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Voir la version complète : Un an de prison ferme pour Charles Pasqua


djet 7
28/10/2009, 07h49
Rarement, on avait atteint un tel degré dans l'organisation et la dissimulation d'une délinquance générant des profits considérables. » Le président du tribunal correctionnel de Paris, Jean-Baptiste Parlos, a ainsi justifié la lourdeur des condamnations prononcées dans le procès de l'Angolagate, scandale mêlant pots-de-vin et ventes d'armes illicites.

Absent hier au tribunal, Charles Pasqua a été condamné à un an de prison ferme, deux ans avec sursis et 100 000 euros d'amende pour trafic d'influence. L'ancien ministre n'ira pas en prison tant qu'il bénéficie d'une immunité parlementaire en qualité de sénateur des Hauts-de-Seine. Au journal de France 2 hier soir, il a confirmé faire appel et demandé une « très grande mise au point », réclamant notamment « la levée du secret défense sur toutes les ventes d'armes ».

Les condamnations les plus lourdes ont été prononcées à l'encontre des artisans de ce commerce « illicite » : les hommes d'affaires Pierre Falcone et Arcadi Gaydamak, avec six ans de prison ferme. Le premier a fait l'objet d'un mandat de dépôt dès hier, alors que le second, en fuite à Moscou, est visé par un mandat d'arrêt international. Ni l'un ni l'autre n'ont contesté avoir livré des armes à l'Angola. Soit selon les enquêteurs, 420 chars, 150 000 obus, 12 hélicoptères et 6 navires de guerre pour un montant total évalué à 790 millions de dollars. Les avocats des deux hommes ont annoncé leur intention de faire appel.

Alors que l'ancien préfet Jean-Charles Marchiani a écopé de 15 mois de prison ferme, les autres protagonistes ont été moins durement condamnés : deux ans de prison avec sursis et 375 000 euros d'amende pour Jean-Christophe Mitterrand, 15 mois de prison avec sursis et 100 000 euros d'amende pour Paul-Loup Sulitzer. Jacques Attali et le magistrat Georges Fenech ont été relaxés.

Au nom de l'association Survie, qui milite pour une réforme de la politique de la France en Afrique, André Fine ne cache pas sa satisfaction. « C'est un procès exemplaire. Nous sommes soulagés parce que la justice est passée. » Et son inquiétude, « car il y a une multitude d'Angolagate qui se passent dans les paradis fiscaux ». W

Christophe Joly

Djamila1961
28/10/2009, 10h42
moi ce qui m'a étonné, c'est que l'on condamne "en ferme" des personnalités politiques telles que charles pasqua. à chaque fois qu'il y a eu procès avec des personnalités politiques, le sursis était de mise. bon je sais bien qu'il n'est pas en prison actuellement mais déjà rien que la condamnation est surprenante. la justice serait-elle en train de s'acheter une conduite ?
on ne peux que le souhaiter.

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