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shadok
03/12/2009, 19h25
Un aperçu du pays de Moubarek qui nous livre une guerre médiatique. Vous comprenez que dans un tel "état policier" le caillassage du bus de l’équipe algérienne ne peut pas être l'oeuvre de casseurs indépendants.
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La torture est "systématique" dans "l'Etat policier" égyptien, selon des ONG

De Emmy VARLEY
03-12-2009
AFP

LE CAIRE — L'Egypte est devenue un "Etat policier", où la torture est "routinière et systématique", accusent 16 organisations non-gouvernementales égyptiennes dans un rapport transmis à l'ONU et publié jeudi.

"Les prérogatives de l'appareil de sécurité se sont accrues et l'Egypte s'est transformée en Etat policier", écrivent les ONG spécialisées dans la défense des droits de l'Homme.

"Cet appareil joue un rôle central dans tous les domaines de la vie publique" et les "responsables de violations échappent en général à toute punition dans un climat d'impunité créé intentionnellement" dans la foulée de l'état d'urgence, poursuivent-elles.

Décrétée depuis l'assassinat du président Anouar al-Sadate par des islamistes en octobre 1981, cette loi d'exception, dont la levée est l'une des principales revendications de l'opposition, a été systématiquement reconduite depuis.

"Les Egyptiens ne bénéficient d'aucune protection contre la torture, une pratique systématique et routinière", poursuivent les signataires du rapport, dont des organisations de défense des droits civiques et sociaux, des droits des femmes ou d'assistance aux victimes.

"Le crime de torture est une pratique quotidienne dans les commissariats de police, les quartiers généraux de la sécurité d'Etat et autres locaux de détention, y compris parfois les prisons et même la voie publique", poursuit le rapport.

Les ONG font état de "centaines de témoignages", ajoutant que dans "plusieurs cas prouvés, la torture a été cause de décès".

La torture dans les prisons et commissariats égyptiens est régulièrement dénoncée par les ONG locales et internationales comme une pratique courante. Les autorités en revanche démentent des sévices systématiques et n'évoquent que des incidents isolés.

Le rapport note que la torture ne vise pas seulement les militants politiques, et que les pauvres y sont particulièrement exposés.

"Tous ceux qui tombent entre les mains de la police, en particulier les pauvres, font face de manière imminente aux atteintes corporelles par des moyens divers", affirment les ONG, citant les "passages à tabac", les "brûlures de cigarettes", "les électrochocs à la tête, aux organes sexuels et aux seins".

"Dans le cas des femmes, les mauvais traitements et la torture comprennent un élément sexuel allant des menaces de viol aux abus sexuels réels" tandis que certaines ont le "crâne rasé" ou sont "dénudées sous la contrainte". La police a "plus récemment commencé à faire usage de violence sexuelle à l'encontre des hommes", ajoute le rapport.

Le texte note également que les autorités ont "exagéré le danger" représenté par l'islamisme, en "manipulant politiquement la religion et la culture pour justifier et légitimer les atteintes aux droits de l'Homme".

"L'usage des raids collectifs et arbitraires" s'est élargi, ajoute le rapport, en référence aux vagues d'arrestations postérieures aux attentats tels que ceux commis contre des sites touristiques de la Mer rouge en 2004, 2005 et 2006, ou en février dernier contre le souk touristique de Khan al-Khalili, au Caire, qui avait coûté la vie à une touriste française.

Les raids concernent aussi les affaires de droit commun. "L'appareil de sécurité arrête souvent des familles entières pour contraindre des fugitifs à se rendre", accusent les ONG.

"En conséquence, 12 à 14.000 personnes sont détenues, dont certaines depuis 15 ans, sans avoir été inculpées ou jugées", souligne le rapport.

