PDA

Voir la version complète : 15 cas de maladie de la langue bleue confirmés à Laghouat


morjane
17/10/2009, 14h04
Décidément, la fièvre catarrhale ovine, appelée blue tongue (maladie de la langue bleue en anglais), a tendance à prendre des proportions inquiétantes dans la wilaya de Laghouat.

En plus des 5 décès d’espèce ovine enregistrés en septembre de l’année en cours, notamment dans la commune de Sidi Makhlouf, située à 40 km au nord du chef-lieu de wilaya, les services vétérinaires de Hassi Dellaâ ont détecté 15 autres cas qui viennent d’être confirmés à 15 km à l’ouest de Hassi R’mel, chef-lieu de daïra, distant de 120 km au sud de Laghouat.

Le phénomène a coïncidé avec le retour des pluies et la prolifération des moustiques et autres insectes, nous dit-on. Un constat qui continue à susciter l’inquiétude des éleveurs de la région. Les services compétents s’attellent à infirmer ou confirmer les cas suspects après observation et analyses des ovins concernés.

Pour rappel, cette pathologie est transmise par un animal infecté à un autre à travers une piqûre de moustique ou de moucheron dont la prolifération est favorisée par les fortes chaleurs et l’humidité. Cette maladie strictement animale n’affecte aucunement l’homme, nous ont indiqué des responsables du secteur sanitaire.

Par ailleurs, en dépit du discours rassurant des services agricoles, les éleveurs de la région redoutent une contamination à grande échelle de leur cheptel, dans la mesure où la wilaya de Laghouat, qui compte l’un des plus importants patrimoines animaliers en Algérie, est ouverte sur des zones qui seraient déjà affectées.

À cette situation géographique s’ajoute le phénomène inquiétant de l’abattage clandestin qui a tendance à prendre des proportions alarmantes, selon les éleveurs de la région, avec tous les risques que cela comporte pour la santé publique. Cette tendance est confirmée par les quantités importantes de viande rouge non estampillées, saisies au cours de ces derniers mois par les services d’hygiène.

Les éleveurs interrogés affirment que beaucoup d’éleveurs indélicats continuent à alimenter les marchés hebdomadaires de la wilaya de Laghouat en viande rouge issue de l’abattage clandestin, et ce, dans l’impunité la plus totale.

Selon les experts, la langue bleue est une maladie grave des ruminants, d’élevage (mouton, bovin, chèvre, chameau, etc.) ou sauvages (cerf, chevreuil...). Elle est transmise presque exclusivement par les piqûres de très petits moucherons (1 mm), les culicoïdes.

Ces moucherons sont très légers et peuvent être transportés par le vent à grande distance (200 km et plus), propageant ainsi la maladie au loin. Aussi, la déclaration des suspicions et des cas est obligatoire.

Dès sa parution, en collaboration avec les éleveurs, cette maladie doit faire l’objet de mesures de luttes organisées à l'échelle de la région où elle est signalée et, parfois, à travers le pays.

Il est important de connaître les signes de la maladie pour la repérer assez tôt et soigner les animaux à temps. Cela en diminue la gravité et le risque de mortalité.La prévention passe par des mesures contraignantes de limitation de la circulation des animaux dans les zones touchées et par la vaccination. La protection des animaux contre les moucherons peut limiter le nombre de piqûres et le risque d’infection. Il est souvent recommandé de déclencher systématiquement une campagne d’envergure dans toutes les communes où la maladie s’est propagée, ainsi que les circonscriptions touchées par ladite maladie les années précédentes.

Pour juguler l’avancée du fléau, une action de désinsectisation devrait être lancée, nous indiquent-on, en collaboration avec les services sanitaires et agricoles concernés. Les foyers potentiels porteurs de la maladie : gîtes à moustiques, étables, fosses sceptiques, décharges publiques et autour des abattoirs, devront être préalablement circonscrits par les services vétérinaires.

Selon un vétérinaire au fait du fléau, l’opération de désinsectisation devrait se faire sur la base de bains antiparasitaires et du traitement systématique des animaux aux antibiotiques. Selon notre interlocuteur, il n’existe pas de traitement contre ce genre de maladie spécifique aux moutons, mais, à titre préventif, la balnéation cyclique des animaux, l’hygiène de l’habitat du cheptel et la désinfection des bergeries sont recommandables pour pallier à toute éventualité.

Par Liberté

djet 7
17/10/2009, 14h14
Il est important de connaître les signes de la maladie pour la repérer assez tôt et soigner les animaux à temps. Cela en diminue la gravité et le risque de mortalité.La prévention passe par des mesures contraignantes de limitation de la circulation des animaux dans les zones touchées et par la vaccination.
__________________________________________________ _________
a ce jour aucun vaccin efficace n'as ete mis au point contre cette maladie

Cookies