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Voir la version complète : La xénophobie


Absente
09/01/2006, 05h46
voici un article qui explique la xénophobie ; il est très intéressant si on a le courage de le lire dans son intégralité et à tête reposée

je n'ai pas voulu en faire un résumé car je sais que vous avez tous une aussi grande aptitude que moi à comprendre

mais pour ceux qui nauraient pas la patience d'aller jusqu'au bout, voici un petit extrait révélateur :

Aux yeux du xénophobe, l’étranger figure en premier lieu ce que lui-même peut craindre de devenir un jour, c’est-à-dire précisément quelqu’un d’étranger au groupe social auquel lui-même appartient. Entendons par là à la fois :
quelqu’un d’exclu, de marginalisé, de délaissé, d’abandonné à lui-même, qui ne fait pas (plus) partie du groupe de référence, auquel il est interdit ou du moins difficile de prendre part à la vie sociale normale, privé de ce fait d’un certain nombre d’attributs normaux des membres du groupe, bref un être à l’état de déréliction ;
en même temps que quelqu’un de puni, de matériellement, socialement et symboliquement infériorisé, désigné à l’opprobre, au mépris voire à la haine de tout le groupe, auquel est refusé l’identité de référence, qui ne peut pas prendre part au pouvoir qui est celui du groupe de référence du xénophobe et de ses membres. On peut ici entendre, à chaque fois, l’écho de la double angoisse d’abandon et de castration.
Inversement, l’étranger va tout aussi bien figurer aux yeux du xénophobe ce que lui-même voudrait bien être mais qu’il lui est interdit d’être par les autorités sociales et qu’il se défend d’être, par angoisse et par culpabilité. C’est-à-dire essentiellement :
celui qui agresse l’équivalent symbolique de la Mère sur la scène sociale, c’est-à-dire la société elle-même dans son intégrité et dans son identité propres, donc celui qui travaille à la subversion de l’ordre social ;
plus fondamentalement même celui qui transgresse la Loi posée par le Père, donc qui attente au fondement même de l’ordre social. On reconnaît évidemment l’écho des propres désirs de transgression du sujet, frappés au coin de l’interdit et de la culpabilité, ainsi que l’écho de son agressivité à l’égard des autorités sociales et de l’ordre social en général. Remarquons que l’on retrouve ici un trait paradoxal de la xénophobie et du racisme, souvent relevé : la tendance à survaloriser l’étranger (faisant contraste avec sa dévalorisation massive), la tendance à lui prêter notamment une puissance redoutable, y compris sur le plan sexuel. D’où les fantasmes courants sur l’activité sexuelle de l’étranger (notamment mâle), sur sa puissance de séduction, sur la menace qu’il ferait peser sur la vertu des filles et la fidélité des épouses, etc. Ainsi, le xénophobe lui-même n’échappe-t-il pas à une certaine ambivalence à l’égard de l’étranger : celui-ci figure, inconsciemment, à la fois ce qu’il désirerait être et ce qu’il s’interdit d’être ; son rejet et sa haine de l’étranger est à la mesure de son admiration jalouse à son égard.

http://p-s-f.com/psf/article.php?id_article=0080

je lirai vos commentaires avec un grand intérêt

absente
09/01/2006, 08h37
Effectivement, il suffit d'être "basané", d'avoir des cheveux crépus, de ne pas "bien" parler le français pour que l'on soit victime d'incompréhension, voire même de xénophobie
Heureusement que ces personnes qui excluent les pauvres, les immigrés, les différences religieuses et culturelles, ne sont pas légion.
Il faudrait d'abord qu'ils se rapprochent davantage de ces "immigrés" pour mieux comprendre leurs habitudes, leurs traditions, leurs coutumes, leur manière de vivre...
ainsi ils pourront les aider à s'adapter et à "s'intégrer" (le mot est à la mode)

je suis contre toute forme de racisme ou de discrimination

Absente
09/01/2006, 17h00
Je suis d'accord avec toi mais l'étude que j'ai postée est quand même une approche très freudienne de la xénophobie ; si je puis résumer de façon très caricaturale, la xénophobie révèle l'impuissance

(bien sûr, c'est vraiment très caricatural, mais n'oublions pas, approche freudienne... :lol: )

je vous assure, pour ceux qui aiment la psychanalyse et qui ont le temps, l'article est très intéressant

khalemad
09/01/2006, 17h07
Je réponds et je n'engage que ma petite personne et de grâce pas de polémique.

