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Voir la version complète : Abou Dhabi accorde un prêt de 10 milliards de dollars à Dubai World


nacer-eddine06
14/12/2009, 12h22
Reuters

Abou Dhabi a créé une petite surprise avec l'annonce d'un prêt de 10 milliards de dollars à son voisin Dubaï, une décision qui a donné un coup de fouet à des Bourses mondiales qui avaient été échaudées par l'annonce des difficultés financières de l'émirat fin novembre.

Cette aide était l'option la moins attendue parmi toutes celles qui étaient sur la table après que Dubaï a demandé le 25 novembre un moratoire sur la dette de 26 milliards de dollars du conglomérat public Dubai World. Ce dernier a annoncé que 4,1 milliards de dollars de cette somme avaient été alloués à sa filiale immobilière Nakheel pour rembourser ses obligations islamiques (sukuk) arrivant à échéance lundi. Nakheel a annoncé qu'elle rembourserait ainsi les investisseurs d'ici les deux prochaines semaines. "Le gouvernement d'Abou Dhabi a accepté de fournir 10 milliards de dollars au Fonds de soutien financier de Dubaï qui seront utilisés pour honorer une série d'obligations sur Dubai World", a souligné le président de la Commission budgétaire suprême de Dubaï dans un communiqué. L'excédent de trésorerie servira à faire face aux besoins du conglomérat public jusqu'à la fin du mois d'avril 2010, a annoncé le gouvernement de Dubaï.

Les indices boursiers en hausse

Conséquence, dans les premiers échanges l'indice de référence de la Bourse de Dubaï a rebondi de plus de 10 % tandis que celui d'Abou Dhabi, gagnait 7 %. En Asie les Bourses ont rebondi, permettant à l'indice Hang Seng de Hong Kong de finir la séance en territoire positif. Et, après près d'une heure de transactions, les Bourses européennes progressaient de près de 1 %.

"C'est (une mesure) de sauvegarde cruciale et essentielle... à un moment où les marchés en ont réellement besoin", souligne John Sfakianakis, chef économiste chez Banque Saudi Fransi-Credit Agricole. "Cela devrait apporter beaucoup de confiance. Au fond, c'est Abou Dhabi qui paye la facture". "Cela prendra du temps pour révéler les implications (de cette intervention). Je doute fortement que (ce prêt) n'ait pas été conditionné. Il n'y avait pas d'autre choix pour Abou Dhabi que de renflouer Dubaï, la fédération (des Emirats arabes unis) était en danger." De fait, "l'(accord) est conditionné par la réussite de la société dans ses négociations concernant un accord de statu quo précédemment annoncé avec le reste de ses créanciers", a en l'occurrence précisé une source gouvernementale. "La somme sera également utilisée pour satisfaire les obligations de négociation avec les créanciers et les concédants (de contrats) et les discussions avec (ces derniers) commenceront bientôt", a ajouté cette source.

Les créanciers de Dubai World, soit Standard Chartered, HSBC, Lloyds, Royal Bank of Scotland, Abu Dhabi Commercial Bank et Emirates NBD, ont jusqu'au 28 décembre pour accepter l'accord de statu quo, quand le délai accordé à Nakheel prendra fin.

Une nouvelle loi sur les faillites

"Nous sommes ici aujourd'hui pour affirmer aux investisseurs, aux créanciers financiers et commerciaux, aux employés et à nos concitoyens que notre gouvernement va agir suivant les principes du marché et les pratiques commerciales internationalement établies", a affirmé le cheikh Ahmed bin Saeed al Maktoum, président de la commission budgétaire de Dubaï. "Dubaï est et continuera à être un centre financier mondial solide et actif. Notre avenir est devant nous", a-t-il souligné. Dubaï a également annoncé une nouvelle loi sur les faillites qui pourrait être utilisée dans le cas où Dubai World et ses créanciers échouent à trouver un accord sur le restant de la dette du conglomérat.

