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Voir la version complète : Contamination de Mars par la vie terrestre: des protections dépassées


Al-Fares
04/01/2006, 04h30
Nos bacteries, à nous les terriens sur Mars...? un jour peut etre ces bacteries vont rentrer chez eux en grosses bibites....et vont nous dévorer tous...Tant pis pour nous alors, nous l'avions voulu!!!
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Les précautions prises lors des missions sur Mars pourraient ne pas suffire pour exclure tout risque de contamination de la planète par des bactéries transportées par les engins spatiaux, selon un rapport en cours d'examen aux Etats-Unis et en Europe.
Les bactéries sont beaucoup plus résistantes qu'on ne le soupçonnait à des conditions extrêmes, a expliqué mardi à l'AFP un expert de la protection planétaire au Centre national d'études spatiales (Cnes), André Debus.
Et la planète rouge elle-même serait un peu moins inhospitalière qu'il n'y paraissait: de nouvelles observations de la sonde Mars Express ont révélé la présence de glace d'eau dans les couches souterraines au pôle nord de Mars.

"Nombre des politiques et pratiques existantes pour prévenir la contamination de Mars sont dépassées, à la lumière des nouvelles données scientifiques sur Mars et de l'état actuel de la recherche sur la capacité des micro-organismes à survivre dans des conditions extrêmes sur Terre", concluent des experts dans un rapport commandé par la Nasa, l'agence spatiale américaine, dont une version provisoire est publiée sur l'internet.

Sur la base du rapport, actuellement examiné par la Nasa et par les responsable de l'agence européenne, l'Esa, les deux organismes devraient demander un renforcement rapide des spécifications internationales pour la stérilisation des atterrisseurs et des robots qu'ils transportent, a indiqué M. Debus.

Du rapport, la revue française de vulgarisation scientifique Science et Vie déduit dans son numéro de janvier que "Mars est contaminée par la vie terrestre".

De fait, environ un milliard de spores de bactéries ont été transportées sur Mars par les différentes missions, américaines et européenne, qui s'y sont succédées, selon des estimations de l'expert du Cnes basées sur les résultats des contrôles micro-biologiques après stérilisation des engins.

Mais ces spores sont "contenues dans les structures" qui demeurent à la surface de la planète, où elles demeurent "à l'état dormant" en l'absence de toute eau liquide et de nutriment, ainsi que d'une chaleur suffisante pour les activer (il fait -60°C en moyenne sur Mars), a-t-il souligné.

Selon les spécifications actuelles, fixées par la Commission des Nations unies pour la recherche spatiale (COSPAR), un atterrisseur sur Mars ne doit pas comporter plus de 300.000 spores par m2, contre quelque 3 milliards avant stérilisation.

La barre baisse drastiquement sur les robots sui vont se déplacer sur la planète (300/m2) et tombe même à 30/m2 pour les engins qui vont rechercher les traces de vie passée ou présente.

Il s'agit d'éviter le dramatique "faux positif", la détection d'un signe de vie qui aurait en fait été importé de la Terre...

AFP

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