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Voir la version complète : Climategate : l'Arabie Saoudite met la science en doute


nacer-eddine06
07/12/2009, 13h58
Le piratage de milliers de courriels de chercheurs collaborant avec le prestigieux Centre de recherches sur le climat, publiés surinternet, est utilisé par les sceptiques du réchauffement pour mettre en cause certaines mesures des changements en cours.


Des emails de scientifiques ont été piratés (Sipa)

L'Arabie Saoudite a estimé, lundi 7 décembre, à Copenhague que le "niveau de confiance" en la science sur le réchauffement climatique était affecté par l'affaire des courriels de scientifiques piratés et réclamé une enquête internationale.
"Le niveau de confiance est affecté", a déclaré devant la conférence climat réunie en plénière à Copenhague, le chef de la délégation saoudienne Mohammed al-Sabban dont le pays est le chef de file les Etats producteurs de pétrole, l'OPEP.
"Le Climategate va clairement affecter la nature de ce en quoi nous pouvons croire (...) et les orientations qui seront prises dans les jours qui viennent", a-t-il souligné.
Le responsable saoudien a réclamé une enquête internationale sur ce "Climategate" qui met en doute certaines mesures du réchauffement planétaire.

Un discrédit sur le Giec ?

En ouverture de la conférence climat lundi matin, le président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), Rajendra Pachauri, avait dénoncé une tentative de "discréditer" les travaux du Giec. Plusieurs ONG avaient dire leur crainte de voir les pays pétroliers s'appuyer sur le climategate pour jeter le discrédit sur la conférence.
Le Giec, mandaté par l'ONU, a pour mission d'éclairer la décision politique en matière de lutte contre le changement climatique.

"C'est le sujet du moment"

L'affaire des emails piratés provenant d'éminents chercheurs au Royaume-Uni, baptisée "Climategate" par la presse, est un événement "opportuniste".
"Il s'avère que c'est le sujet du moment. Mais c'est une mauvaise représentation de la robustesse de la science" sur le climat, a-t-il déclaré à l'AFP à quelques minutes du lever de rideau.
"Il y a beaucoup de données établies et toutes convergent vers le même type de changement et des dégâts importants", a-t-il poursuivi.
"Je vois ça, et je me dis que c'est opportuniste".

Remise en cause des données scientifiques

Des milliers d'emails de chercheurs collaborant avec le prestigieux centre de recherches sur le climat (CRU) de l'université britannique d'East Anglia, victime d'un piratage informatique ou de fuites, ont été publiés le mois dernier sur internet et tendent à mettre en cause certaines mesures du réchauffement climatique.
Le président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), mandaté par l'Onu pour éclairer les dirigeants politique et fonder la riposte, Rajendra Pachauri, doit prendre la parole au cours de la cérémonie d'ouverture, lundi matin, et s'exprimer sur le sujet.
Certaines délégations opposées à un accord qui viserait d'ambitieuses réductions des émissions de gaz à effet de serre, dont celles des pays pétroliers comme l'Arabie Saoudite, pourraient prendre argument de ce scandale à la conférence climat de Copenhague, selon les ONG.

(Nouvelobs.com avec AFP)

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