Selon une source gouvernementale, le processus de restructuration envisagée pour la dette de Dubai World comprend des ventes d'actifs, qui seraient toutefois limitées à ses filiales Nakheel et Limitless, et ne concerneraient donc pas Istithmar World et DP World. "Dubaï va vendre des actifs et les marchés seront soulagés", a expliqué Saud Masud d'UBS. "Mais il reste encore 35 milliards de dollars d'obligations, de prêts et de remboursements en cours sur les deux prochaines années (...). La grande question est comment ils vont faire pour les prochaines étapes ?"

La source gouvernementale a indiqué que les autres sociétés appartenant à la sphère publique comme la Bourse de Dubaï ou Dubaï Holding, dont respectivement 2,5 milliards de dollars et 1,9 milliard de dollars de dette arriveront à échéance en février et au premier semestre 2010, seront évaluées "au cas par cas". Et de préciser que l'accord de Dubai World n'augurait pas de transactions futures.

Anebneu
14/12/2009, 13h50
C'était chose attendue mais le montant est decevant...reste à voir comment réagiront les marchés à la prochaine demande de réechelonnement de la dette de certaines sociétés dubaîotes.

Geass
14/12/2009, 14h05
Décevant? lol la bourse de Dubai a bondi de 10% ce matin.
C'est bien suffisant pour faire face à la dette de Dubai World et restructurer les assets.
Il faut savoir que la situation de Dubai est loin d'être aussi catastrophique qu'il n'y parait. Ils ont pas mal de marge de manoeuvre devant eux, c'est la dette à court terme qui posait problème vu que les banques sont à sec.

Anebneu
14/12/2009, 14h33
Oui, malheuresement 10 Mds de dollar reste un montant décevant par rapport aux besoins en cash de dubai pour la restructuration de sa dette. Le moratoire demandé par Dubai World concernait des échéances s'élevant à 19 milliards de dollar...Le compte n'y est pas et ce n'est pas vous qui allez me dire le contraire. En outre, d'autres demande se réechelonnementy se profilent à l'horizon et je crains que l'Emirat pétrolier mettre la main encore une fois pour venir au secours de sa petite fille.
Je vous dis pas l'impact qu'aurait un second moratoire facilement évitable.

Revenons maintenant à la réaction de la bourse de Dubai qui peut être analysée sous deux angles:
- Dans une vision courtermiste et opportuniste, certains investisseurs sont tentés par des statégies de stock picking où ils achètent des actions au rabais (une baisse de 15 % en moyenne depuis l'annonce de DW) pour les revendre avant le prochain choc non loin.
- L'effet psychologique d'une telle aide, au delà du montant dont l'importance est discutable, rassure le marché sur le soutien que pourraient avoir les sociétés dubaïotes en cas de besoin. Abu Dhabi, l'a fait une première fois, pourquoi pas une seconde fois!!!

Geass
14/12/2009, 15h05
Reste qu'un réechellonement de la dette est désormais envisageable vu que la plus grande partie de la dette est maintenant couverte, et que la dette de 4.5m de dollars du groupe Al nakheel est couverte par l'état.
Dubai à des bases solides avec son port, son aeroport et sa position stratégique. Pas la peine de l'enterrer.

zek
14/12/2009, 15h56
« Dubai World dispose d’actifs et de revenus pour faire face à ses dettes, a dit Abdulrahman Al Saleh, directeur général du ministère des Finances de Dubaï, à la chaîne de TV Al Arabiya. En l’état actuel des choses, la plupart des créditeurs de Dubai World sont encore engagés pour le long terme.

Il est prématuré de parler d’injections d’argent dans Nakheel, notamment étant donné que Dubai Financial Support Fund a donné 9 milliards de dirhams (2,45 milliards de dollars) à Nakheel pour faire face à ses obligations. En mai, le directeur exécutif de Nakheel a dit qu’il avait reçu des fonds de DFSF.

Six mois sont insuffisants pour restructurer un conglomérat comme Dubai World. Six mois seront insuffisants pour une pleine restructuration. Cette période de six mois se concentrerait sur les créditeurs, les sous-traitants, etc. »

Le gouvernement de Dubaï soutient le groupe « en tant que propriétaire ». Le gouvernement donnera son appui en tant que propriétaire. Nous souhaitons souligner la distinction entre donner sa caution et son appui. La société a reçu un fort appui du gouvernement depuis ses débuts. »

Il n’a pas exclu d’utiliser la banque terrestre de Nakheel, promoteur du groupe, à condition que la loi locale le permette, mais a dit que le problème ne pourrait être résolu que par le dialogue.

