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Voir la version complète : Effervescence au marché informel de la devise à Annaba


morjane
03/11/2009, 15h41
Plus d’une cinquantaine d’agents de change sont quotidiennement présents debout près de leurs voitures stationnées notamment à la rue Ibn Khaldoun, au centre-ville de Annaba. On les reconnaît facilement avec les liasses de billets de banque à la main, un téléphone portable et une machine à calculer.

En cette période, le marché de la devise est florissant pour ces cambistes et leur profession s’est considérablement renforcée durant ce mois d’octobre 2009 avec un certain retour des immigrés constituant l’une des principales causes d’une spectaculaire montée de la monnaie européenne l’euro qui a franchi la barre des 120 DA et coûte actuellement 126 DA .

Outre le fait qu’on les reconnaît aisément, il convient de souligner que les tractations se font à toute heure de la journée au vu et au su de tout le monde. A notre arrivée sur les lieux, une scène a retenu notre attention. Un client est abordé par quatre cambistes.

Chacun lui propose son service, la bourse de change d’Annaba qui fonctionne en dehors du circuit bancaire s’est forgée la réputation d’une véritable institution non officielle. « Ici on peut effectuer le change sur place de plusieurs millions de centimes sans jamais craindre l’intervention d’aucune autorité ni de la brigade financière», nous dira un citoyen rencontré sur les lieux.

Dans cette jungle boursière, certains trabendistes exhibent des liasses de billets de 50 euros afin d’attirer les voyageurs et clients éventuels ne pouvant obtenir des devises auprès des banques.

Certains spéculateurs ont stocké leurs devises pour les vendre lorsque l’euro prendra encore des ailes, indique une source proche de ses cambistes. Notons que le dollar américain est aussi demandé sur ce marché, la masse monétaire en devises, principalement l’euro, s’est envolé ces derniers jours. Il est de 30 % plus cher que le cours officiel qui tourne autour des 104 DA . Or, cette hausse subite est due aux importateurs qui achètent des produits de consommation en prévision des fêtes annuelles.

En effet les cambistes effectuent en premier lieu la conversion sur leurs calculatrices dans la main avant d’acheter ou de vendre les billets, a-t-on constaté sur les lieux.

Du côté de certains cambistes qui avancent plusieurs avis pour tenter d’expliquer cette envolée de l’euro, «il y a des moments comme la période de hadj ou de la omra où les devises coûtent chères !» nous ont-ils déclaré. Le manque de l’euro est causé aussi par la baisse de l’épargne des immigrés en raison de la crise mondiale ; ils avaient l’habitude d’alimenter le marché des devises à Annaba.

Le gain est considérable Les quantités échangées sont considérables compte tenu du nombre important de personnes incluses dans ce créneau juteux. Par ailleurs, d’après un revendeur, beaucoup de clients possèdent des devises à la maison et préfèrent les revendre du fait qu’ils ne peuvent ouvrir des comptes.

Notre interlocuteur ajoute que « les petits monnayeurs ne représentent rien pour les gros bonnets du trafic de devises.» Ces gros bonnets du marché parallèle aux costumes neufs, aux voitures luxueuses tenant deux portables de part et d’autre pour des coups de fil urgents sont à chaque instant connectés à leurs acolytes dans les zones névralgiques du commerce des devises comme à titre d’exemple Tizi Ouzou qui reste apparemment le premier fournisseur, Alger, Oran, Sétif et Constantine.

Le revendeur nous révèle à ce titre que «ces patrons du marché informel sont renseignés de très près sur l’activité douanière qui peut à tout moment influencer le cours des changes.» «Cette flambée de l’euro, tient-il à préciser, est provoquée volontairement : «Avant c’était le deutschemark, le franc suisse, la livre sterling, le yen japonais et la couronne suédoise qu’on achetait.»

Alors qu’on discute avec notre interlocuteur, trois hommes arrivent avec des sacs à la main, ils sont à la recherche de quelqu’un pouvant leur échanger une forte somme d’euros. Deux cambistes se présentent illico presto et leur demandent : «Avez-vous une petite ou grosse somme ?» De grosses liasses de billets de 1 000 DA font alors leur apparition sous nos yeux. La transaction est effectuée sans aucun appareil de détection de fausse monnaie car il faut savoir que le marché n’échappe pas à l’arnaque, les réseaux de faux monnayeurs existent dans les différentes régions du pays.

Ce sont généralement les importateurs des produits étrangers et les fournisseurs retraités qui effectuent ces transactions. Le gain considérable peut se chiffrer à plusieurs millions de centimes par jour, en termes de chiffre d’affaires au vu du nombre important de clients qui les sollicitent quotidiennement. Ils sont commerçants, trabendistes, retraités pensionnés en France ou pèlerins. A ce sujet, il est fort probable que des opérations coup-de-poing soient déclenchées par les services de police et de la brigade financière. Ainsi la préoccupation majeure des cambistes informels reste la crainte d’une descente inattendue de la police, informe-t-on.

Par La Nouvelle république

Scootie
04/11/2009, 22h17
Ainsi la préoccupation majeure des cambistes informels reste la crainte d’une descente inattendue de la police, informe-t-on.


Mais de qui se moque-t-on à parler de cambistes informels et de peur quant à une hypothétique descente de police ??

Ces cambistes sont non seulement formels, mais ils sont dûments missionnés et protégés par la mafia politico-financière qui gangrène le pays !!

Il n'y a qu'à voir leur attitude à Alger, tout autour du square port saïd pour s'en apercevoir. C'est tellement évident que ces gens sont pilotés et protégés que ça crève les yeux ............ sinon pourquoi iraient ils trafiquer d'eux-mêmes juste à côté du commissariat central, de la préfecture et des .................. tribunaux ?

Sans doute pour que ces "pauvres" cambistes "informels" n'aient pas beaucoup de chemin à faire pour remettre les recettes de leur "travail" à leurs récipendiaires !!

C'est d'ailleurs unique comme tableau car où que je sois allé dans le monde, jamais je n'ai vu de telles pratiques autrement que "sous le manteau" ......... en algérie c'est iinani, au vu et au su de tous ....... genre, si t'es pas content, dezz maahoum !!

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