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chegevara
03/11/2009, 11h29
La position de l’Administration Obama sur les colonies est claire. Les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité de la poursuite des implantations israéliennes», a réitéré la secrétaire d’Etat américaine.
«L’opposition américaine aux colonies israéliennes n’a pas changé», a déclaré hier à la presse la ministre d’Etat américaine, Madame Hillary Clinton en visite à Marrakech où elle doit participer aux travaux du «Forum pour l’Avenir» (FPA) auquel participe le ministre délégué chargé des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, à la tête de la délégation algérienne.
L’offre israélienne de «gel partiel de la colonisation» a été, rappelle-t-on, vivement rejetée dimanche dernier par l’Autorité palestinienne qui a insisté sur un arrêt total de la construction des colonies de peuplement juives dans les territoires occupés. «La position de l’Administration Obama sur les colonies est claire, sans équivoque. Elle n’a pas changé: les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité de la poursuite des implantations israéliennes», a déclaré à Marrakech (sud du Maroc) Mme Clinton, avant une rencontre avec son homologue marocain Taïeb Fassi-Fihri. La 6e session ministérielle du FPA, qui a débuté hier à Marrakech (Maroc), est une initiative conjointe des Etats membres du G8 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni et Russie) et d’une vingtaine de pays de la région du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord (Mena), ainsi que de la Commission européenne et de la Ligue arabe, verra aussi la participation d’un certain nombre de pays partenaires européens.
Seront notamment examinés, lors de cette rencontre, les thèmes des réformes économiques et le secteur privé dans le contexte de la crise financière internationale, la démocratie, la bonne gouvernance et le développement humain, indique-t-on. Cette session, qui intervient après celle d’Abou Dhabi en 2008, a été précédée d’une série d’ateliers tenus par des organisations non gouvernementales.
Le Forum a pour objectif principal de développer des coopérations afin de matérialiser l’engagement et d’intensifier les efforts en vue de réformer les institutions de la région. Pour le Département d’Etat des Etats-Unis, il constitue un «partenariat unique» qui offre un espace de discussion entre les pays avancés du G8 et ceux du Mena.
Les ministres des Affaires étrangères, de l’Economie et du Commerce, ceux en en charge de l’Education et du Développement, ainsi que des représentants de la société civile et du secteur privé, participeront à ces discussions.
Le Maroc accueille ce Forum en sa qualité de coprésident avec l’Italie, actuel président du G8. C’est la deuxième fois que le Maroc organise un Forum du genre, après avoir abrité la 1re édition à Rabat, en décembre 2004, en coprésidence avec les Etats-Unis, qui assuraient alors la présidence du G8.
Abdelkrim AMARNI

DZone
03/11/2009, 13h18
Même si elle a ouvertement appuyé, samedi, l’offre israélienne d’un gel partiel des colonies, proposition qu’elle a qualifiée de «sans précédent», la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, a tenté hier de rassurer les Palestiniens en réitérant la position de l’administration US sur les colonies.

Mme Clinton, qui s’exprimait à partir de Marrakech dans le cadre du Forum pour l’avenir, a réaffirmé l’opposition américaine à de nouvelles colonies israéliennes, tout en insistant à nouveau pour une reprise sans préalable des négociations de paix. «La position de l’administration Obama sur les colonies est claire, sans équivoque. Elle n’a pas changé : les Etats-Unis n’acceptent pas la légitimité de la poursuite des implantations israéliennes», a-t-elle déclaré.

Les déclarations de la chef de la diplomatie américaine ne semblent pas avoir rassuré outre mesure les Arabes. Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe, a clairement affiché hier, son pessimisme quant à une éventuelle reprise du processus de paix.

Mme Clinton a indiqué que l’offre du gouvernement israélien «est loin (...) de ce que nous préférerions. Mais si elle est mise en oeuvre, cela sera une restriction sans précédent de la colonisation et cela aura un effet significatif».

La secrétaire d’Etat américaine a affirmé qu’elle soutenait toute démarche allant dans le sens de soutenir l’objectif d’une solution à deux Etats.

Dans ce contexte, Mme Clinton a salué le rôle «positif» joué par l’Autorité palestinienne en matière d’amélioration de la sécurité, exhortant Israël à en faire de même. «J’ai dit au Premier ministre israélien que ces gestes positifs de la part
des Palestiniens devaient susciter des gestes positifs d’Israël sur les déplacements, les accès (...) et l’organisation israélienne de la sécurité en Cisjordanie occupée», a déclaré la chef de la diplomatie américaine après avoir rencontré ses homologues arabes. Pour Mme Clinton, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a fait preuve de «leadership et de détermination» sur la sécurité, et Israël doit répondre à ces efforts.

Washington s’était prononcé au printemps pour un gel complet de la colonisation, non seulement en Cisjordanie mais aussi à Jérusalem-est. «out en rejetant la légitimité des colonisations, nous pensons également qu’elles ne devraient pas être une condition préalable à des négociations», a expliqué hier à l’AFP le porte-parole de Mme Clinton, Philip Crowley.

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, s’est montré très pessimiste hier sur une éventuelle reprise du processus de paix israélo-palestinien, estimant que l’échec était perceptible un peu partout. «Je crains vraiment que nous n’assistions à un échec», a-t-il déclaré dans une interview à la BBC. «Attendez que nous ayons eu nos rencontres avec la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et de voir ce que nous allons faire.

Mais l’échec est perceptible un peu partout». Selon Amr Moussa, «les Israéliens ne veulent pas d’un Etat palestinien, sauf si ce n’est qu’un drapeau, un passeport et un timbre... je ne pense pas que les Israéliens soient contre un Etat palestinien mais contre un Etat palestinien viable. Si les Américains ont échoué, ils ont échoué à cause de la protection qu’ils accordent à Israël», a poursuivi M. Moussa, qui a souligné la contradiction qui s’est créée entre le respect de la loi internationale et le processus de paix. Le secrétaire-général de Ligue arabe a toutefois souligné avoir un réservoir de confiance vis-à-vis du président Barack Obama et dans le fait que l’administration américaine «poursuivra ses efforts».

Dimanche, Amr Moussa avait exclu toute reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes sans un gel total de la construction de colonies de peuplement juives dans les territoires occupés.

M. Moussa, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse en marge de la conférence sur la gouvernance mondiale organisée à Marrakech, a indiqué que si les Israéliens veulent continuer à agir de la sorte, en contradiction avec les lois internationales, alors il ne peut y avoir de normalisation des relations entre Israël et la Palestine. Plus tôt, l’Autorité palestinienne a jugé illégales toutes les activités de colonisation israélienne et souligné que celles-ci étaient le «principal obstacle» à la reprise des négociations de paix israélo-palestiniennes. L’Autorité palestinienne s’est exprimée ainsi par la voix du porte-parole du président Mahmoud Abbas, Nabil Abou Roudeina, en réaction à une offre américaine pour une reprise des négociations de paix sans un gel total de la construction de colonies de peuplement juives dans les territoires occupés. Selon le principal négociateur palestinien Saëb Erakat, le président Abbas a refusé cette offre sans un gel total de la construction de colonies de peuplement juives dans les territoires occupés.

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