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gdesmon
08/10/2009, 23h35
La Tribune.fr - 08/10/2009 |

La Smart électrique sera produite à Hambach en Moselle. Dieter Zetsche, le patron de Daimler, propriétaire de la marque, l'a annoncé ce jeudi à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy sur le site qui fabrique déjà les versions essence et diesel de la mini voiture urbaine. La France va apporter 1,3 million d'euros d'aides à l'investissement.

La construction d'une série limitée de 1.000 exemplaires équipés d'une nouvelle batterie lithium-ion (qui portera l'autonomie du véhicule de 130 à 200 km) débutera en novembre. Ces voitures devraient être livrées aux clients au plus tôt avant la fin de l'année. Mais la production à grande échelle ne débutera qu'à partir de 2012. Dieter Zetsche a annoncé une production annuelle "à cinq chiffres".

L'usine Smart de Hambach, qui a été inaugurée en 1997, a connu une embellie l'an passé grâce à la percée de la marque sur le marché américain et au bonus écologique dont bénéficient ses véhicules. Le site, qui emploie 1.600 personnes, a produit 1,1 million de véhicules, dont 138.000 en 2008.

gdesmon
08/10/2009, 23h38
La Tribune - 23/09/2009 |

Le véhicule décarboné (électrique et hybride rechargeable) ne nécessite pas d'investissements lourds en infrastructures pour décoller en France et atteindre 17 % à 21 % des ventes de véhicules neufs dans les grandes agglomérations en 2020. Selon une étude menée par McKinsey, 450 millions d'euros (dont seulement 200 millions pour le secteur public) suffiraient pour faire circuler 300.000 véhicules décarbonés en Île-de-France à cette date.

Comme les 25 villes de plus de 10 millions d'habitants représentent 10 % des émissions mondiales de CO2 tout en concentrant le plus fort taux de déplacements courts et d'habitants réceptifs aux nouvelles technologies, l'étude s'intéresse à Shanghai, New York et Paris. Elle révèle que 72 % des automobilistes d'Île-de-France disposent d'un parking dédié, à leur domicile ou sur leur lieu de travail. L'installation de prises spécifiques sur ces emplacements coûterait 250 millions d'euros au privé et les travaux de renforcement du réseau reviendraient à 70 millions, financés par la puissance publique.

Prenant en compte les véhicules parcourant moins de 100 kilomètres par jour et les foyers possédant deux véhicules (moins réticents aux contraintes d'autonomie des véhicules électriques), l'étude obtient un marché potentiel de 25 % du parc à Paris, 23 % à New York et 18 % à Shanghai.

30 % des ventes en ville

Autre conclusion : non seulement le véhicule électrique pourrait atteindre 25 % à 30 % des ventes dans les grandes agglomérations françaises en 2025, mais il serait envisageable de supprimer progressivement toute incitation fiscale d'ici là.

Dans l'état actuel des choses (batterie à 12.000 euros, bonus de 5.000 euros), un véhicule électrique d'une autonomie de 100 kilomètres et parcourant 12.000 kilomètres par an revient à 20 centimes d'euro du kilomètre, comme un diesel de taille équivalente et moins qu'un véhicule à essence. Cet avantage est accentué pour certains utilisateurs. « Les flottes d'entreprise, capables de calculer leurs besoins au plus juste, bénéficient de l'écart de coût d'usage le plus important », précise Yves Bonnefont, chef de file de l'activité automobile au bureau McKinsey de Paris. Pour un véhicule électrique d'une autonomie de 80 kilomètres et parcourant cette distance 220 jours par an, on atteint 14 centimes du kilomètre contre 18 pour un diesel équivalent. Aujourd'hui de 500 euros par kilowattheure, le coût de la batterie pourrait descendre à 250 euros/kWh d'ici à 2020. « À partir de 300 euros par kilowattheure, le véhicule électrique est le plus performant », affirme Yves Bonnefont.

À ce jeu, grâce à son mix énergétique et à son industrie automobile puissante, la France a une carte à jouer. Renault (en partenariat avec NEC via Nissan) fabriquera bientôt ses propres batteries à Flins, avec le CEA et avec le concours de l'État, via le Fonds stratégique d'investissement. C'est ce qu'a confirmé hier le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, qui a annoncé par ailleurs « le lancement dès l'automne par l'état et des partenaires publics et privés de plusieurs appels d'offres pour l'achat de 50.000 véhicules électriques. » n

par Dominique Pialot

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