"...on se rend bien compte que beaucoup d'Algériens souffrent d'un sentiment de rejet; en tant qu' Algériens ou en tant que musulmans!..."

Le sentiment de rejet dont tu parles, est beaucoup plus une réaction à une agressivité récurrente. L'Algérie et les algériens ne sont pas le nombril de la terre....
Si on consolidait les "REMARQUES" faites à travers plusieurs topics, on aura ça comme résultat : (... REMARQUES FAITES AUSSI PAR DES ALGERIENS... pour qu'il n'y est pas de confusion ou de mal entendu....)


Mal élévé
Mentalité pourri
Sale
Macho
Moyennageux
Voleur
etc...

L'Algérien traîne avec lui une publicité surfaite (en sens propre et figuré). L'échantillon représentatif de l'algérien n'est pas celui que tu connais ?...
T'as raison de préciser "les algériens", parce que l'histoire de l'algérien ou de l'algérien musulman donc de l'Algérie est assez particulière. C'est une histoire chargé d'émotions.
De brimade en brimade et ce depuis la nuit des temps, il est devenu méfiant.
Toute sa vie il a du avoir les sens en eveil, il a du être sur ses gardes, parant au plus pressé.

Si tu parle de l'algérien qui est hors d'Algérie, il faut savoir qu'il n'ont pas la vie facile et que beaucoup mène la vie dure au pays qui les acceuil et généralement c'est un phénomène de réciprocité.

Il faut définir l'algérien ? Car il y a beaucoup d'algériens. On va pas les citer tous, mais au moins les deux grandes catégories :

Si je suis né à Nanterre, si je vais en Algérie qu'au mois de juillet pour profiter de la plage et du soleil, je suis algérien uniquement sur un plan purement administratif. Mes parents "immigrés" ont peut être essayé de m'inculquer LEUR culture incohérente avec la réalité du terrain.

Si je suis né à Tablat, si je vais à Marseille que lorsque l'on daigne m'octroyer un visa (... à savoir pour certains jamais..), je suis algérien tout court. Mes parents n'ont même pas besoin de m'inculquer MA culture car j'y suis dedans depuis ma naissance.

Les deux algériens, celui de Nanterre et celui de Tablat, vivent des problèmes mais des problèmes qui sont totalement aux antipodes.

Donc pour revenir dans le vif de ton sujet, quel est l'algérien qui souffre du sentiment de rejet, celui de Nanterre ou celui de Tablat ou les deux ?

As-tu déjà vécu ce genre de scène ? Tu prends le métro, tu trouves une place assise. La station d'après une françoise de souche monte, voit un siège vide à côté de toi et ne s'assoie pas ..............

Tu rentres dans un magasin, tu t'adresse au vendeur ou à la vendeuse avec un petit : "Bonjour missiou" et .........

T'arrive à l'aéroport et tu trouves un guichet spécial..........

ETC.......... ETC......... ETC ........

et ceci et valable pour tous les basanés, le crépus de la mèche, algériens ou non.

Morale : ton texte est à propos, mais élargi le champ de vision et il sera beaucoup PLUS A PROPOS
Quand on captive l'attention, quand on parle de nous, quand on est sujet d'actualité, quand on nous insulte.... bref sans être le nombril de la terre... c'est que l'on est intéressant.

Absente
09/01/2006, 17h19
dis Khalemad, ce que j'ai posté, ce n'est pas une analyse de celui qui souffre de la xénophobie
mais une analyse de celui qui est xenophobe et qui, en vrai français basique, est un pauvre mec

fhemet?

ce que tu dis est juste même si mon objectif était ailleurs

tant pis, j'en conclus que je me suis mal expliquée
je ferai mieux la prochaine fois promis :lol:

Virginie
09/01/2006, 17h19
Bonsoir Lady, Tin, bonsoir à tous.

