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Voir la version complète : Les 10 vérités de Bougherra


absent
12/12/2009, 10h39
Lorsque nous avons accosté Madjid Bougherra dans la zone mixte du stade Ramon Sanchez-Pizjuan de Séville juste après le match Séville – Rangers, l’international algérien était en train de répondre aux questions des confrères écossais. Très sollicité, Bougherra a préféré nous donner rendez-vous à l’hôtel Sevilla. «Pour discuter à l’aise», nous a-t-il dit en prenant le soin de bien nous indiquer le nom de l’hôtel Sevilla Center, en plein centre de la capitale andalouse comme son nom l’indique.



Un quart d’heure plus tard et au moment où nous demandions au réceptionniste d’appeler Bougherra, ce dernier est apparu pour ensuite nous indiquer un endroit calme pour discuter. Très à l’aise avec son jogging bleu des Rangers et toujours avec le sourire, Bougherra a répondu à toutes nos questions, même les plus osées, sans jamais se montrer embarrassé. Vers minuit, c’est nous qui avons demandé à l’international algérien d’aller se reposer car un vol du matin à destination de Glasgow l’attendait. Mais, durant la demie heure qu’il avait passée avec nous, Bougherra s’est complètement lâché en donnant son point de vue sur l’actualité brûlante de l’Equipe nationale. Nous vous en avons choisi dix sujets avec dix vérités de Bougherra.

Lacen : «S’il vient, je n’aimerais pas être à la place de Saâdane»
«Mehdi Lacen est un excellent joueur qui peut apporter beaucoup à l’Algérie et à l’équipe nationale, mais cela ne suffit pas car avant de porter les couleurs d’une sélection d’un pays on doit aimer ce pays. Si Lacen aime l’Algérie comme nous tous, c’est le moment de venir car il y a la Coupe d’Afrique puis la Coupe du monde et l’EN peut avoir besoin de lui. Maintenant, la décision finale revient au coach et là je peux vous assurer que si Lacen vient, je n’aimerais pas être à la place de M. Saâdane. Comment va-t-il convaincre le joueur qui devra lui laisser sa place ? Seul le coach peut répondre à cette question. Comme quoi, ce n’est pas du tout facile d’être sélectionneur national.»

Ziani : «C’est grâce à lui que j’ai été sélectionné en A»
«Mon amitié avec Karim Ziani a commencé en sélection espoirs. Nous avions joué ensemble contre le Ghana à Blida puis en Zambie. Juste après ces deux matchs, et comme Salim Aribi et Brahim Zafour s’étaient blessés en même temps, il y a eu un gros problème en défense avant un match important face au Nigeria à Abuja. C’est là que Ziani est allé voir Pauwels puis lui demander de me donner une chance. La suite, tout le monde la connaît. Je sors l’un de mes meilleurs matchs en sélection et je m’impose définitivement en équipe d’Algérie. Ziani aime tellement l’Algérie qu’il s’implique souvent pour le bien de la sélection. Il était le seul à croire en une qualification en Coupe du monde avant même les éliminatoires. C’est ça Karim : un leader qui dégage de la confiance.»

Kanouté : «Il m’a donné rendez-vous en Angola»
«C’est la deuxième fois que je joue contre Kanouté, et à chaque fois je suis impressionné par sa gentillesse et son talent. C’est un vrai gentleman qui trouve toujours le mot juste pour toucher son interlocuteur. A la fin du match, et alors qu’il avait cédé sa place juste après la mi-temps, il est venu vers moi pour me féliciter pour la qualification de l’Algérie et me donner rendez-vous (avec un large sourire) en Angola où on devra se retrouver pour la troisième fois cette saison. En Angola aussi j’aurai grand plaisir à le retrouver, même si j’espère que le résultat ne sera pas le même. En club, il m’a battu deux fois, j’espère prendre ma revanche en sélection.»

Djebbour : «Il a beaucoup de contacts, mais…»
«Je suis très inquiet pour Rafik Djebbour qui n’arrive pas à signer dans un club alors que ce ne sont pas les contacts qui manquent. En fait, Djebbour a deux obstacles : l’AEK s’est montré gourmand et il y a la CAN qui arrive et qui dissuade les clubs intéressés. Il reste encore quelques jours avant l’ultimatum de M. Saâdane et j’espère de tout cœur que Djebbour trouve au plus vite un club. D’abord pour lui-même, ensuite pour l’équipe d’Algérie qui a besoin d’un joueur de cette qualité ; car n’oubliez pas qu’il a été pour beaucoup dans les victoires contre l’Egypte et la Zambie. En tout cas, si personnellement je peux l’aider, je n’hésiterai pas à le faire.»

