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Voir la version complète : La Suisse va voter pour ou contre les minarets


nassim
18/11/2009, 22h49
Le débat agite la Suisse depuis plusieurs semaines, et devrait encore monter jusqu'au 29 novembre, date du référendum «contre les minarets». L'initiative populaire - une institution dans le pays - avait été déposée en 2008 par l'Union démocratique du centre (UDC, parti de droite populiste, qui avait obtenu 29% des voix aux élections fédérales en 2007), qui entend proclamer son «refus sans équivoque» d'une «islamisation de la Suisse». Différents sondages chiffrent pour l'instant l'opposition à la construction de minarets entre 35 et 45% de la population.

L'UDC est une habituée des campagnes d'affichage choc, à la limite de la xénophobie. On se souvient de sa «chasse» aux «moutons noirs», ou encore de son opposition aux «naturalisations de masse».

Pour sa guerre contre les minarets, le parti d'extrême-droite a encore une fois créé la polémique en placardant dans le pays des affiches représentant une femme complètement voilée devant le drapeau suisse, lui-même couvert de minarets dont les silhouettes évoquent des missiles.

Interdite dans plusieurs grandes villes, cette campagne d'affichage a suscité la réprobation du Comité des droits de l'homme de l'ONU, qui s'est ému en octobre d'un référendum marqué par des «affiches sinistres».

Alors que le gouvernement suisse et de nombreux partis s'inquiètent d'une initiative pouvant mettre «en péril la paix religieuse», le président helvétique en personne s'est exprimé mardi dans une allocution vidéo, où il réitère un appel à la population «à dire non à l'initiative populaire contre la construction de minarets».

«Les musulmans doivent pouvoir pratiquer leur religion et disposer de minarets en Suisse également», explique-t-il, rappelant que «la tolérance religieuse (avait) une longue tradition» dans le pays «qui a souvent constitué une terre d'asile pour les adeptes d'autres croyances».

Hans-Rudolf Merz tente également de rassurer les Suisses sur le fait que le «muezzin» (le membre de la mosquée chargé de lancer l'appel à la prière) ne retentirait pas dans la Confédération, quelle que soit l'issue de l'initiative populaire.

Les autorités affirment que les dispositions relatives aux nuisances sonores permettent d'interdire tout ce qui pourrait générer du bruit (haut-parleurs ou appels à la prière).

Quatre minarets dans le pays

Un argument qui témoigne du malaise du gouvernement, alors que l'UDC joue sur un terrain plus identitaire, proclamant que les minarets représentent «le symbole apparent d'une revendication politico-religieuse du pouvoir, qui remet en cause les droits fondamentaux».

La Suisse compte, selon les dernières données de Berne, quelque 400.000 musulmans, dont 50.000 sont pratiquants, sur une population de 7,5 millions d'habitants, faisant de l'islam la deuxième religion du pays après le christianisme. Jusqu'à présent, seuls quatre minarets ont été construits à côté de mosquées.

L'initiative de l'UDC déclenche néanmoins un certain nombre d'oppositions. Ainsi, les milieux économiques craignent les répercussions d'un éventuel «oui» au référendum, rappelant par exemple que les visiteurs des pays du Golfe arabo-persique représentent 6% des nuits dans l'hôtellerie genèvoise.

Autres actions, plus politiques: celle de jeunes militants politiques, dénonçant les «sept délires capitaux des initiants», la journée porte ouvertes des mosquées suisses, ou encore ces détournements des affiches de l'UDC: sur l'une d'elle, on y voit un jeune homme blond prêt à allumer des fusées de guerre, sur l'autre une protestation ironique contre le bruit généré par les cloches d'églises.

source : Libération

Enissay
18/11/2009, 23h58
Je suis vraiment iquiet du resultat de ce scrutin, surtout apres cette nouvelle dimension qu'a pris le problème qu'elle a avec le royaume de Kadafi...
Allah ye7fad

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