eux aussi - ne peuvent trouver leur marché qu'à une condition : que les prix du pétrole et du gaz demeurent élevés.

Yves Mamou

DZmes Bond
08/10/2009, 18h48
J'en avais parlé en début d'années il me semble.
La chimie européennes et US est sous pression.
L'Algérie peut créer beaucoup d'emplois car elle a tous les atouts nécessaires pour produire moins cher. Un des pôles de l'industrie devrait justement être la chimie.
Prenons exemple sur le géant saoudien Sabic. ;)

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