Al Saleh a rassuré les investisseurs sur le fait que le gouvernement pourrait puiser dans les marchés de capitaux à l’avenir. « Nous pensons que les médias ont exagéré la situation... Dubaï peut faire face à sa dette souveraine, » a-t-il dit quand on lui a demandé si le marché des capitaux accepterait les demandes d’emprunts de Dubaï.
En ce qui concerne les prêteurs auprès de Dubai World, un groupe d’entre eux représente les banques des E.A.U. et de Grande-Bretagne qui sont en passe de parvenir à une solution satisfaisante protégeant les intérêts des deux parties, selon des sources bancaires. Les discussions entre les deux parties ont été décrites comme une étape de plus vers une solution finale sur le rééchelonnement des dettes de Dubai World, ont dit les banquiers britanniques à Al Bayan.

Plusieurs banques et succursales locales des quatre banques britanniques ont créé un comité pour traiter les dettes de Dubai World. Il comprend des représentants d’Abu Dhabi Commercial Bank, Emirates NBD, Standard Chartered, HSBC, Lloyds Bank et Royal Bank of Scotland.

Plusieurs solutions intermédiaires ont également été abordées. Le problème principal était les échéances de règlement des dettes de ce mois-ci, ont-ils dit.

Emirates Business 24|

Adama
14/12/2009, 15h56
Abou Dhabi à la recousse de Dubaï

LE MONDE 14.12.09 15h03 Mis à jour le 14.12.09 15h03


L'émirat de Dubaï est-il sauvé de la faillite ? Lundi 14 décembre, alors qu'arrivait à maturité un emprunt obligataire de 4,1 milliards de dollars (2,8 milliards d'euros), l'émirat D'Abou Dhabi, son riche voisin a annoncé qu'il renflouerait de 10 milliards de dollars Dubai World, le conglomérat public en difficultés.

"Le gouvernement d'Abou Dhabi a accepté de fournir 10 milliards de dollars au Fonds de soutien financier de Dubaï, une somme qui sera utilisée pour remplir une série d'obligations de Dubai World", ont indiqué, lundi, les autorités de Dubaï.

Des négociations devraient aussi être engagées prochainement avec les entrepreneurs affectés afin de gérer au mieux la restructuration de près de la moitié de la dette de l'émirat, de 59 milliards de dollars.

Cette annonce s'est traduite par une remontée spectaculaire des places financières émiraties. Lundi, la Bourse de Dubaï prenait plus de 10 %, dans la matinée tandis que le marché d'Abou Dhabi grimpait de 7,46 %. En Europe, la Bourse de Paris, a ouvert en hausse de 0,90 % et celle de Londres de 1,26 %. Les investisseurs saisis de panique fin novembre, ont ainsi témoigné de leur profond soulagement. Les autorités dubaïotes avaient réclamé, le 25 novembre, un moratoire d'au moins six mois sur la dette de Dubai World, faisant redouter une mise en faillite de l'Etat.

Comment en est-on arrivé là ? Contrairement à Abou Dhabi, Dubaï ne bénéficie pas ou très peu de manne pétrolière et a, depuis quelques années, focalisé son développement sur tourisme via la création de projets immobiliers parfois délirants (station de ski en plein désert, îles artificielles en forme de palmiers...). Or, certains de ces projets, entamés avant la crise, ont pâti de la chute des prix et de l'assèchement des crédits. Certains ont dû être stoppés d'autres n'ont plus trouvé preneurs.

"Pas de chèque en blanc"

Aujourd'hui l'aide d'Abou D'Abi est salvatrice pour l'Emirat, mais aussi pour la finance islamique. La possible mise en défaut de ses "sukuks", des obligations islamiques aurait jeté le discrédit sur ce placement jugé peu risqué. Elle aurait aussi mis en doute la fiabilité des investissements dans toute la zone des émirats. Pour Dubaï ce renflouement massif ne sera toutefois pas sans conséquences. "L'on va vers une reprise en main de Dubaï par Abou Dabi", estime Fadi Halout, président de la National Bank of Abou Dhabi à Paris.

