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Voir la version complète : Les subprimes refont surface aux Etats-Unis


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29/10/2009, 16h01
La banque centrale américaine révèle que ces prêts risqués sont revenus à leur niveau de 2006.


On prend les mêmes et on recommence. Eux, ce sont ces familles américaines baptisées «ninja» («no income, no job, no asset», soit «pas de revenu, pas d’emploi, pas de patrimoine») qui ont été gavées aux crédits subprimes par des établissements financiers d’outre-Atlantique… Jusqu’à l’implosion financière.
Loin d’avoir disparu, les subprimes font un retour en force. Une étude de la banque centrale américaine (Fed) révèle que la part de marché des nouveaux prêts immobiliers accordés à des ménages au profil financier risqué est revenue à son pic de 2006. John Krainer, un économiste de la Fed, précise que la part des emprunteurs non éligible à un creditprime, c’est à a dire sans solides garanties de remboursement, a dépassé à nouveau la barre des 20 %. De quoi frémir? Tout dépendra de la suite des événements.
La Fed, loin d’être inquiète par cette nouvelle donne, se contente de préciser que ces crédits hypothécaires sont très différents de ceux d’avant-crise. Un exemple : les subprimes nouvelle mouture ne sont pas titrisées. En clair, les institutions financières qui accordent ces crédits ne les revendent pas (contre des dollars sonnants et trébuchants) à d’autres investisseurs qui héritent des créances et des risques associés. Véritable pousse-au-crime, cette astuce financière permettait aux banques de conserver une capacité à distribuer des crédits.
Cette fois, les prêts hypothécaires sont distribués par trois organismes parapublics (Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae). Trois organismes qui ont bien failli rendre l’âme en septembre 2008, pour avoir été complices des établissements bancaires en revendant à d’autres les crédits qu’ils rachetaient aux banques. Nationalisés, Fannie Mae, Freddie Mac et Ginnie Mae détiennent ou garantissent près de 95 % des nouveaux prêts hypothécaires résidentiels. «Ces nouvelles subprimes sont un outil de politique publique pour amortir la forte chute du secteur immobilier. En outre, elles sont garanties par l’Etat», explique un économiste.
Il n’empêche. Beaucoup s’interrogent sur les risques potentiels de ces nouveaux crédits. Certes, des signes de redressement pointent côté croissance… Mais que se passera-t-il si le chômage, qui frôle déjà les 10 %, continue de grimper ? Si la croissance pique à nouveau du nez ? Ces subprimes nouvelle formule pourraient alors se révéler une nouvelle bombe à retardement.

Par VITTORIO DE FILIPPIS
Libération

absent
29/10/2009, 18h22
Tant que le modèle économique des banques est toujours basé essentiellement sur l'usure, on retombera irrémédiablement dans une autre crise financière encore plus dure.
Et la planche à billets re-fonctionnera de plus belle... mais pour combien de temps encore ?!!

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