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Voir la version complète : Antar Yahya à un Magazin allemand "11 Freunde"


absent
23/11/2009, 17h55
Antar Yahya, le pro algerien est interviwewé par les journaux allemands ou il evolue dans le club de Bochum!

http://s12.directupload.net/images/091123/ye5dpyly.jpg (http://www.directupload.net)

Un morceau qui m a interesse le plus,

Question: Après le but vous avez embrassés à plusieurs reprises le blason algerien sur votre maillot. Vous avez grandi en France. Vous sentez vous aussi algerien de tout coeur?

A. Y: Je suis né en France, mais j ai vécu six ans en Algérie et je suis allé à l'école laba. Mes parents sont nés en Algérie. Mon père avait onze frères et soeurs. Après la guerre entre l'Algérie et la France seulement mon père et l un de ses freres sont restes en vie. Tous les autres sont morts pour la liberté de notre pays. Je me suis toujours senti comme Algériens - mon cœur bat pour l'Algérie.

Voila toute l interview, la plus recente donne par Antar a un magazine allemand!

http://www.11freunde.de/international/125790

absent
23/11/2009, 18h17
un autre morceau:

Question: En Décembre, nous assisterons au tirage au sor des groupes. Contre qui souhaitez vous jouer, l allemagne ou la France peute etre?

A.Y. Tous les Algériens veulent, bien sûr, jouer contre la France. Ce ne sera pas comme le duel avec l'Egypte. Nous serions heureux tous ensemble, ce serait une rivalité purement sportif. L'histoire c est du passe, les Français et les Algériens s aiment maintenant .

absente
23/11/2009, 18h29
J ai aimé cette reponse :

Question: 5 buts pour 38 selections en équipe d Algerie, mais 3 seulement pour le Mondial. Vous vouliez absoluement la qualification ?

Nous voulions tous absolment notre billet pour l Afrique du Sud. Nous sommes tous des freres dans cette équipe. Il existe un réel sentiment d appartenance á une famille et ce qui nous rend fort. J ai eu la chance de marquer, mais c est le resulat d un esprit d 'équipe.

absent
23/11/2009, 18h38
J ai eu la chance de marquer, mais c est le resulat d un esprit d 'équipe.

merci Hellas, je l ai note aussi cette reponse, cette fraternite au sein du groupe est bien existante! Que Dieu les garde!

Walidk
23/11/2009, 18h41
ça fait du bien d'avoir de tels éléments dans l'effectif de notre équipe nationale.....

obladioblada
23/11/2009, 19h54
Mes parents sont nés en Algérie. Mon père avait onze frères et soeurs. Après la guerre entre l'Algérie et la France seulement mon père et l un de ses freres sont restes en vie. Tous les autres sont morts pour la liberté de notre pays.




Sa réaction aux insultes proférées à l'encontre des chouhadas est très compréhensible. Elle est même normale dans une situation pareille.

absente
23/11/2009, 19h58
cette fraternite au sein du groupe est bien existante

et j ai comme l impression qu ils ont transmis cette notion de fraternité á tous les supporters. C est beau et c est sain....pourvu que cela dure !;)

absente
23/11/2009, 20h05
j aime bien sa reponse á la question :

Que vous est il passé apr la tête lorsqu'á la 40eme minute vous avez recu le ballon ? On fonce ?

Dejá au Caire j avais eu une immense occasion que leur gardin a stoppé.
Au match retour, il y a eu ce super ballon de Karim Ziani. Notre buteur voulait faire une tête, je lui ai crié: laisse la passer !
Il ma laissé la route et j ai tiré de toutes mes forces.J ai vu le ballon entrer dans l angle, c etait comme un reve, comme un reve d'un petit enfant.

DZone
23/11/2009, 20h57
Dans les yeux d’Amar Yahia, le bonheur et la fierté se lisent à chaque seconde. Peintre en bâtiment aux Ets Cordoba à Belfort, Amar est le frère aîné d’Anthar, devenu mercredi soir, l’icône du football algérien. En inscrivant le seul but du match de barrages entre l’Algérie et l’Égypte, qualifiant ainsi son pays pour le Mondial 2010, le destin de ce footballeur de 27 ans a sans doute définitivement basculé.

Le foot est devenu une cause nationale

À l’image d’un Zidane, d’un Beckham ou d’un Totti, Anthar Yahia, qui était déjà adulé par les supporters algériens qui le surnomment « le guerrier », Anthar est désormais « la » référence de tout un pays.