Abou Dhabi qui préside la Fédération de l'Etat des Emirats arabes unis, a toujours manifesté sa solidarité à l'encontre de son voisin, mais "a plusieurs fois répété que cette aide serait fournie avec discernement. Il n'est pas question de signer un chèque en blanc", poursuit M. Halout. A l'avenir, Abou DhAbi, pourra donc tenter de canaliser le développement de Dubaï pour éviter les excès. Quitte à brider son expansion immobilière.

Mais Dubaï a d'autres ressources. L'Etat bénéficie notamment d'un précieux accès à la mer. Et son port est aujourd'hui au quatrième rang mondial pour le transport de containers.
Claire Gatinois

Article paru dans l'édition du 15.12.09
« Seulement 10 Milliards de dollars ». Même 100 milliards de dollars seraient une simple broutille pour Abou Dhabi. Mais s’est une excellente nouvelle attendue par tous les investisseurs du Golfe. Car elle va leurs mettre du plomb dans la tête. Les occidentaux ont faits exactement les mêmes erreurs et ils le paient très largement bien plus chère en factures de billions de dollars. La finance oui, l’économie oui, le business oui, mais pas n’importe comment.


"Pas de chèque en blanc"
Aujourd'hui l'aide d'Abou D'Abi est salvatrice pour l'Emirat, mais aussi pour la finance islamique. La possible mise en défaut de ses "sukuks", des obligations islamiques aurait jeté le discrédit sur ce placement jugé peu risqué. Elle aurait aussi mis en doute la fiabilité des investissements dans toute la zone des émirats. Pour Dubaï ce renflouement massif ne sera toutefois pas sans conséquences. "L'on va vers une reprise en main de Dubaï par Abou Dabi", estime Fadi Halout, président de la National Bank of Abou Dhabi à Paris.

Abou Dhabi qui préside la Fédération de l'Etat des Emirats arabes unis, a toujours manifesté sa solidarité à l'encontre de son voisin, mais "a plusieurs fois répété que cette aide serait fournie avec discernement. Il n'est pas question de signer un chèque en blanc", poursuit M. Halout. A l'avenir, Abou DhAbi, pourra donc tenter de canaliser le développement de Dubaï pour éviter les excès. Quitte à brider son expansion immobilière.

Mais Dubaï a d'autres ressources. L'Etat bénéficie notamment d'un précieux accès à la mer. Et son port est aujourd'hui au quatrième rang mondial pour le transport de containers.

Anebneu
14/12/2009, 19h18
Gaess,

Votre réponse me laisse perplexe au point où je me demande encore si vous avez compris quelque chose aux difficultés de DW!!!!

Personne n'a voulu enterrer Dubaï et les entreprises Dubaïotes quoique certaines paieront les frais d'un tel modèle de croissance.

La question est de savoir quels seronts les actifs à sacrifier!!!!

Geass
14/12/2009, 23h33
Regarde les postes plus haut. Ca ne dit rien d'autre que ce que je dis.
Et oui des actifs seront sacrifiés, mais même avec ça, ce n'est pas une catastrophe. C'est plutot une bénédiction car là ils pourront retourner vers un modèle lucide.

nacer-eddine06
14/12/2009, 23h40
et qu est ce que un modele "lucide"

Alryib3
14/12/2009, 23h54
Un modele controlle par Abu Dhabi. :lol:

Adama
15/12/2009, 00h32
Non! Non! Un modèle bel et bien comme celui là...

http://www.algerie-dz.com/forums/economie/148322-l-usine-d-aeronautique-des-emirats-operationnel.html


Celui-ci…

http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=149680


Où encore cela…

http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=145391&highlight=Masdar+City+ville+Futur+Abou+Dhabi


Où bien encore ceci-ci…

http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=140260&highlight=Qatar


Ainsi…

http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=129615&highlight=Qatar


Pour finir comme cela…

http://www.algerie-dz.com/forums/showthread.php?t=147931



Pourquoi, cela vous surprend ? Vous ne devriez pas.

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