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Voir la version complète : H1N1: Le dispositif national à la grippe en Algérie


morjane
04/12/2009, 14h22
De vrais malades qui se mélangent dans les salles d’attente, des ambulances que personne ne désinfecte, des praticiens de la santé qui ne respectent pas les consignes… Le dépistage et la prise en charge des patients atteints du virus H1N1 montrent des signes de défaillance en Algérie.

Entre ce que prévoit le plan d’action national et la réalité, il y a un gouffre. El Watan Week-end a sillonné l’Algérois…

En période pandémique, selon Abdelkader Helali, directeur général du Centre national de pharmacovigilance, « les cas suspects doivent être déclarés et orientés vers les consultations dédiées à la grippe pour confirmation biologique de l’infection. Un examen médical est alors effectué en fonction du diagnostic, un traitement antiviral et des masques chirurgicaux seront prescrits et dispensés sur place au patient, qui, si le virus n’est pas confirmé, pourra regagner son domicile, avec des consignes à suivre. »

Sur le terrain, la procédure est un peu moins bien huilée. Dans les hôpitaux et les dispensaires de l’Algérois, règnent la confusion et l’hystérie générale. D’après les médecins, même les gens qui n’ont aucun symptôme se déplacent pour savoir s’ils sont malades. Dans la foule, difficile de détecter les vrais cas… Les malades de la grippe saisonnière sont traités sur place. Les suspects sont isolés, puis transférés vers un hôpital de reference. Alger, par exemple, dispose de trois centres : El Kattar, Beni Messous et Rouiba, dans l’ambulance du centre ou dans celle de la Protection civile. C’est à l’hôpital que sont effectués les analyses. Là, autre problème : le dispositif se heurte aux lourdeurs bureaucratiques qui ralentissent le diagnostic, et donc, la prise en charge. « Je suis restée trois jours dans une chambre d’isolement en attente des résultats ! », témoigne une malade.

Alors que d’après les médecins, noyés sous les fax envoyés à la direction de la santé publique, la direction de la prévention et l’Institut Pasteur, censé rendre le verdict sous quelques heures.

A l’Institut, les concernés se défendent en disant que le nombre de cas et les effectifs sont tels qu’il est impossible de satisfaire les demandes aussi rapidement. Par ailleurs, nous n’avons vu aucun dispositif de soutien psychologique comme le prévoit le plan national, ni même de recrutement de bénévoles des milieux associatifs.

Par El Watan

ETTARGUI
04/12/2009, 18h06
C'est quoi cette cacophonie ? Pourquoi ce traitement alarmiste de l'information ?
Ca explique bien la confusion et l'hystérie qui règne dans les consultations assaillies par des malades et des non-malades.
Pourquoi veut-on à tout prix que tout le monde passe des examens biologiques ? Surtout si les résultats arrivent après 3 jours ! Dans les pays qui disposent de moyens autrement plus performants que ceux dont dispose l'Algérie, les analyses biologiques, dans un contexte de pandémie, ne sont prescrits que dans des cas bien précis... C'est matériellement impossible, économiquement coûteux et tout simplement inutiles. Il est malhonnête de taper sur l'Institut Pasteur d'Alger qui de toutes les manières ne pourra pas faire face à une situation de cette envergure.

Il y a un véritable problème au niveau de la communication! Les journalistes doivent abandonner le ton alarmiste qu'ils utilisent; ils doivent cesser d'affoler les gens. Il faut arrêter avec ce bricolage et faire appel aux professionnels pour s'exprimer sur la question. De son coté le ministère de la santé a le devoir d'informer la population.

rayhana
04/12/2009, 21h36
aucune mesure n'est inutile,cela fait 9 morts en tout depuis une semaine,c'est normal que les gens paniquent et c'est normal que les média alarment la population et dramatisent, ne serais ce pour une éventuelle hygiéne de vie.
ou rabi settar.

Walidk
04/12/2009, 21h40
On parle d'hygiène et tout mais je crois ça ne stoppera pas la propagation du virus...........l'air frais favorise aussi la circulation du virus.....tout le monde sera atteint......

rayhana
04/12/2009, 22h33
je regrette de te contredire walid mais ce n'est pas tout le monde qui va le choppé ce virus,tout dépend de l'immunité de chacun.

Walidk
04/12/2009, 22h40
je regrette de te contredire walid mais ce n'est pas tout le monde qui va le choppé ce virus,tout dépend de l'immunité de chacun.
Tout le monde va le contracter mais dis plutôt que ce n'est pas tout le monde qui va succomber à cause de ce virus.......

