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Voir la version complète : Guantanamo a servi d'"outil de recrutement" aux terroristes


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06/11/2009, 17h51
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Image © Keystone


La prison controversée de Guantanamo a servi d’"outil de recrutement" pour les terroristes "plus qu’autre chose", ce qui justifie la nécessité de la fermer, a reconnu vendredi la secrétaire américaine à la Sécurité intérieure Janet Napolitano, en marge d’une visite à Bruxelles.




"Guantanamo a été utilisé comme outil de recrutement. En tout cas, il a servi à ça plus qu’autre chose", a dit Mme Napolitano au cours d’une conférence de presse au Parlement européen, où elle effectuait une visite.
"Donc, il faut fermer Guantanamo", a-t-elle ajouté.

La ministre américaine a souligné que l’ordre du président Barack Obama de fermer Guantanamo était "toujours en vigueur". "Nous travaillons dossier par dossier" et "nous devons régler le cas des personnes (détenues) individuellement", a-t-elle dit.

Le président Obama a ordonné au lendemain de sa prise de fonction la fermeture de la prison d’ici janvier 2010. Mais l’entreprise s’est révélée une telle gageure que la fermeture a été reportée.

"Certains pays parmi (ceux de l’Union Européenne) ont accepté d’accueillir un certain nombre de détenus et les Etats-Unis vous en remercient", a ajouté Mme Napolitano.

"Le département d’Etat (ministère américain des Affaires Etrangères, ndlr) poursuit les discussions avec d’autres pays européens quant à l’accueil de ces anciens détenus", a-t-elle rappelé.

Il reste aujourd’hui quelque 221 prisonniers à Guantanamo. Parmi eux, le gouvernement américain souhaite en libérer plus de 70, mais doit pour cela trouver des pays tiers d’accueil pour ceux d’entre eux qui refusent de retourner dans leur pays d’origine où ils craignent des persécutions.

Le centre de Guantanamo a accueilli depuis début 2002 plus de 800 prisonniers de la "guerre contre le terrorisme" menée par les Etats-Unis, au mépris du droit international pour de nombreuses ONG, les Conventions de Genève ne s’y appliquant pas selon les autorités américaines.

Le 15 mai, la France a été le premier pays de l’Union européenne à accueillir un détenu libéré de Guantanamo, qui ne soit ni un résident ni un citoyen français.

La Belgique a également accueilli un ex-détenu de Guantanamo et l’Espagne s’est déclarée prête à le faire.

Mais d’autres pays européens comme l’Allemagne ou la Lituanie refusent d’accepter des prisonniers sur leur sol.

LeMatin

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