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nassim
10/12/2009, 00h25
L’impasse financière «menace la souveraineté nationale de la Grèce», pour la première fois depuis le retour de la démocratie en 1974, a affirmé mercredi le Premier ministre grec Georges Papandréou.

«Pour la première fois depuis 1974, l’impasse financière de notre pays menace notre souveraineté nationale», a dit le Premier ministre lors de la réunion hebdomadaire du conseil des ministres en référence à la date du retour de la démocratie dans le pays après la dictature militaire des colonels.

«Nous sommes déterminés à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour maîtriser l’énorme déficit, restaurer la stabilité des finances publiques et promouvoir le développement. C’est la seule voie pour nous assurer que la Grèce ne perdra pas ses droits à la souveraineté», a encore dit le Premier ministre.

«Nous avons déposé un projet de budget qui est un premier pas pour la reprise de l’économie et la limitation drastique du déficit que nous a laissé le gouvernement précédent», a ajouté M. Papandréou.

Un programme d'assainissement de l'économie

Le Premier ministre a annoncé à cette occasion qu’il allait «dans les prochains jours» présenter à ses partenaires européens le programme d’assainissement de l’économie qui sera déposé en janvier à la Commission européenne dans le cadre du pacte de stabilité et de croissance.

Le gouvernement grec s’est engagé mercredi à prendre toutes les mesures nécessaires afin de restaurer la crédibilité financière du pays et regagner la confiance des marchés.

Le ministre grec des Finances, Georges Papaconstantinou a indiqué mercredi que le gouvernement prendrait toutes les mesures nécessaires pour retrouver la crédibilité perdue avec des mesures précises et un plan pour diminuer, à moyen terme, le déficit et maîtriser la dette publique M. Papaconstantinou a reconnu que «les dégradations des agences de notation rendent difficile la politique du gouvernement» et prévenu que «la Grèce connaîtra des perturbations sur les marchés ces prochains mois».

Explosion du déficit public

Soumise à de fortes pressions depuis la crise de Dubaï, la Grèce, membre de la zone euro, est sous le feu des critiques depuis deux semaines en raison de l’explosion de son déficit public, estimé à 12,7% du Produit intérieur brut (PIB) et de la dette à 113% du PIB pour la fin de l’année et à 120% en 2010.

Lundi et mardi, les agences de notation Standard and Poor’s et Fitch ont successivement mis sous surveillance la note de crédit à long terme et abaissé la note de la dette à long terme.

Fitch a en outre annoncé mercredi avoir placé sous surveillance négative l’ensemble des crédits structurés émis par les établissements grecs, dont le montant total avoisine les 10 milliards d’euros, accentuant encore la pression sur Athènes.

source : AFP

Alain
10/12/2009, 00h35
Elle est dans le giron de l'€ et ne sera économiquement pas lâchée, tout comme l'Irlande, mais le problème grec serait avant tout la corruption.


jeudi 19 février 2009

La branche grecque de l'association Transparency International ou Transparence sans-frontières estime dans son rapport annuel que près de 750 millions d'euros auraient en 2008 servi à payer des actes de corruption. Une hausse de près de 110 millions par rapport à 2007. Premiers montrés du doigt: les médecins hospitaliers

Voila une enquête qui vient mettre des statistiques sur des pratiques devenues tellement courantes qu'elles ne sont même plus vraiment remises en question par la majorité des citoyens grecs qui en sont pourtant les premières victimes, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public. La pratique de "l'enveloppe" ou "douceur" réclamée par les médecins pour une opération chirurgicale, une naissance ou un check-up ne surprend plus personnne.

Dans les hôpitaux publics, le montant de ces enveloppes varie de 50 à 6.000 euros selon les actes avec une moyenne d'environ 869 euros. Un montant qui grimpe dans les structures privées avec une moyenne de 4.543 euros payés en sous-main pour un acte chirurgical. Dans le secteur public, les employés les plus corrompus après les médecins sont les agents des impôts, notamment ceux en charge des immatriculations d'entreprise ou encore les agents municipaux en charge des permis de construire. A Athènes, toujours selon l'association Transparence Sans-Frontières, obtenir un permis de construire vous coûte en moyenne 2.169 euros mais peut atteindre jusqu'à 30.000 euros dans le cas de gros projets immobiliers.

L'enquête

La recherche a porté sur un échantillon de 6.000 personnes qui ont répondu à la question suivante: "Vous est-il jamais arrivé, à vous ou à un membre de votre famille, que l'on vous demande de payer un pot-de-vin dans une institution gouvernementale ou dans une compagnie privée afin de faire avancer votre dossier?".

Plus de 28% des sondés ont répondu par l'affirmative soit une hausse de 1,2% par rapport à 2007. Des pratiques peu éthiques, qui décribilisent les institutions dans leur ensemble et qui sont aujourd'hui de plus en plus mal supportées par des citoyens au pouvoir d'achat fragilisé.

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