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Voir la version complète : Stardust a rapporté sur Terre ses poussières de comète


morjane
16/01/2006, 17h43
Mission accomplie pour la sonde américaine Stardust qui a largué sur Terre sa capsule contenant des poussières d'étoiles et est reparti en orbite en attendant une seconde mission. On avait déjà de la poudre de lune grâce à Apollo , des atomes du vent solaire de genesis mais jamais de la poussière interstellaire comme la chevelure de la comète Wild 2.

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Cette pincée de poussières de comète, invisibles à l'oeil nu, va fournir des années de grain à moudre aux géologues de l'espace. La sonde américaine Stardust l'a largué sur Terre sans encombre, dimanche 15 janvier, bien à l'abri d'une capsule de 46 kg qui a déjoué les dangers d'une descente à très grande vitesse. En 2004, cette fin de voyage avait été fatale au caisson contenant les particules de vent solaire recueillies par le vaisseau Genesis, trahi par ses parachutes de freinage. Construite sur le même modèle, la capsule de Stardust s'est, elle, parfaitement comportée.

Une fois séparée de la sonde qui attendra en orbite autour du Soleil une éventuelle seconde mission, elle a établi un record de vitesse pour un engin de fabrication humaine plongeant dans l'atmosphère à près de 47 000 km/h. Les couches denses lui ont imposé une décélération de 38 fois la force de gravité, portant son bouclier thermique à 2 700 °C. Deux parachutes ont achevé le freinage. Trois rebonds dans la nuit d'un désert de l'Utah et ces nouveaux échantillons de matières extraterrestre étaient livrés.

Jusque-là, l'homme n'avait réussi à ramener sur Terre que de la poudre de Lune grâce aux expéditions Apollo et à la mission robotisée soviétique Luna 24, en 1976. Les particules de vent solaire de Genesis pourront sans doute être analysées, malgré les dégâts causés par leur chute, mais il s'agit d'atomes infimes. Cette fois, Stardust rapporte des poussières. Celles, interstellaires, qui parcourent notre galaxie et qui ont été prélevées au cours du voyage de sept années. Et celles que l'engin a recueillies au cours de sa brève traversée, le 2 janvier 2004, de la chevelure de la comète Wild 2. Les grains se sont alors enfoncés dans un aérogel censé les freiner sans les endommager.

ESCARBILLES CÉLESTES

Au centre spatial de Houston, la première tâche sera d'extraire ces escarbilles célestes, bien plus fines qu'un cheveu, de leur pâte. Puis les premiers échantillons seront adressés à une vingtaine de laboratoires pour des analyses préliminaires. Six se trouvent en France, dont le Laboratoire d'étude de la matière extraterrestre, au Muséum national d'histoire naturelle, à Paris. Son directeur, François Robert, espère recevoir 15 grains de l'ordre de 10 micromètres qu'il soumettra à la sagacité d'une nouvelle sonde capable de les décortiquer atome par atome. Cette première carte d'identité renseignera sur l'état de la matière telle qu'elle existait au tout début de notre système solaire. Car Wild 2 ne s'est approchée de la Terre et du Soleil qu'en 1974, sous l'influence de Jupiter. Son contenu n'a guère eu le temps d'être dégradé. Les astronomes espèrent qu'il porte, presque intacts, les secrets de nos origines, conservés dans les corps glacés de l'extrémité du système solaire. A sa manière, Stardust aurait ainsi apporté à domicile des réponses qu'une autre sonde américaine, New Horizons, doit partir chercher très loin, mardi 17 janvier, vers Pluton et au-delà.

Par Le Monde

le philosophe
16/01/2006, 21h17
salut
mais faudra atendre encore une dizaine d'ané pour terminé les analise des echantillon. je suis impation de decouvrire le trésor

Tizinissa
17/01/2006, 12h00
vers Pluton et au-delà

Au delà de notre systeme solaire ? c'est la premiere fois que crois non ?
sont nos theories valables au dela de notre systme solaire ?

Johndoe54
17/01/2006, 14h25
Peut etre que ce millionième de gramme de poussière nous permettera de décrourir la clé du mystère de la création de l'univers.

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