Transfert : «Je veux retourner en Primerligue, mais après le Mondial»
«Au risque de me répéter, je suis très bien aux Rangers et je n’ai aucune envie de partir au mercato. Et puis, ce serait compliqué de changer de club alors qu’il y a la Coupe d’Afrique au milieu. Le meilleur moment de partir c’est sans doute l’été prochain, c’est-à-dire juste après la Coupe du monde. J’ai plusieurs choix entre le championnat anglais, espagnol et français, mais mon souhait est de retourner en Angleterre pour jouer dans un bon club de Primerligue. La Primerligue, j’y ai déjà goûté avec Charlton et mon rêve c’est d’y revenir par la grande porte.»

Le Ballon d’Or : «Je serai dans tous les cas content, car c’est un Algérien qui l’aura»
«Le Ballon d’Or organisé par Le Buteur et El Heddaf est la seule distinction en Algérie. Il fait désormais rêver tous les joueurs de l’Equipe nationale, car il n’y a pas meilleure récompense que celle qui vient des siens. En plus, cette distinction récompense le travail de toute la saison que ce soit en club ou en sélection. Toutefois, le plus beau dans le Ballon d’Or c’est que le vainqueur sera un de nos potes de l’EN car j’ai vu que tous les lauréats sont des internationaux algériens. Donc, quel que soit le lauréat, j’applaudirai des deux mains et on fêtera ça ensemble à Alger.»

CAN-2010 : «Objectif, les demi-finale»
«C’est vrai que ces derniers jours on parle un peu malgré nous de la Coupe du monde car il fallait bien commenter le tirage au sort, mais on sait très bien qu’avant le Mondial il y a une compétition tout aussi importante pour moi car c’est la première fois-ci que je participerai à une CAN. En tant que mondialistes, on ne doit pas se contenter d’une qualification au prochain tour, il faut carrément viser les demi-finales et plus s’il le faut.
Tant pis si on doit affronter l’Egypte en demi-finales, tout le monde sait qu’on n’a pas peur d’eux car si on les a battus à Khartoum, pas loin de chez eux, on pourra aussi les battre en Angola.»

Egypte : «Il faut les laisser pleurer entre eux»
«Je ne comprends toujours pas pourquoi les Algériens s’intéressent à ce que racontent les Egyptiens. Nous sommes en Coupe du monde, nous les avons battus à la régulière sur le terrain, laissons-les pleurer entre eux et regardons vers l’avant car, contrairement à eux, nous avons deux compétitions majeures qui nous attendent. Je tiens toutefois à rappeler que je n’ai pas compris la réaction de certains joueurs qui étaient plutôt corrects sur le terrain et qui n’arrêtent pas aujourd’hui de pleurnicher. Je rends hommage toutefois à Aboutrika qui est resté digne et qui semble désolé par toute la violence qui a entouré le premier match.»

Angleterre : «Techniquement, nous sommes plus forts qu’eux»
«Pour avoir joué assez longtemps en Grande-Bretagne, je peux me targuer de bien connaître le foot anglais. Si physiquement et tactiquement ils nous dépassent largement avec un entraîneur comme Capello, techniquement nous sommes plus forts qu’eux. Nous avons aussi une qualité qu’ils n’ont pas : nous jouons avec le cœur. Donc, si on est dans un bon jour, on peut vraiment les bousculer et si on n’arrive pas à les bousculer on ne se laissera pas faire, vous pouvez me croire. Les Etats-Unis, par contre, c’est un groupe très sérieux et travailleur mais qui n’arrive pas à enchaîner les bons résultats. Ils ont tendance à entamer laborieusement les compétitions pour les terminer en force, comme ce fut le cas lors des éliminatoires. Enfin, la Slovénie je connais pas, mais j’aurais le temps de m’informer sur cette sélection.»

Staff technique : «Nous sommes bien avec Saâdane, Djelloul et Kebir»
«Vous me parlez d’un renforcement du staff technique, pour ma part si la Fédération et M. Saâdane sont d’accord je ne vais pas dire non. Toutefois, je peux vous assurer qu’on est bien avec le staff actuel. M. Saâdane a vite compris que les joueurs de l’Equipe nationale actuels ont besoin d’être responsabilisés et qu’ils ne veulent pas avoir quelqu’un derrière eux à leur rappeler ce qu’ils doivent faire et ce qu’ils ne doivent pas faire. Par exemple, depuis quelques temps j’ai demandé à avoir une chambre pour moi seul, et bien le coach n’a pas vu ça comme un privilège. Le plus important pour lui, c’est le résultat final. Si le joueur veut une chambre à lui seul et que le lendemain il est à 100%, c’est O. K.»


De nos envoyés spéciaux à Séville :
Mohamed Saâd et Yacine Selhani
leButeur

sako
12/12/2009, 12h02
Lacen : «S’il vient, je n’aimerais pas être à la place de Saâdane»

Il aurait pu faire l’économie de cette déclaration et laisser Saâdane faire son travail..certains joueurs commencent vraiment à avoir la grosse tête après la qualification…
Hier c’était antar yahia qui se permetait de juger Lahcen sans la connaître…

Saâdane vient d’ecarter Rafik jabbour et il a bien fait, un joueur qui ne joue dans son club n’a pas sa place dans l’equipe nationale.

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