Voir la version complète : Le cheval
Le cheval, allongé le crâne et longue la
Mandibule ; étalon ou jument, dans notre parc,
Ils déambulent.
Superbe allure d’un coureur souvent rapide
Et galopeur. La teinte à la nuance grisâtre, marron ou
Sombre noirâtre et parfois même blanchâtre
Colore son svelte corps.
Jadis, il fût dans la guerre flamboyant
Tel un éclair, laissant très loin derrière un
Brun nuage de poussière.
Et son cheval dans son enclos se promène,
Son oreille est comme la feuille de myrte et sa
Couleur est celle d’une fleur, épanouie,
Du bel grenadier.
Je me rappelle de ce cheval et d’elle,
Sa chevelure à elle et son pelage à la flanelle,
Leurs yeux brûlaient le feu et
Sondaient la profondeur.
Leur danse commence au rythme de
Leurs pas qui balancent, ma jalousie dénonce leur
Complice intimité et leur Joli
Chant de romance.
Le pauvre poète, les yeux
Figés par le décors, regarde, de loin
Venir sa désespérance.
le cheval est mon animal préféré
tu l'as si bien décrit
Salut superzlabya et merci pour avoir apprécier...
Bon chevalier masqué qui chevauche en silence,
Le Malheur a percé mon vieux coeur de sa lance.
Le sang de mon vieux coeur n'a fait qu'un jet vermeil,
Puis s'est évaporé sur les fleurs, au soleil.
L'ombre éteignit mes yeux, un cri vint à ma bouche
Et mon vieux coeur est mort dans un frisson farouche.
Alors le chevalier Malheur s'est rapproché,
Il a mis pied à terre et sa main m'a touché.
Son doigt ganté de fer entra dans ma blessure
Tandis qu'il attestait sa loi d'une voix dure.
Et voici qu'au contact glacé du doigt de fer
Un coeur me renaissait, tout un coeur pur et fier
Et voici que, fervent d'une candeur divine,
Tout un coeur jeune et bon battit dans ma poitrine !
Or je restais tremblant, ivre, incrédule un peu,
Comme un homme qui voit des visions de Dieu.
Mais le bon chevalier, remonté sur sa bête,
En s'éloignant, me fit un signe de la tête
Et me cria (j'entends encore cette voix) :
" Au moins, prudence ! Car c'est bon pour une fois. "
P.Varlaine
Tel un cheval qui bois sa misérable peine
A la source de vie ou à la belle fontaine,
Qui voudrait à peine se retourner vers soi
Ou se rappeler les joyeux moments de quelques mois ?
On se meut et on galope dans son propre chagrin
Et on espère que que le desespoir tire à sa fin
Espérer,aimer, donner rien que pour cela
Et voir le bonheur partout où l'on va...
Mon cheval est l'espoir de quelques secondes
Qui me fait oublier les peines de ce monde
Sur son dos j'ai parcouru toute la terre,
Et j'ai vu disparaître toutes les misères
Autant de sensations de vrai bonheur, rien
Que de le voir parmi les fleurs de la terre !
Merci infiniment pour tous ces poèmes. Ils sont magnifiques. C'est si bien décrit que que c'était vivant et que les images défilaient devant moi.
Merci Samir , je sais que je reviendrai encore les relire.
Très belle journée.
C'est à moi de te remercier infiniment pour tout ce que tu écrit et ce n'est nullement par complaisance, les textes parlent par eux mêmes.
Merci morjane pour avoir apprécier.
chagrin
jalousie
misère
amour
bonheur
joyeux tu galopes vers ta liberté......! Merci pour ces beaux instants!
Merci elisa pour ta réponse,
Le chargrin cotoie l'amour,
La jalousie est son le fait vivre,
La misère, que faire
La bonheur est ce qu'espère l'amour
médisante
22/01/2006, 03h04
Le cheval est l'ancêtre et illustre compagnon de l'homme, du cavalier.
L'homme qui le malmène, à mes yeux, ressemble à un âne.
Belle figure du cheval, Samir :zen:
De tout temps les Chevaux ne sont nés pour les hommes.
Lorsque le genre humain de gland se contentait,
Ane, Cheval, et Mule, aux forêts habitait ;
Et l'on ne voyait point, comme au siècle où nous sommes,
Tant de selles et tant de bâts,
Tant de harnois pour les combats,
Tant de chaises, tant de carrosses,
Comme aussi ne voyait-on pas
Tant de festins et tant de noces.
Or un Cheval eut alors différent
Avec un Cerf plein de vitesse,
Et ne pouvant l'attraper en courant,
Il eut recours à l'Homme, implora son adresse.
L'Homme lui mit un frein, lui sauta sur le dos,
Ne lui donna point de repos
Que le Cerf ne fût pris, et n'y laissât la vie ;
Et cela fait, le Cheval remercie
L'Homme son bienfaiteur, disant : Je suis à vous ;
Adieu. Je m'en retourne en mon séjour sauvage.
- Non pas cela, dit l'Homme ; il fait meilleur chez nous :
Je vois trop quel est votre usage.
Demeurez donc ; vous serez bien traité.
Et jusqu'au ventre en la litière.
Hélas ! que sert la bonne chère
Quand on n'a pas la liberté ?
Le Cheval s'aperçut qu'il avait fait folie ;
Mais il n'était plus temps : déjà son écurie
Etait prête et toute bâtie.
Il y mourut en traînant son lien.
Sage s'il eût remis une légère offense.
Quel que soit le plaisir que cause la vengeance,
C'est l'acheter trop cher, que l'acheter d'un bien
Sans qui les autres ne sont rien.
Jean de L Fontaine.
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