ETTARGUI
05/12/2009, 11h59
aucune mesure n'est inutile,cela fait 9 morts en tout depuis une semaine,c'est normal que les gens paniquent et c'est normal que les média alarment la population et dramatisent, ne serais ce pour une éventuelle hygiéne de vie.
ou rabi settar

Si Rayhana, il y a des mesures inutiles et coûteuses... Crois-tu que dans les pays développés on fait un prélèvement à tout le monde ? La réponse est non ! Sachant que ces prélèvement sont à visée diagnostique, c'est à dire qu'ils te confirment ou infirment la présence du virus H1N1. Dans un contexte de pandémie on traite sur les symptômes cliniques parceque la réponse du laboratoire sera de toutes les manières tardive, en raison du nombre de malades (dans l'article il parle de 3 jours et en 3 jours le patient est le plus souvent guerri, même sans traitement). De plus l'examen en question coûte quelque chose comme 280 € (je te laisse faire un petit calcul avec l'hypotèse que la majorité de la population présentera un syndrome grippal). Ajouté à cela que l'IPA, qui est le laboratoire de référence ne pourra jamais répondre à une telle demande.

Et même si l'on fait des examens biologiques et que la présence du virus H1N1 est confirmée, ça ne change rien à la stratégie thérapeutique qui est le plus souvent identique à celle de la grippe saisonnière.
Ce qu'il faut retenir c'est que la grippe A ne tue pas plus que la grippe saisonnière... Elle se propage plus vite, mais ne tue pas plus... Il faut savoir que chaque année des gens meurent de la grippe sans que cela interpelle les médias.

Quant à la médiatisation de cette pandémie, il faudrait savoir distinguer entre une information utile et une surmédiatisation psychosante, voire une désinformation néfaste (ce que j'ai pu relever dans certains articles).
Donc pas de panique.

cela fait 9 morts en tout depuis une semaine
Non Rayhana, 9 cas depuis le début de l'épidémie... En France le nombre de décès par grippe A a dépassé 70.
Mais connais-tu le nombre de décès dû à la grippe saisonnière pour la même période ?

rayhana
05/12/2009, 18h00
c'est vrai que je ne connais pas le nombre exact des décés en algerie comme vous le savez il n'y a aucune transparence par contre je sais que tous ceux qui ont une forte température sont admis en milieu hospitalier pour control d'abord ,prélévement ensuite et bien sûr mis en quarantaine avec soins adéquats de la grippe et surveillance d'autres symptomes comme la pneumonie,une fois que le résultat arrive si c'est une grippe saisonniére,ils sont relachés sinon ils subissent un traitement avec tamiflu et reste hospitalisé jusqu'aprés guérison.
ça c'est ce que font nos medecins en ce moment dans les hopitaux et dans les urgences,ils sont dépassés et le seront beaucoup plus les jours à venir(manque de moyens)
ne me dites surtout pas que c'est inutile et couteux etargui.
car rien n'est couteux et inutile pour sauver des vies.

ETTARGUI
05/12/2009, 18h14
Si, si, je maintiens que c'est inutile et coûteux. Les économistes de la santé ont pour rôle justement de faire des études appelées "Etudes coût/efficacité" pour une meilleure efficience économique des soins. Car il ne faut jamais perdre de vie qu'un systême de santé qui coûte beaucoup ne tiendra pas longtemps la route. A titre d'exemple, dans le systême français l'évolution des soût de santé est d'environ 10 %, alors que le PIB évolue bon an mal an de 2 %. Les économistes estiment que si cette tendance se maintient, la santé bouffera dans une quinzaine d'année toutes les recettes de la France. C'est à dire plus d'écoles, plus d'armée, plus d'administration....

Pour revenir au cas de la grippe, il faut savoir qu'en Europe le Tamiflu est réservé au cas sévère et aux personnes vulnérables, que le traitement dans la majorité des cas est à base de Paracétamol, que seulement 1 patient sur cent est hospitalisé (les autres ne nécessitent pas une prise en charge hospitalière) et que la mortalité due au H1N1 est de l'ordre de 1 pour mille.

rayhana
05/12/2009, 18h22
Car il ne faut jamais perdre de vie qu'un systême de santé qui coûte beaucoup ne tiendra pas longtemps la route
tu veux dire de vue:)

c'est mon avis là dessus etargui,je m'en balance des économistes et de plus français.
ce que je te raconte je le vois tous les jours dans les hopitaux et c'est pas inutile ,crois moi,même si on est entrain de gaspiller de l'argent ça n'égalera jamais les dépenses du foot;)

ETTARGUI
05/12/2009, 20h05
Rayhana
L'approche économique en santé est indispensable et ne pas en tenir compte dénote d'une grande naïveté et d'une méconnaissance de la chose de la santé publique.

Pour ce qui est des mesures dont tu parles : analyses de laboratoire systématiques, hospitalisation de tout cas confirmé, prescription systématique du Tamiflu... c'est, je le répète, INUTILE et de toute les manières ça ne pourra pas tenir longtemps la route... En France, il y a actuellement plus de 700 000 consultations pour syndromes grippaux par semaines. Penses-tu qu'il est possible d'hospitaliser tous ces gens ?

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