Pourtant, l’histoire du nouveau « chouchou » du peuple algérien n’est pas banale. Né en 1982 à Mulhouse, Anthar repart quelques mois plus tard pour l’Algérie avec ses parents. Il ne reviendra en France que cinq ans plus tard avec sa famille, pour s’installer rue d’Amsterdam aux Résidences à Belfort : « Il avait toujours un ballon dans les pieds » raconte son frère, « Il voulait devenir footballeur professionnel. Il a commencé en prenant une licence au Racing Belfort, et c’est de là, qu’il est parti ensuite pour le FC.Sochaux. »

Jusqu’à 18 ans, Anthar va donc fréquenter le Château à Seloncourt, avant de signer pour l’Inter Milan. Viendront ensuite Bastia, Nice et depuis 2008, Bochum en Allemagne.

« Il est aussi en équipe nationale depuis 2002 » souligne Amar, « Avec la sélection, les choses ont vraiment changé depuis deux ans et les qualifications pour ce Mondial. Déjà pour la CAN 2004, on sentait une ferveur autour de l’équipe. Mais là, cela a explosé… Ces derniers mois, la pression était immense sur les épaules des joueurs. En fait, les responsables ont senti qu’il y avait quelque chose à faire. Du coup, l’équipe a eu une préparation militaire et un huis clos a même été imposé durant les derniers jours. Le foot devenu une cause nationale. »
Invités par Anthar, le 13 octobre dernier, Amar Yahia et Florent Cordoba se sont rendus à Alger pour assister à Algérie-Rwanda (3-1) et ont pu se rendre compte de l’engouement exceptionnel qu’il règne autour de l’équipe des Fennecs.

On les a reçus avec des fleurs, eux, avec des cailloux

« J’ai vraiment été bluffé » souligne Florent Cordoba, « L’Algérie est un pays méconnu, mais magnifique. Les gens sont vraiment serviables et disponibles. Dans le stade, l’ambiance était indescriptible, mais très bon enfant. Pendant quatre-vingt-dix minutes, les supporters ont chanté, crié, soutenu leur équipe. C’était un grand moment de sport. »

Avec une tête sur le poteau et un but refusé alors que le ballon avait franchi la ligne, Anthar s’était déjà mis en évidence. Toutefois, le 14 novembre dans l’enfer du Caire, le numéro 4 de l’Algérie ne put éviter le but de l’Égyptien Maétéab (95e), obligeant les deux pays à disputer un match de barrages : « A l’aller, nous les avions reçus avec des fleurs » commente sobrement Amar, « Eux, nous ont reçu avec des cailloux. Mais à Khartoum au Soudan, on leur a montré qui étaient les meilleurs. »

Le Président Bouteflika a affrété 48 avions

Pour bien prendre conscience de l’engouement national et de l’importance du rendez-vous, Amar ajoute : « Mercredi dernier, le président Abdelaziz Boutéflika a envoyé gratuitement 10 000 supporters dans 48 avions pour les soutenir à Khartoum… et voir mon frère marquer le but de la qualification de notre pays. Depuis, Anthar m’a confié au téléphone, que c’était le plus beau jour de sa vie. Il sait qu’il a marqué de son empreinte l’histoire du foot algérien, et d’ailleurs, il a dédié son but au peuple algérien du monde entier. »

Tout comme celle de ses partenaires, sa vie pourrait bien basculer définitivement lors du Mondial 2010. Ainsi, la sélection algérienne a déjà été reçue en grandes pompes jeudi soir, au Palais du peuple, et « les héros de Khartoum » ont tous été décorés de la médaille El-Athir, la plus haute distinction du pays, avant de recevoir une gratification individuelle avoisinant les 400 000 euros ! « Avant son but, Anthar était déjà un héros et le chouchou des Algériens » indique fièrement son frère, « Il était sur toutes les affiches du Mondial 2010. Il a déjà tourné trois pubs pour du foot, de la téléphonie, du jus d’orange… Cela va devenir de la folie. »
Forcément, cette « folie », Amar a envie de la partager : « Mes parents habitent Bavilliers, et mercredi soir, deux heures après le match, ils étaient déjà dans le train pour aller prendre l’avion à Marseille » sourit l’intéressé, qui lui s’est envolé ce week-end pour aller partager pendant quelques jours ce bonheur familial.

« Moi, je reste serein sur l’avenir d’Anthar » affirme Florent Cordoba, « A 18 ans, je l’ai vu partir à Milan. Là, je retrouve la même personne : posé, humble, gentille. Anthar est très mûr pour son âge et il prend toujours beaucoup de recul par rapport aux événements. »

« C’est vrai » conclut Amar, « Quand il vient à Belfort, il va voir les deux trois copains qu’il a gardés ici, ou son coiffeur aux Glacis. Il laisse sa belle voiture au garage, et prend la mienne pour ne pas se faire remarquer.

Pour lui, l’essentiel ici, c’est de venir se reposer, manger et surtout profiter de l’ambiance familiale. L’amour pour mes parents, c’est la chose la plus importante pour lui »

Pascal Pigatto
© Le Pays

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