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Voir la version complète : Algerie: Diversification de l'investissement


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03/11/2009, 15h21
Au cours des dernières années, les investisseurs des Emirats arabes unis (EAU) ont joué un rôle clé dans le développement de l'économie algérienne. En effet, encouragés par une ouverture grandissante de l'Algérie aux investissements étrangers, les sociétés basées aux EAU ont placé leurs investissements et leurs ressources dans différents secteurs économiques du pays.

La visite en Algérie en mai dernier du sultan Bin Saeed Al Mansouri, le ministre de l'Economie des EAU, avait pour objectif principal de remettre sur les rails une relation bilatérale qui était autrefois lucrative. Pendant cet événement, il a été noté que malgré la réduction des entrées de capitaux en Algérie à cause de la crise financière, les investissements provenant des EAU avaient atteint au total 27.2 milliards d'euros, ce qui faisait des EAU l'investisseur arabe le plus important du pays. Le sultan a ensuite ajouté que l'industrie, l'agriculture et le tourisme étaient les secteurs au plus fort potentiel pour les coinvestissements et la coopération dans les années à venir.

L'avènement de la crise financière a réduit l'engagement des EAU en Algérie, dans la mesure où les investisseurs émiriens ont vu les conditions de financement se resserrer dans leur propre pays, obligeant plusieurs fonds d'investissement à réduire leurs activités, voire à se retirer totalement de certains projets. Ainsi, l'entrepreneur Emaar Properties basé à Dubaï a annulé quatre très grands projets, y compris la construction d'une nouvelle ville à Sidi Abdallah, ainsi qu'un complexe de soins de santé dans la périphérie ouest de la capitale.

Jusqu'au milieu de 2008, le secteur de l'immobilier constituait l'attrait principal pour les investissements des sociétés émiriennes. En effet, plusieurs sociétés immobilières, dont Emaar, Al Qudra et Emirates International Investment Company (EIIC), avaient annoncé des projets de plusieurs milliards de dollars. Ces annonces ont été suivies par de nouveaux investissements dans le secteur industriel, comme celui d'Emirates Aluminium International, une société basée à Dubaï qui a annoncé la construction d'une aluminerie d'une valeur de 5.1 milliards d'euros à Beni Saf dans l'Ouest de l'Algérie, et celui d'EIIC dans le câblage électrique, l'agriculture et la banque.

Afin de mieux se protéger contre la volatilité sectorielle, les investisseurs émiriens commencent également à diversifier leurs projets en Algérie, notamment en investissant hors du secteur immobilier. National Holding (NH), la société de participation privée d'Abou-Dabi à qui appartient EIIC, en est un exemple.

En mai dernier, la société, qui a des investissements exclusifs en Algérie, a annoncé qu'elle restructurait son portfolio global en cinq grandes catégories commerciales : EIIC (investissements), Bloom (immobilier), Exeed (industrie), Rise (spéculation) et Petromal (énergie).

Les activités de NH dans le secteur immobilier sont dominées par deux projets à grande échelle. Le plus éminent est le Parc Dounya, qui devrait être un des plus grands parcs urbains du monde avec ses 800 hectares de superficie. En plus d'environ 630 hectares d'espace vert, le projet comprendra des complexes commerciaux et résidentiels de luxe, un centre commercial, une école internationale et un hôpital. Les travaux devraient débuter avant la fin de l'année, on attend le feu vert des autorités chargées des investissements.

Le deuxième projet d'investissement immobilier de la société est l'Oran Waterfront, un très grand complexe touristique dans la deuxième plus grande ville d'Algérie. Il comprendra une marina, un aquarium et un musée de la mer, ainsi que deux hôtels cinq étoiles, des bureaux et des logements de luxe. La société a officiellement présenté le projet ce mois-ci aux autorités régionales et elle voudrait le soumettre au Conseil national de l'investissement d'ici la fin de l'année.

Exeed, qui vient d'être restructurée, a récemment entrepris la construction d'une usine de câbles qu'elle a appelée Cablet El Djazaïr, qui vise à fabriquer un total de 45 000 tonnes de câbles de cuivre et 7 000 tonnes de câbles d'aluminium pour le réseau électrique du pays, qui croît très rapidement. L'usine devrait être terminée dans les 18 à 24 mois.

De plus, la société négocie actuellement l'achat d'un terrain pour la construction d'une ferme de fabrication de lait à grande échelle, Mahassil. Cette ferme, le premier exemple d'un investissement émirien dans le secteur agricole, produira 100 millions de litres de lait par année et 3 000 tonnes de viande.

Camille Nassar, président de NH Algérie, a déclaré à OBG que les investisseurs émiriens considéraient de façon positive l'avenir de l'économie algérienne. « Les occasions abondent, surtout considérant l'excellent travail effectué par le gouvernement algérien en termes de développement de l'infrastructure routière et maritime, des logements sociaux, ainsi que du secteur de l'énergie. » Selon M. Nassar, l'Algérie sera un centre pour les transactions nord-africaines de plus en plus nombreuses de la société.

Les changements récents opérés sur les lois sur l'investissement du pays avaient ébranlé la confiance des investisseurs étrangers en Algérie. Cependant, le précédent étant établi par les préférences de NH, on espère que l'enthousiasme émirien pour l'investissement dans le pays retrouvera le niveau qu'il avait avant la crise. La persistance et l'engagement des investisseurs étrangers seront probablement récompensés par un portfolio diversifié d'occasions de développement à fort potentiel.

OBG
3 November 2009

racdavid
03/11/2009, 16h17
Les rappasses sont de retour

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