Je connais bien les comportements xénophobes et sans connaître Freud, j'ai fait la même déduction !
Sans parler d'impuissance, il m'a bien semblé que la haine ou la crainte de l'étranger n'était qu'un éxutoire sur lequel est déviée la peur d'être (à tort ou à raison...) trompé, trahi... Peur parfois justifiée mais comble de l'ironie... La trahison tant redoutée arrive plus souvent du voisin, du frère, du collègue de travail que de l'étranger sur lequel s'est focalisée l'attention. N'étant pas algérienne, je ne sais pas si on peut faire le même constat mais ça ne m'étonnerait pas.
Un autre comble de l'ironie dans ce type de comportement : Certaines femmes, par peur d'être rejetée par leur "hommes", suivent et accréditent ces comportements et idées xénophobes... Juste pour ne pas être elles-mêmes déconsidérées ! (elles les initient, à ma connaissance, rarement... Même Marine suit les traces de son père comme d'autres femmes d'autres origines suivent les traces des hommes de leurs quartiers, de leurs pays, qui agissent selon les même shémas...). Vous me direz, il est parfois vraiment fatigant et inutiles de les contredire... Moi-même je laisse souvent tomber... Mais je fais aussi assez rapidement mes bagages !

Sujet intéressant, merci Lady :)

Absente
09/01/2006, 17h23
merci Virginie et tout à fait d'accord avec toi concernant les femmes!!

en résumé, une personne bien épanouie et comblée ne devrait pas être xénophobe

parfois, la vie est plus simple qu'on ne pense...

khalemad
09/01/2006, 17h23
......L'Algérien traîne avec lui une publicité surfaite (en sens propre et figuré).....

Absente
09/01/2006, 17h25
mais moi, Khalemad, les Algériens, je les vois :
- ayant le sens de l'honneur
- courageux
- travailleurs
- séduisants

c'est surfait? je me trompe alors?

Virginie
09/01/2006, 17h33
en résumé, une personne bien épanouie et comblée ne devrait pas être xénophobe



Et comment ! :zen: Et pour celà, il ne suffit pas d'avoir un position sociale élevée, beaucoup d'argent...
C'est vrai aussi dans l'autre sens : Une personne qui agit de sorte à ce que son entourage (femme, enfants, famille, amis...) se sentent respecté et puisse s'épanouir ne devrait pas avoir peur de "l'étranger"...

Lady, pas mal ta pub pour les algériens :)

khalemad
09/01/2006, 17h39
Je suis désolé, tu commences ton topic par :

"...on se rend bien compte que beaucoup d'Algériens souffrent d'un sentiment de rejet; en tant qu' Algériens ou en tant que musulmans!..."

et tu enchaîne sur le xénophobe et sa double personnalité : Haineux ensuite envieux.

Je n'arrive pas à suivre l'enchaînement, c'est tout... Que l'on m'éclaire de grâce.

Absente
09/01/2006, 17h42
khalemaaaaaaaad,

je voulais juste introduire mon artcle
je vais modifier mon premier post pour te plaire
et reste en paix
et bonne fête de l'Aid

khalemad
09/01/2006, 17h49
T'a crié tellement fort mon pseudo que tu m'as débouché les oreilles et je vais entendre raison. J'ai mal compris, je m'en excuses.
Pour ce qui est de plaire t'a pas besoin de faire d'effort

absente
10/01/2006, 00h21
j'apprecie énormement ton topic , tres interessant .......

en effet , la xénophobie ets un phenomene de societe qui a toujours existé ......et qui existe toujours ...mais il faut pas la confondre avec le racisme. c'est un comportement basé sur l’idée que l’autre est étranger et different n’est pas originaire de la communauté .donc on le refoule et on le rejette , car on a peur de lui .

tous les immigrants ont plus ou moins souffert de la monté alarmante de l'intolerance et la discrimination et la violence verbale ou physique dans tous les pays du monde ,

Adhrhar
10/01/2006, 03h40
Oui tout à fait. Je suis d’accord que la xénophobie est l’expression d’une fragilité et de peurs. C’est comme la méchanceté. A contrario, les personnes équilibrées, bien dans leur peau, sûr d’elles mêmes, … ne sont ni méchantes ni xénophobes.

absente
11/01/2006, 15h01
les xénophobes pensent que les autres sont la , pour prendre leur place, leur boulot , ou je ne sais quoi ......... :rolleyes:

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