Hossam Bahgat, directeur de l'Initiative égyptienne pour les droits de la personne, qui figure avec le Centre al-Nadim pour le traitement et la réhabilitation psychologique des victimes de violences et l'Institut du Caire pour l'étude des droits de l'Homme parmi les signataires, a indiqué que le rapport avait été remis au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

Galaad
04/12/2009, 01h50
LE CAIRE — L'Egypte est devenue un "Etat policier", où la torture est "routinière et systématique", accusent 16 organisations non-gouvernementales égyptiennes dans un rapport transmis à l'ONU et publié jeudi.
"Les prérogatives de l'appareil de sécurité se sont accrues et l'Egypte s'est transformée en Etat policier", écrivent les ONG spécialisées dans la défense des droits de l'Homme.
"Cet appareil joue un rôle central dans tous les domaines de la vie publique" et les "responsables de violations échappent en général à toute punition dans un climat d'impunité créé intentionnellement" dans la foulée de l'état d'urgence, poursuivent-elles.

Décrétée depuis l'assassinat du président Anouar al-Sadate par des islamistes en octobre 1981, cette loi d'exception, dont la levée est l'une des principales revendications de l'opposition, a été systématiquement reconduite depuis.
"Les Egyptiens ne bénéficient d'aucune protection contre la torture, une pratique systématique et routinière", poursuivent les signataires du rapport, dont des organisations de défense des droits civiques et sociaux, des droits des femmes ou d'assistance aux victimes.
"Le crime de torture est une pratique quotidienne dans les commissariats de police, les quartiers généraux de la sécurité d'Etat et autres locaux de détention, y compris parfois les prisons et même la voie publique", poursuit le rapport.

Les ONG font état de "centaines de témoignages", ajoutant que dans "plusieurs cas prouvés, la torture a été cause de décès".
La torture dans les prisons et commissariats égyptiens est régulièrement dénoncée par les ONG locales et internationales comme une pratique courante. Les autorités en revanche démentent des sévices systématiques et n'évoquent que des incidents isolés.
Le rapport note que la torture ne vise pas seulement les militants politiques, et que les pauvres y sont particulièrement exposés.

"Tous ceux qui tombent entre les mains de la police, en particulier les pauvres, font face de manière imminente aux atteintes corporelles par des moyens divers", affirment les ONG, citant les "passages à tabac", les "brûlures de cigarettes", "les électrochocs à la tête, aux organes sexuels et aux seins".
"Dans le cas des femmes, les mauvais traitements et la torture comprennent un élément sexuel allant des menaces de viol aux abus sexuels réels" tandis que certaines ont le "crâne rasé" ou sont "dénudées sous la contrainte". La police a "plus récemment commencé à faire usage de violence sexuelle à l'encontre des hommes", ajoute le rapport.
Le texte note également que les autorités ont "exagéré le danger" représenté par l'islamisme, en "manipulant politiquement la religion et la culture pour justifier et légitimer les atteintes aux droits de l'Homme".
"L'usage des raids collectifs et arbitraires" s'est élargi, ajoute le rapport, en référence aux vagues d'arrestations postérieures aux attentats tels que ceux commis contre des sites touristiques de la Mer rouge en 2004, 2005 et 2006, ou en février dernier contre le souk touristique de Khan al-Khalili, au Caire, qui avait coûté la vie à une touriste française.
Les raids concernent aussi les affaires de droit commun. "L'appareil de sécurité arrête souvent des familles entières pour contraindre des fugitifs à se rendre", accusent les ONG.
"En conséquence, 12 à 14.000 personnes sont détenues, dont certaines depuis 15 ans, sans avoir été inculpées ou jugées", souligne le rapport.

Hossam Bahgat, directeur de l'Initiative égyptienne pour les droits de la personne, qui figure avec le Centre al-Nadim pour le traitement et la réhabilitation psychologique des victimes de violences et l'Institut du Caire pour l'étude des droits de l'Homme parmi les signataires, a indiqué que le rapport avait été remis au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

AFP

shadok
04/12/2009, 10h36
"Cet appareil joue un rôle central dans tous les domaines de la vie publique"

Qu’ils n’essayent pas de nous faire croire que le caillassage du bus de l’équipe algérienne était l’œuvre d’une bande incontrôlable.

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